Forum Ambre

Meilleurs vœux / Best wishes 2012

A forum for those who appreciate and recognize the uniqueness and strange
perfection of the fossilization of heterogeneous amber and resins copal.

If you need picture amber. Free Appraisal Amber Services
Available and Great Presentation Design Fossils!



Forum Ambre par Eric G.


L'ambre la résine de Jurassic Park



Ici, plus qu'ailleurs, sur ce forum, vous trouverez des réponses
à vos questions relatives aux résines fossiles et subfossiles...




C'est une demande de plusieurs scolaires, voici ci dessous, enfin les posters de Jurassic Park !!!
Voici le temps où toute l'histoire commence avec l'examen d'un ambre
insectifère qui a piégé un moustique piqueur de dinosaures...

Ambre la résine de Jurassic Park. Télécharger les posters.

POSTER1 POSTER2 POSTER3 POSTER4 POSTER5 POSTER6 POSTER7




L'histoire de Jurassic Park est-elle possible ?

Oui, voici la première trace connue et publiée (2002) de sang fossile
piégé dans l'ambre. Le sang fossile est celui d'un vertébré. Le sang,
parfaitement visible dans la matrice de résine, s'écoule des
chairs sanguinolentes d'une queue de lézard.
Cette découverte (2002) est exceptionnelle...

La première trace de vrai sang fossile d'un vertébré dans l'ambre   

Lizard Blood In Amber Brings Jurassic Park Closer.
A lizard trapped in amber for several million years has been found by Eric Geirnaert (Naturalist and author specialized in the photography of rare inclusions); for the first time, traces of true blood (true red blood and not the lymph of the insects or another arthropods) have been found in an amber fossil !



FORUM de sciences

L'ambre la résine de Jurassic Park




Voici notre "Symposium" pour comprendre et pour
étudier les inclusions passionnantes de l'ambre...




Passez le curseur de la souris sur l'image pour ouvrir la Boîte de pandore...




FORUM de sciences

      Nos tentatives de réponses sur ce forum de vulgarisation ne sauraient constituer des dogmes ou des articles de haute vérité. En simple qualité d'amateur, nous nous proposons seulement de formuler des réactions et des réponses pour donner, nous l'espèrons, une matière utile pour animer les voies de nouvelles découvertes. Entrouvrir le débat permet souvent de faire le premier pas vers la vérité... Ce forum de sciences consacré à l'ambre est associé au MAGazine AMP du site Internent Ambre.Jaune.free.fr

 



Publication, Ouvrage, Magazine et Forum, si vous avez
une question, contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Evaluation de pièces sur un site de vente...

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Sur le site consacré à l'ambre xxx, je suis prête à acheter soit la référence x, y ou z. Que pensez vous de ce site ? Est-il sérieux ? Leurs produits sont-ils "honnêtes" et de bonne facture ? Monsieur, je comprends bien sûr que vous pouvez ne pas vouloir vous engager dans une réponse. Mais je suivrai vos indications. Pourriez-vous, le cas échéant, m'indiquer un site sérieux ? Oui, vers quel site puis je me diriger pour acheter un pendentif ou un morceau d'ambre pouvant être monté en pendentif avec inclusion d'insecte, sachant que ce n'est qu'un achat coup de coeur et non pour commencer ou compléter une collection. Je ne veux pas mettre une somme "folle" dans cet achat. Après une rapide visite sur votre site, ... je comprends mieux. Du coup, le collier acheté dernièrement avec certificat "ambre de la Baltique" dans un magasin "bio"est t-il vraiment de l'ambre? A qui se fier pour se procurer de l'ambre non trafiqué ? Je comprends que j'ai intérêt à demander à un spécialiste si je ne veux pas me retrouver avec un morceau de plastique ou autre artefact autour du cou.

       Cordialement,

      Nadine HUMBERT PICARD.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      Je vois que mes travaux développent l'esprit critique. C'est bien. Mais, d'ailleurs, justement, puisque l'on en parle, avez vous lu cette page ?
J'ai placé des images qui correspondent assez aux objets présentés sur le site que vous m'indiquez. Lisez attentivement cette page. Peut-être Madame, pourriez-vous écrire au responsable du site et lui demander son avis sur la page d'explication des faux que je vous indique. Et, pensez-vous (à l'occasion) qu'il pourrait faire un lien vers cette présentation ? Qu'en pensez vous ? Note : les prix affichés sont 10 à 20 fois supérieurs (en moyenne) au coût d'achat des pièces obtenues chez le grossiste. Je pense qu'il est important de préciser cette notion pour vous rendre compte des choses ! On fait beaucoup d'argent avec l'ambre !

      Bien à vous.

      Eric G.

Correspondant sans nom pour garder l'anonymat voici la réponse des auteurs du site : Hello, we agree to exchange links with : http://ambre.jaune.free.fr/ when you insert, send me link. Then we insert. Thank you.
Bien évidemment la page indiquée en échange de lien est (était) celles des faux qu'ils ne veulent pas prendre en compte...



 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Expertise d'un site web...

      Bonsoir ERIC,

      Sans vouloir abuser de votre gentillesse, pouvez-vous me dire si ce site contient des éléments falsifiés, dénaturés ?... http://xxx. Les échantillons proposés à la vente semblent beaux. Je trouve certains objets intéressants, bien faits, avec des photos superbes.

      Cordialement.

      Alain Fontana.






      - E.G. -

      Bonjour.

      Oui, je vois... Et, pour information ce sont les allemands qui ont inventé la désignation commerciale d'ambre véritable. Ce qui suggère que les procédés d'améliorations des qualités sont appliqués sur des résines fossiles. Mais ce qui veut dire aussi et surtout que les gemmes ne sont déjà plus tout à fait celles qui existent dans les sédiments d'un gîte fossile. Des procédés (gardés secrets, jamais commentés) existent pour améliorer les ambres limpides et les ambres à inclusions. Ne soyez pas naïfs, inexpérimentés à ce point. Pour des matières qui peuvent atteindre 500$ le gramme (ce qui est prohibitif) les commerçants savent être inventifs, créatifs, ingénieux... Sur le site que vous indiquez, une pièce de 2,8 g. d'ambre est proposée à 1.300 $... A ce prix, je vais facturer mes reponses...

      Attention, quelques images macro très rapprochées d'une inclusion peuvent faire illusion. Que vaut l'échantillon fossile ? Le zoom (x20, x40) sur le détail d'une inclusion ne donne pas forcément une bonne idée de la pierre dans son ensemble. L'échantillon est-il brut, taillé, juste poli à la fenêtre d'observation ou monté en lame mince ? Et, pour répondre à votre inquiétude : oui, pour rendre les images esthétiques, les ambres à inclusion (proposés à la vente) sont parfois chauffés, pressés avec des adjuvants (des huiles entre autres) qui intègrent les matrices et clarifient les gemmes. Les ambres destinés aux bijoux sont également améliorés, rendus plus solides avec des couleurs améliorées.
Ce que les gemmologues font pour les pierres fines est également pratiqué pour l'ambre. Tous les procédés pour augmenter la valeur marchande des ambres à inclusions sont de plus en plus appliqués aux matières surtout destinées à la vente. Méfiance, méfiance... Ce qui m'inquiète aussi dans les lots insectifères, c'est le travail de présentation des inclusions. Les pierres sont toutes réduites à l'extrême pour révéler les inclusions. Mais les matières ainsi fragilisées pour une grande part risquent fort de ne pas résister au temps. N'oubliez pas que l'ambre de consume naturellement à l'air. Donc, restez surtout critique...

      Cordialement,

      Eric G.

 
Attention, il est assez inquiétant que voir que des inclusions rares, vendues plus de 500 $ le gramme, soient si malmenées... Soyez, vigilants, attentifs, et d'ailleurs, vous ne voyez rien d'étrange ?
 




      reBonjour ERIC,

      Désolé ERIC, mais je n'ai pas le sens d'observation aussi développé que le votre. Et malheureusement je ne vois rien d'étrange. Amicalement,

      Cordialement.

      Alain Fontana.




      - E.G. -

      Bonjour.

      Dans certaines pièces insectifères du site de vente en ligne, des bulles qui normalement doivent être originellement rondes autour de l'inclusion trouvent des formes légèrement ovoïdes (dans un nouvel axe) après que les ambres aient été chauffés - compactés. Les traitements infimes, légers,… ont pour objet de solidifier les gemmes. On presse pour solidifier les échantillons tandis que des matières ajoutées (adjuvants) imprègnent les matrices pour faire disparaître les lignes de fracture internes. Oui, oui,… ces pratiques existent avec les ambres insectifères.
Pour vendre des inclusions à ces prix si élevés (des sommes qui dépassent 1.000€) il serait intéressant d'avoir des images des inclusions en lumière noire, qui justement montrent les imprégnations internes des corps gras. Lisez attentivement ce document.

      Des revendeurs lisants mes observations de façon TRES critique (et cherchant la surtout la faille) m'ONT assuré que LEURS échantillons achetés et vendus sur la toile n'étaient pas améliorés, modifiés. Les échantillons envoyés chez moi (pour me tester peut-être ?) se sont révélé être imprégnés d'huile ! Oui, développez votre esprit critique, les indices qui pourraient apparaître sur des images sont ténus, très fins. Ouvrez les yeux, des indices sont là devant vous!

      Une remarque : si vous alliez visiter une exposition consacrée à l'Égypte ancienne, ne trouveriez vous pas étrange (même très bizarre) que le masque funéraire de Toutankhamon (normalement en or miroitant) soit encore recouvert de la patte de polissage grasse (blanche) que le conservateur aurait laissé sur l'objet précieux? Ne seriez vous pas surpris de voir plein de patte abrasive sur le masque funéraire? Non, rien ne vous surprend? L'inclusion végétale présentée ici en image est un petit exemple parmi d'autre pour montrer un détail important. L'inclusion operculée, encore imprégnée de patte abrasive blanche, risque fort de se briser. Comptant un bénéfice de 1.300 $ le propriétaire vendeur pourrait être tenté de consolider l'échantillon (maltraité par le polissage surtout inapproprié) en appliquant un petit dispositif inventif. La moindre image affichée dans une exposition, au musée ou sur un site de vente en ligne peut révéler des détails sur les pratiques de préparation.

      Oui, lorsque vous écrivez "Désolé ERIC, mais je n'ai pas le sens d'observation aussi développé que le votre. Et malheureusement je ne vois rien d'étrange."
C'est moi qui suis désolé, SURTOUT pour vous!

      Ne cherchez pas l'étrange, mais plutôt le suspect. A l'observation d'une bulle atmosphérique attachée à l'aile d'un beau papillon, le conservateur d'un célèbre musée français -qui souhaitait investir ses subventions dans une belle inclusion d'ambre proposée aux enchères sur le prestigieux site de Christie's- m'a demandé une expertise. Aucune commission d'expert n'existe pour examiner les inclusions de l'ambre et interroger les processus des préparations (réfections) comme cela existe pour les tableaux ou les autres pierres précieuses. En remarquant que le vendeur refusait le test en lumière noire, que penser ? Les faux ne sont pas chez nous, mais nous refusons les expertises ? Pour mon ouvrage sur l'ambre, j'ai acheté devant témoin des échantillons avec certificat d'authenticité pour ensuite publier les indices tenus (conservé dans la gemme) que le vendeur m'assurait être des effets originels normaux. Oui, les ambres améliorés existent -mais pas chez moi-. C'est toujours la même chose, c'est toujours la même réponse...

      Bon, revenons au site. Si tous les ambres sont natifs, originels, sans artifice, très bien. Je propose mes services gratuits pour authentifier les matières proposées à la vente -sans rien percevoir-. Je propose mes observations au vendeur pour rassurer ses clients. Qu'en pensez vous ? Ce principe serait intéressant et instructif pour tout le monde. J'ai proposé ce service gratuit à plusieurs enseignes dont celle qui a "pigeon sur rue" (=humour) à Paris en ajoutant que je pouvais animer un forum autour des ventes en améliorant aussi (évidemment gratuitement) les présentations images. Mais, bizarrement ces aides gracieuses sont toujours refusées ? Pourquoi donc les vendeurs refusent les expertises gratuites d'échantillons.

      Au final, posez donc vos questions aux services de la répression des fraudes sur quelques matières proposées à la vente sur Internet. L'ambre par exemple ? Vous verrez, les personnes vous renvoient vers les auteurs qui examinent, observent, et présentent leurs expériences plus qu'ils ne vendent.
Observer et mille fois plus instructif que posséder ! La grande majorité des sujets commentés à mon forum de l'ambre concerne les faux, les inventions... On se demande bien pourquoi.

      Bien à vous.

      Eric.


 

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : dans une cave voûtée datant de la révolution française...

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Tout d'abord merci pour cette foule de renseignements, sur votre site ambre.jaune et vos diverses interventions sur d'autres espaces du web.
Voilà, je pense avoir découvert de l'ambre dans une cave voûtée datée de 1789. En nettoyant le sol mêlée à de la terre noire humide parmi des boules de charbon ou lignite j'ai repéré une chose que je croyait être une vulgaire pierre (mais très légère pour une taille équivalente à celle d'un crâne). Je l'ai cognée contre le mur, les éclats jaune - ambre à la lumière de ma lampe m'ont laissée béate de surprise (et bientôt d'admiration). L'objet a une forte odeur de résine, inflammable, l'objet est friable… Il n'y a aucune inclusion visible à l'oeil ni même au microscope...
Dois je faire pratiquer une analyse par un labo pour certifier l'objet ? Quelle est "actuellement" sa valeur ? Je vous joins deux photographies.

      Monsieur Geirnaert, Merci d'avance.

      A très bientôt.

      Claudette garondo.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      Non, au risque de stopper votre enthousiasme, votre découverte est une résine contemporaine. Cette résine associée à des dépôts -éventuels de bois, charbon-, a peut-être été utilisée associée au feu pour l'éclairage (c'est possible mais peu probable compte tenu des qualités claires) et éventuellement pour des encens.

      Entreposées avec du bois dans une cave, les résines peuvent se conserver longtemps mais deviennent finalement friables et fragiles, ce qui n'est pas le cas de l'ambre fossile qui, lui, fonce à l'oxygène en se recouvrant d'une croûte d'altération de plus en plus épaisse qui n'existe pas sur vos échantillons.

      Madame, votre découverte est onc un dépôt de résine contemporaine.

      Pour exhaler une odeur de pin, l'ambre jaune fossile doit être brûlé. En l'état, tenu en main, il n'est pas odorant.

      Pour réaliser une expertise simple, prenez un éclat et approchez le d'une petite flamme. Si l'échantillon crépite et claque à la combustion c'est une résine contemporaine. L'ambre se consume à l'inverse surtout lentement comme le fait une bougie et cette propriété tient à la stabilité du polymère fossile.

      Au cours de l'histoire, les résines pour l'éclairage des particuliers en ville (à Paris) existaient à la révolution française, mais, elles étaient noires et gluante (poix). Cependant la résine dure (oléorésine encens) a également été utilisée pour de nombreuses propriétés notamment celle de produire des odeurs agréables. On peut aussi imaginer le dépôt de matières pour rénover le bois ou pour préparer des produits pour les tableaux (colle de pâte - cire-résine).

      En l'état, madame, je ne peux absolument pas estimer la valeur de votre résine...

      Bien à vous.

      Eric G.


- - - Réceptions e-mail de nouveaux documents.

      Oui, RE-bonjour. Merci Madame pour les nouveaux documents. Toutes les pièces que vous m'avez envoyé confirme TOTALEMENT que votre matière est une oléorésine végétale contemporaine et non un ambre fossile. La vidéo est très explicite car, (et le détail apparaît vers la fin de la vidéo) la combustion est progressive - graduelle - accentuées jusqu'au moment où la matière coule ! La résine en fusion liquide coule et goutte ! En aucun cas un ambre fossile soumis à une flamme "goutte" et c'est d'ailleurs pour évoquer ce point que j'ai justement réalisé cette image sur mon site Ambre.Jaune pour montrer la combustion anormale d'un faux ambre. Un dégoulinement qui apparaît lors d'une combustion est le signe avéré que la matière n'est pas fossile ! Vos échantillons sont assurément des agglomérats de résine. On peut épiloguer sur les croûtes d'altérations, (couvertes de salpêtre sale?), on peut détailler les zones plus ou moins corrodées des surfaces, mais ce n'est là pas très important. Toutes les matières fragiles abandonnées (longtemps) peuvent avoir des indices fins en surface. Mais, je le répète vos échantillons ne sont que des oléorésines récentes. Lisez cette page qui vous donne des explications.

      Le point très intéressant serait de mener l'enquête pour savoir quelle aura été l'utilisation de ces matières, et, pourquoi ont-elles été déposées dans votre cave.
Votre sujet m'a passionné! Réellement !
Selon moi, je connais des personnes âgées qui font celà dans le Morvan, la résine pourrait être un complément pour redémarrer le feu... A défaut de résine, ces personnes utilisent des pommes de pins. Je suis cependant étonné pas la taille importante des agglomérats qui, chez vous, sont sûrement le résultat d'un gemmage (production et commercialisation de résine).

      Bien à vous.

      Eric G.



      Cher M. GEIRNAERT. reBonjour !

      Hier soir j'ai bien pris connaissance de votre réponse rapide, "désillusionnante" au possible... Oui, c'est clair, les faits sont là imparables (rires). Je réponds donc aujourd'hui, calmée, moins enjouée après avoir boudée dans mon coin avec mon bonnet d'ânesse toute la nuit (humour). Bon, c'était trop beau pour être vrai! Un trésor dans ma cave !!!! Je ne connaissais pas ce mode d'allumage (redémarrage) d'un feu à la résine. Cela est effectivement curieux, intéressant, pratique, et, odorant. Je vais de ce pas interroger les personnes âgées du coin et rechercher une bibliographie et quelques témoignages sur le sujet. Peut-être vais-je utiliser la résine dans quelques années -devenue vieille- dans un foyer ouvert ? Sincèrement, Monsieur, je vous remercie de vous être penché sur mon sujet. C'est une chance pour les internautes de bénéficier de vos lumières diligentes, bénévoles et sympathiques.
Cordialement, Claudette G.



      - E.G. -

      Merci beaucoup Madame pour votre message !
Je suis toujours étonné d'être le seul à donner des expertises gratuites concernant les gemmes d'ambre lorsque les laboratoires jouent la carte de l'autorité méprisante et de la désinvolture. Les deux meilleures réponses de spécialistes mondiaux de l'ambre que j'interrogeais pour des expertises sérieuses sont éloquentes:
- Monsieur, les faux de l'ambre (au moins me concernant) n'existent pas après mes expertises.
- Monsieur, je peux écrire avec le français mais seulement pour demander votre vin, acheter des formages ou contacter des filles.
Lorsque le premier refuse de partager ses connaissances, le second, dans un humour bien anglais, m'explique qu'il ne porte un intérêt aux français que pour des sujets jugés importants. Les grandes institutions (les réponses sont celles des directeurs des collections nationales des musées nationaux) n'aiment pas que l'on partage les connaissances en révélant les rouages de certaines pratiques surtout pour des sujets sensibles. La science vit aussi avec ses manipulations... Le domaine caché de l'ambre est aussi intéressant (riche) que le seul côté présenté au public...

      Cordialement.

      Eric G.





 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : me guider sur un site.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      J'ai acheté auprès de xxx, votre ouvrage l'Ambre miel de fortune et mémoire de vie. Je viens de lire votre article. Dans celui-ci, vous faites allusion aux Ardennes sans citer de lieu où l'ambre serait présente.

      Je prospecte depuis plusieurs années. Jamais je n'ai eu le plaisir de faire une découverte d'ambre. Pouvez-vous me guider sur un site.

      Vous remerciant sincèrement.

      C. DRAPIER.






      - E.G. -

      Monsieur.

      D'abord, oui, mais peut-être suis-je dans l'erreur: "Ambre", le mot AMBRE ne serait-il pas masculin ? Bon, ce n'est là qu'un détail. Ce n'est pas le propos.
Et, que me donnez vous en échange des précieux renseignements ?...

      Monsieur, j'essaie de privilégier les réponses aux questions éducatives ouvertes plutôt qu'aux intérêts très personnels. Je ne veux absolument pas porter une quelconque responsabilité par apport à des fouilles sur le terrain ! Je ne souhaite pas que mon travail devienne le GPS du prospecteur, l'argus du collectionneur vendeur d'inclusions ou le grimoire d'alchimie du joaillier fraudeur. Vous êtes des dizaines à ne voir que vos intérêts. Je vous propose à tous de fonctionner autrement, je vous propose de comprendre l'ambre. De l'intérieur en examinant la gemme... Si vous souhaitez posséder l'ambre, en acheter pour faire du commerce ou jouer au chimiste pour l'améliorer, allez sur le site xxx.

      Mes implications se limitent à présenter l'ambre et non pas les ficelles pour s'enrichir avec l'ambre.

      Je suis surpris qu'un prospecteur, sur plusieurs années, ne trouve pas d'ambre. Monsieur, cherchez mieux, vous verrez, les sites existent...

      Bien à vous.

      Eric G.



 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : general information about fossil amber.

      Dear Eric, After searching for general information about fossil amber (I found your e-mail on this web site: http://xxx), I turn to you with the hope you could help me on a topic that I don't know so much. I am in possession of three big fossil amber necklaces, which a collector gave to me, as a gift, few years ago. I do not have certificates of guarantee, this person is little bit old and any garanties have been lost; the only thing I know, is that they are three different types of fossil amber.
- The first one, in my opinion the best for the transparency and purity of the stones and the light yellow color, if I remember correctly, it is commonly called "peach blossom" (literal translation by Italian "Fior di pesco"). The 57 grains are irregular and gradually increasing from 5.5 cm in circumference, to 11.5 cm (cnf.). Length: 35cm. There are some vegetables/organic traces, even if not many, but I could see only a small insect, like a tiny wasp. Small bubbles, probably air.
- The second one, if I remember correctly, it should be Baltic amber.The 63 grains are processed with facets like "brilliant" and are quite regular in shape. The sizes range from 4 to 9 cm in circumference. Length: 39 cm. Even in this, apart various tracks of different types of vegetables,I can also identify a small insect like a cricket, a part (not a whole body) of what may seem like a small worm, a species of fly and possibly other small insects, but I can not see them well. Also in this one I'm able to appreciate small bubbles of air and perhaps water.
- The third one, should be a rare type of amber (that's what the collector said to me). It's a green amber. The color is very dark and only in a few grains are little bit brown/red/yellow, but the overall appearance is a very deep green. The 42 grains are square and measures are gradually from 1 x 1 cm (the smallest grain) to approximately 13.5 x 12 (largest). Length 40 cm.

      Since my intention to sell them, I completely ignoring their value, that's why I turned to you with the hope that, gently, you could give me some more accurate information for your vast knowledge on the subject. I did a lot of photos in "super macro" and I have published in these links, I would be very grateful if you could take a look: https://xxx, https://xxx, https://xxx,.

      Thanking you for the attention and waiting for an answer, I take this opportunity to send best regards.

      Susanna Belfiore.






      - E.G. -

      Dear Susanna,

      Hi, You have a VERY NICE AMBER necklaces!!! But sorry. Not. In reality, there exists a multitude of natural processes to modify the colors and the texture of ambers. Five initials natural parameters on the producing tree intervene to change the original color. Quantity of water coming with the sap mixed with the resin, the nature and the quality of vegetable inclusions, the exposure time of the resin to the sun which obscures the resins, the temperature and the bacteria which can develop chemical reactions which will opacify amber by creating gas bubbles. Then, when the resin falls on the ground several other parameters change the color of the samples which fossilize. Green amber for example is caused by the contact of clays during the process of fossilization. In nature it is about ten processes (processes external and processes in the ground) which modifies the color of the resin and after amber samples.

      Your necklaces is especially VERY interesting because the many amber pearls show a large range of beautiful natural qualities which one can have. The pearls are originating several different heights on the tree amber. Many pearls come the top of the tree level of the branches, and, others come from the trunk. We can also read freely the ancient climate (heat, rain) in some pearls!!!. Several pearls amber give invaluable information on the ancient biotope.

      I will carry out a nice poster collage picture with your amber photos to comment inclusions as soon as possible.

      All best.

      Eric G.




      Hi Eric, Thank you very much to answer me so quickly, it's very kind from you. I'm very happy to read your words, it will helps me to understartand their value, and of course, it will be very nice if you use my pictures to comment them. (You can take a look to others if you want but about the green one, pictures are not so nice because the coulor is too dark and the light reflacts too much on the square and flat surface.
About the provenience of the one you saw, another expert said me it's not Baltic amber but probably Mexican or Dominican. If I can do something for you, please no dubt to contact me.

      Thank you again. Best regards,

      Susanna Belfiore.



      Hi Susanna, If you want to know if your amber is come from baltic amber you have to look after stellate hairs in amber. In baltic amber you have much of stellate hairs and in dominicain amber you have only very very little of stellate hairs.

      All best.

      Eric G.



Un collier, surtout s'il est constitué de perles prises au hasard dans un même lot de brut constitue un référentiel tout a fait exploitable pour retracer le biotope antique de l'arbre producteur d'ambre. Ce collier par exemple constitué de perles gemmes originaires de République dominicaines s'avère contenir de nombreuse petites inclusions qui remises dans l'ordre autour de l'arbre donnent un visage probant au différents étages où coulent les oléorésines.
Inventaire des inclusions du collier :
1 Structure plane formée de fibre (liber) situées sous le liège de l'écorce.
2 Bulle atmosphérique apparues lors piégeage.
3 Bulles de fermentation attachées à des portions de bois (débris).
4 Eau piégée simultanément avec des débris végétaux mousses.
5 Etamine de fleur.
6 Portion de soie.
7 Mouvement d'onde dans la gemme marqué par des mousses aquatiques.
8 Pupes de termites et débris de bois.
9 Punaise Hémiptère.



 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Les secrets de l'ambre fondu pour mes bijoux.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je désire créer des bijoux faits de différents matériaux comprenant de l'ambre. Pour pouvoir donner une forme particulière à l'ambre, le mieux serait de le fondre pour l'inclure dans un moule qui me donnerait la forme souhaitée. Pour cela, j'aurais aimé vous poser plusieurs questions auxquelles j'espère vous pourrez m'apporter des réponses: Est-ce qu'il est possible de fondre l'ambre sans l'abîmer; si oui, quel est la température à laquelle il devient assez "liquide" pour être moulé ? Doit-il être fondu sous vide ou sous-pression ? Quelle est selon vous l'épaisseur minimale d'une pièce d'ambre afin qu'elle soit suffisamment résistante pour ne pas casser (1mm, 2 mm, 3mm) ou plus ? Connaissez-vous des grossistes fiables qui pourraient me fournir de l'ambre véritable ? Je n'ai trouvé qu'un seul grossiste sur la région parisienne et il m'a proposé de l'ambre en tout petit morceau que j'ai acheté. Mais je voudrais être sur que c'est de l'ambre véritable; pourrais-je vous envoyer par la poste quelques petits morceaux de cet ambre et pourriez-vous voir s'il s'agit en effet d'un ambre véritable ? S'il vient de la Baltique ?

      Par avance merci.

      Cordialement, Nicolas Vieille.






      - E.G. -

      Monsieur.

      Oui, je comprends, je comprends. Vous souhaitez (vous aussi) travailler l'ambre pour le proposer à la vente... Pour une expertise, peut-être votre grossiste pourrait-il vous donner des renseignements ? Quelles réponses vous donne t-il (ou vous a t-il éventuellement donné) pour la qualité de vos matières. Outre le prestige (éventuel) de l'enseigne, quels arguments tangibles le grossiste vous a-t-il donné ? Et, pourquoi achetez vous des matières à x pour ensuite poser les questions d'expertises à y ? Y voudrait évidemment connaître x et ses réponses pour infirmer ou confirmer (et éventuellement compléter) les propos.
En l'état, j'ai peur Monsieur de vous donner une réponse qui ressemblerait à un long monologue. Sans image, sans échantillon, il est assez abstrait de vous guider.
Le travail de mise en œuvre des résines pour la fabrication de bijoux dépend évidemment de la qualité initiale des matières. On peut estimer à 70 environ le nombre de résines (plus ou moins fossiles) disponibles -sous le label ambre- et proposées à la vente. J'ai peur qu'un exposé qui détaille la méthodologie pour l'ensemble des matières dépasse le cadre d'une réponse e-mail...

      Monsieur Vieille, si vous avez achetez de l'ambre ou un plastique (ambroïde) les caractéristiques intrinsèques des matières peuvent changer du tout au tout !
Pourquoi ne demandez vous pas un expertise au grossiste ? Que dit le grossiste, mis à part évidemment QUE C'EST de l'ambre Véritable à 100% ?

      Entre nous, j'ai évidemment proposé mes services (gracieux) à ces grossistes connus pour expertiser les matières ou aider les personnes qui doivent valoriser les échantillons et les séries. Mais, étrangement, ils ont TOUS décliné mon offre. Certaines vérités ne sont pas faites pour être exposées sur la place publique... Certaines personnes vendrait-elles alors des matières trafiquées? Plus bas dans le forum, vous verrez par exemple, que certains proposent des ambres surprenants qui peuvent peser 45 Kg !!! De quoi faire un beau bijou !

      Bien à vous.

      Eric G.





      Bonsoir.

      Si je vous contacte c'est parce que, bien entendu, le grossiste n'a pas su répondre. Il ne donne pas de réponse à mes questions. Et j'ai pu voir (ou comprendre) sur Internet que vous étiez un expert sur l'ambre... C'est parce que le seul grossiste qui vend de l'ambre (sur Paris) est incapable de me répondre que je me pose la question de la fiabilité... Comment puis-je me fournir en ambre véritable ? Comment puis-je trouver quelqu'un de fiable en France ? Dois-je aller hors de nos frontières ? En Pologne par exemple avec la difficulté des langues ? Comment vais-je faire pour créer mes bijoux, mes oeuvres d'art sans avoir de réponses à mes questions ? Je n'ai trouvé personne mise à part vous pour répondre à mes questions. Croyez vous que des joailliers vont me donner leurs fournisseurs ou des adresses pour que je puisse me lancer dans la belle aventure ?

      Cordialement,

      Nicolas Vieille.




      Bonsoir.

      Qu'ils soient de France, de Pologne ou d'ailleurs, les faussaires sans même parler votre langue sauront avec le langage des mains (et surtout ce signe du pouce frotté contre l'index pour signifier l'argent) vous proposer leurs réalisations. Les gens qui me côtoient n'aiment pas que je brise les rêves (leurs rêves). Car, oui, nous avons tous rêvé à la belle pierre! Mais non, désolé, une très grande quantité de l'ambre sur le marché de la distribution tourne en circuit fermé selon des ateliers où les matières sont constamment recyclées et perdent encore d'avantage leur qualité d'ambre originel. Pour acheter un lot, éditez donc ce document et discutez avec votre grossiste. Vous verrez ce sera une discussion constructive. Surtout pour vous ! Je ne suis pas convaincu par les propos de votre grossiste (que je connais). N'ayez craintes! SURTOUT les grossistes savent parfaitement ce qu'ils font. Et évidemment ils n'apprécient pas que l'on explique au public que leurs ambres vendus avec certificat papier n'ont de naturel que le processus de transformation maison.

      Bien à vous .

      Eric G.

 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Les secrets de l'ambre.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je me permets de vous aborder virtuellement car j'ai des questions concernant la poudre d'ambre pour lesquelles le net ne me donne pas la réponse... Ayant acheté à un fournisseur russe des morceaux d'ambre, je voudrais me confectionner -à titre privé- un bracelet dans cette matière, mais, je n'ai pas les connaissances nécessaires pour passer de cette poudre à un objet fini et solide. Pourriez vous m'aider ?
J'ai réduis les petits morceaux d'ambre en une poudre fine et j'ai glané çà et là quelques pistes... Il parait par exemple que l'acétone utilisé par les lapidaires permet de dissoudre les colles Araldite utilisées pour la confection des cabochons...
Monsieur, pourriez-vous me dire comment transformer ma poudre en une matière molle, collante et finalement exploitable pour un travail de création et de mise en forme ? On parle aussi d'évaporation et de délais...
Monsieur, je suis impatient de vous lire sur les différentes méthodes me permettant de faire mes objets. D'avance merci...

      M. Bogaerts de Belgique.






      - E.G. -

      Monsieur.

      Oui, vous êtes de Charleroi - Hainaut - Belgique et vous intervenez sur plusieurs forums dont celui des lapidaires. Et, vous avez des questions concernant l'ambre. Quels sont les secrets de l'ambre ? Si, au final, je répondais à vos questions et vous expliquais les procédés techniques des transformations et les étapes des modifications successives, je contribuerais à aider les faussaires. Et, je ne souhaite surtout pas (par mes explications) secourir ou collaborer à cette belle industrie mercantile et envahissante qui fait de l'argent en dénaturant l'ambre. Mon désir est tout autre: je veux seulement présenter les potentialités formidables de l'ambre originel. L'ambre est une pierre immensément intéressante. Retrouver l'écrin jaune fossile sous forme de poudre est -pour moi- déjà un sacrilège. Monsieur, je vous laisse contacter quelques chimistes plus ou moins faussaires. Faut-il encore qu'ils veuillent vous donner leurs secrets, ce qui n'est pas certain. Mais, tenez nous au courant, évidemment...

      Bien à vous .

      Eric G.




      Monsieur, Je comprends et respecte votre idée qui dénote une authenticité et une rigueur louable... Je suis moi-même ulcéré d'être confronté aux faux, beaucoup de personnes ne s'embarrassent pas de scrupules...

      Merci. Bien a vous.

      M. Bogaerts de Belgique.

 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Utiliser vos travaux sur mon e-site.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      J'explore Internet à la recherche d'articles intéressant l'ambre. Ceci, en vue d'apporter une documentation solide et sans à priori à notre clientèle. Nous sommes une (toute) petite E-boutique et passons exclusivement par ce canal; nous vendons, mon épouse et moi-même, une série de bijoux ornés d'ambres (ainsi que d'autre matériaux) sertis UNIQUEMENT sur des supports argent 925 certifié. Nos sources d'approvisionnement sont, (…) Votre SITE Forum est ce que j'ai trouvé de plus intéressant et informatif. Puis-je me permettre de reprendre certains de vos articles ou de vos photos sur mon site (dans les limites de vos autorisations), en citant mes sources ? En retour, je vous joindrais dans ma "box" partenaires (pas très riche, pour le moment, je dois l'avouer) avec un lien.

      Je vous remercie d'ores et déjà de l'attention que vous avez pu apporter à mon message, me permets de vous faire part de mon admiration pour la qualité de votre site et espère que vous nous autoriserez à en citez quelques extraits et photos. Cordialement.

      Bernard Bultot - Webmaster.





      - E.G. -

      Monsieur.

      Bonjour, non merci. Je ne souhaite pas en échange d'un lien que mes images ou dossiers (rédactions) déjà disponibles apparaissent sur un site commercial de vente en ligne (avec publicité). Mais, si vous le souhaitez, je peux répondre par email aux questions de vos clients, en animant par exemple, dans la limite de mes disponibilités, une section questions réponses sur votre site. C'est à vous, je crois, de présenter vos bijoux par l'image et le texte en expliquant pourquoi ces objets sont intéressants.

      Mais, on peut aussi imaginer une "collaboration" en rêvant par exemple d'une présentation graphique au moins suffisemant attractive. C'est souvent la belle présentation du bijou qui déclenche le désir d'achat...

      Bien à vous .

      Eric G.

 





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Identification moustique et photographie.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je me permets de vous demander d'identifier cet insecte de l'ambre (image jointe), et, d'autre part j'aimerais également m'équiper pour la photo des inclusions fossiles, je pense m'acheter un reflex digital avec un objectif macro. Que pouvez-vous me conseiller ? (Sans me ruiner...)

      Encore félicitations pour votre site.

      Dans l'attente de votre réponse, je vous souhaite une bonne journée.

      Alain Fontana.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur Fontana.

      Votre petit insecte appartient aux familles les plus communes des ambres baltes... Il faudrait pouvoir examiner l'insecte à partit d'une meilleure image que celle que vous me proposez, qui est, je crois, une copie d'écran du web. Mais, je pense à un moustique SCIARIDAE ou MYCETOPHILIDAE.
Pour les SCIARIDAE: petite tête, arrondie, les yeux sont modérément en avant.
Pour les MYCETOPHILIDAE: les antennes, longues, graciles, insérées entre les yeux sont constituées d'articles bien distincts. Insectes très délicats, les pattes sont allongées, surtout les postérieures. Le thorax est généralement gibbeux.

      Excepté les erreurs et les imperfections, si vous souhaitez étudier ces moustiques de l'ambre, je vous renvois vers les travaux 1904 de Fernand Meunier. (Monographie des Cecidomyidae, des Sciaridae, des Mycetophilidae et des Chironomidae de l'ambre de la Baltique; Fernand Meunier - 1904). Une réédition (peu utile selon moi) du travail initial assez triste sans photo évidemment, uniquement quelques dessins au crayon de bois a été réalisée en 2010. Examiner le sujet réédité donne une preuve de l'orientation exclusivement taxonomiste des chercheurs qui ne voient et pensent qu'aux morphologies des moustiques... Le sujet parsemé d'erreurs et de manquements est un témoignage de la pensée monolithique des chercheurs qui examinent leurs inclusions fossiles de l'ambre. Cecidomyidae, Sciaridae, Mycetophilidae et autres Chironomidae, tous ces acteurs des biotopes deltaïques anciens sont des espèces sentinelles des mêmes paysages. Et, remarquant que des particularités morphologiques peuvent apparaître dans des séries, il est assez inutile d'examiner le détail (parsemé d'erreur) des structures et leurs mesures holotypiques qui d'ailleurs peuvent varier ! Un insecte (une entité vivante) a peut-être autre chose à raconter que sa seule morphologie ! A notre époque, il serait intéressant de quitter (quelque temps) la taxonomie -discutable de 1904- pour observer enfin les comportements, les positions fossiles et les notions de coalescences (syninclusions). La "mesurométrie" à outrance des morphologies et des organes a ses écueils. Faut-il rappeler l'exemple des dinosaures où des variations apparaissent avec l'âge? Pour le Polyxenus (arthropode de l'ambre) le nombre de pattes change avec l'âge. Les descriptions morphologiques ne doivent pas être un but en soit. La course aux publications (et maintenant rééditions) égare la paléo entomologie qui faute de temps pour produire des documents neufs donne cette fois un écho à des travaux d'archives d'une valeur assez discutable. En faisant des rééditions anciennes on publie et (au moins) on ne se pose pas "trop" la question des belles images.
Et, justement, pour réaliser de belles vues des inclusions de l'ambre avec le choix d'un objectif macro idéal, j'ai un dossier (finalisé) qui attend d'être publié dans une revue. Mais, tel que vous pourrez le lire dans cette page, c'est SURTOUT la gestion des lumières qui permet d'améliorer les vues.
A lire : mon dossier concernant la prise d'image des inclusions de l'ambre.
Le matériel évoluant, aujourd'hui tous les objectifs récents sont corrects pour photographier les inclusions de l'ambre. Les appareils photographiques numériques nouveaux sont compatibles pour recevoir les objectifs macro des confrères. Alors, en pratique vous pouvez essayer plusieurs configurations. Mais, je le répète, 99% du résultat d'une image est donné par l'ordonnance des éclairages. Ce n'est pas l'objectif qui fait l'image de l'ambre!!! Et, si vous le pouvez, je vous conseille l'objectif Olympus Minolta Bellows Micro Rokkor 25 mm f/1:2,5.


      
Cordialement,

      Eric G.

Réédition2010 : monographie des Cecidomyidae, des Sciaridae, des Mycetophilidae et des Chironomidae de l'ambre de la Baltique; Fernand Meunier - 1904.: This is a reproduction of a book published 1904. This book may have occasional imperfections such as missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. that were either part of the original artifact, or were introduced by the scanning process. We believe this work is culturally important, and despite the imperfections, have elected to bring it back into print as part of our continuing commitment to the preservation of printed works worldwide. We appreciate your understanding of the imperfections in the preservation process, and hope you enjoy this valuable book.
En soit, replacé dans son contexte, cette monographie publiée à Bruxelles en 1904 est bien intéressante. Mais, en 2010, il serait peut-être temps de passer enfin à autre chose... Ne faudrait-il pas quitter un peu la biométrie des moustiques pour initier de nouvelles recherches comme celle très prometteuse de l'exploitation des pigments conservés dans la matrice de résine ? Présentées dès 2000 aux autorités sans la moindre identification, -publiées en 2002 E.G.-, des structures organiques de l'ambre (d'un intérêt considérable) attendent d'être prises en comptes dans un protocole de recherche. A rebours du message dogmatique des chercheurs qui affirmaient que les pigments ne pouvaient pas être conservés dans l'ambre, ne faudrait-il pas examiner ces choses qui, non, assurément non, ne sont pas des artéfacts de fossilisation ?

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : Bijou en ambre vert.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      
Bonjour. C'est vous que je cherchais, depuis longtemps ! Vous, LE spécialiste de l'ambre. Je vais être franche, il y a cinq minutes j'ignorais tout de l'existences des insectes -piégés vivants- et déjà fossilisés dans l'ambre. Et, pour tout vous dire, cela n'est pas vraiment mon centre d'intérêt... J'ai d'avantage d'aspirations vers la joaillerie et les bijoux. Je possède une bague d'ambre vert, (sans doute un faux), acheté en République Dominicaine. Je rêve de découvrir une pièce identique, mais, authentique... Malgré mes recherches, je n'ai jamais déniché l'objet rare (plastique ou pas) qui rivalise de taille et de couleur avec mon artefact de bijou. Pourriez-vous me dire où trouver un véritable vendeur ????? Un vendeur fiable !!!! Pas un webmaster-vendeur qui soit installé sur le web avec paiement en ligne où le texte affiché ne soit qu'un recopié partiel des sites de références.
Internet est un brouillard complet. Pour l'ambre, on lit tout et son contraire ! Je ne souhaite pas devenir une spécialiste de l'ambre, je souhaite seulement trouver une bague (depuis déjà 6 ans).
Monsieur, quel est votre point de vue, d'une pièce améliorée, -légèrement "trafiquée"-, qui aurait une couleur esthétique. Achèteriez-vous le bijou ?
Car je dois l'avouer (vous allez sourire) j'aimerais beaucoup que le vert de l'objet rare soit lumineux à l'identique de mon artefact de bijou...
Merci (beaucoup, beaucoup) pour vos messages très informatifs.

      Chloé Montausier.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      L'ambre vert authentique existe. Il existe au moins pour le matériel balte. L'ambre, la résine fossilisée, normalement jaune, or, ou, couleur miel, a été colorée dans ce cas par des argiles présentes dans les roches encaissantes. L'ambre vert existe mais EST TRES rare ! Maintenant, sur des étales, ici et là, on trouve souvent des matières vertes. Ce sont des matières trafiquées, améliorées avec de nombreux produits. Pour satisfaire les clients qui veulent (allez savoir pourquoi) tous leur ambre vert, les commerçants et joailliers rivalisent d'ingéniosité pour colorer les matières. Seules les vérifications en lumière noire UV permettent de lever le doute d'une contrefaçon.
Et, me concernant, toute pièce modifiée, légèrement ou pas n'a pas (ou plus) d'intérêt. Seules les choses authentiques ont (pour moi) une valeur, surtout intellectuelle. Auriez-vous des photographies de votre bijou ? Un contrôle visuel par l'image est sans doute utile.

      Les contradictions nombreuses (SURTOUT nombreuses) que l'on peut voir et lire sur la toile concernant l'ambre, tiennent au fait que la matière est facilement travaillée par les faussaires lesquels écrivent évidemment des tas de choses pour valider leurs productions.
Ce sont les joies du commerce !!! (Le même commerce que vous faites vivre avec votre recherche de la gemme verte idéale)...

      Alors, oui, nombreux sont ceux qui vendent des plastiques au prix d'une gemme dont la valeur (rappelons-le) est comparable à celle de l'or ! Ho ! Le bon filon !
Madame, je ne veux pas vous indiquer où trouver des vendeurs fiables -ou moins fraudeurs- car cela reviendrait à devenir une caution d'autorité (que je ne suis pas). Je peux simplement vous aider à expertiser vos pièces de façon honnête sincère et désintéressée. Si vous cherchez de l'ambre vert, posez donc la question de l'origine de la couleur des échantillons! Venez me raconter la chose cela m'intéresse beaucoup !


      Cordialement,

      Eric G.


      Re Bonjour, Merci Monsieur pour votre réponse. Pourquoi dîtes vous: "... les clients qui veulent (allez savoir pourquoi) tous leur ambre vert".
Trouvez-vous que l'ambre vert est "moins appréciable" qu'un autre ? Je peux vous envoyer une photo de ma bague mais je sais que c'est une fraude. C'est rare de rencontrer des personnes désintéressées et je comprends Monsieur que vous ne vouliez pas m'indiquer un vendeur fiable mais comprenez que sans vos indications je risque la duperie même après avoir posé 150 questions...
Pourriez-vous me dire approximativement le prix d'un bel ambre vert véritable ?

      Merci encore.

      Chloé Montausier.



      Etant daltonien, (ne voyant donc pas les couleurs, surtout le rouge et le vert!) je trouve idiot que des gens multiplient par 10.000 le prix d'achat d'une matière au simple aspect esthétique de la couleur, sachant, SURTOUT que la dite couleur est rigoureusement artificielle !!!! Les explications données en conférence et les mises en garde ne suffisent pas, les gens achètent par pulsions irraisonnées (ou non raisonnables)…
Mon intérêt pour l'ambre n'est pas la couleur mais bien le potentiel d'investigation qu'offre l'écrin 3D, qui, marqué par des indices taphonomiques fossiles raconte -à qui sait faire la lecture- des histoires historiques extraordinaires.
Madame, comptez approximativement une somme équivalente à un / deux mois de salaire pour un BEL ambre vert authentique intéressant.


      Cordialement,

      Eric G.

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : un ambre brut de 45 kg.

      
Monsieur / Madame. Une de mes connaissances d'un pays lointain, avec laquelle je suis en contact depuis de longues années pour d'autres produits, me propose un ambre brut de 45 kg. Ne connaissant rien de ce produit, je me permets de vous interroger à ce sujet. Je vous joints des photos reçues, auriez vous l'amabilité de me donner votre impression sur le sujet, avant d'aller plus avant. En vous remerciant par avance, veuillez agréer mes sincères salutations et remerciements.

      Sachs Guy.









      - E.G. -

      Bonjour Monsieur Sachs.

      Vous me demandez un jugement d'autorité à l'examen de vos images ? OUI. Votre pièce (assez exceptionnelle) -puisque les ambres fossilifères authentiques approchant les 1000 grammes sont déjà exceptionnels- pourrait constituer le record mondial de la pièce d'ambre la plus grande du monde.

      Vous me demandez un avis, (mon avis) comme caution pour poursuivre et réussir votre transaction avec cette découverte de 45 Kg ? C'est bien cela ?
Par le passé des faussaires m'ont déjà interpellé -prétextant des découvertes plus modestes sur Internet- pour savoir si leurs productions étaient assez réussies (techniquement) pour duper les acheteurs. Souhaitant surtout ne pas devenir une caution d'autorité, dans une affaire commerciale, (éventuellement juridique?) je ne peux que rappeler les propriétés de l'ambre. L'ambre possède les propriétés de l'ambre, propriétés que les autres matières n'ont pas.

      J'ai comme l'impression que votre pièce est encore originaire d'un pays de l'est, (pas de nom, merci). Mais, peut-être pourriez vous poser des questions à votre contact ? Ne souhaitant prendre aucune responsabilité dans une quelconque caution d'autorité, et, recherchant seulement une vue objective, il serait intéressant de poser des questions à votre contact. Des questions simples pourraient permettre d'appréhender l'objet puis d'élucider le sujet. Pour une pièce de cette taille importante et de cette forme si particulière, votre contact pourrait-il nous indiquer si c'est lui le découvreur ? Car, comment se fait-il que la pièce ne soit pas associée aux roches encaissantes du site. Une pièce brute est souvent (toujours) associée aux roches fossilifères encaissantes (grès, sables gris, lignites noirs). Et, ayant la réponse de votre contact, il sera alors facile et judicieux de lui poser deux trois autres questions pour expertiser l'objet.

      Monsieur, je peux discourir de façon théorique sur la belle pièce, mais, il serait TRES intéressant de questionner votre contact de ce pays lointain. Posez lui la question des roches encaissantes. Il est sage d'appréhender la chose de façon progressive. La science, la quête de vérité sont à ce prix. Prudence, précaution, retenue mais, rigueur et précision.
Pourriez-vous, monsieur, poser des questions à votre contact ?


      Cordialement,

      Eric G.



      Monsieur Geirnaert.
      Je vous remercie vivement pour votre réponse. Je vais faire part de vos réflexions à mon contact, lui demander de plus amples informations, pour vérifier cette pierre et diminuer les risques de fraudes. Dès réception des nouvelles informations je reviens vers vous... Vous remerciant encore pour votre prompte réponse, je vous prie de croire en mes sincères salutations.

      Sachs Guy.




      Monsieur Sachs. Pour fixer un peu mieux les idées, trouver un ambre brut de 45 Kg, reviendrait (toutes comparaison prises possibles) à dénicher un diamant brut de 5 Kg. Théoriquement, (scientifiquement) pourquoi pas... De telles découvertes (improbables) sont toujours possibles -dans l'absolu-… Mais l'esprit critique oblige à quelques réserves. De plus, l'expertise de votre échantillon peut être faite en 20 secondes.
Concernant les "RECORDS". Pour le forum, évidemment nous avons notre record ambre, c'est une belle pièce de 10 Kg , mais, évidemment, c'est un faux.
Monsieur, nous n'avons pas encore trouvé d'ambre rivalisant avec votre pièce, qui, rappelons le fait 45 Kg !!!


      Cordialement,

      Eric G.




      Bonjour Monsieur Geirnaert.

      Mon correspondant me demande la possibilité d'une expertise officielle d'un expert tel que Vous. Il prend en charge les frais de transport, d'hébergement, il demande quels seraient vos frais d'expertise... Le produit se trouve en Crête, lieu de la trouvaille; n'étant pas géologue, je ne peux savoir la réalité de la chose. Très sincères salutations.

      Sachs Guy.





      Bonjour monsieur Sachs.

      Démarche officielle ou officieuse, rien n'empêche la quête de vérité... Et, nul besoin d'être géologue expert pour vérifier l'objet par des tests SURTOUT simples comme celui d'une authentification en lumière noire. Les résines fossiles authentiques fluorescent et permettent de discerner les contrefaçons.

      Regardez cette image, nul besoin d'être un expert pour comprendre le principe.
Peut-être pourriez vous Monsieur, réaliser vous-même ce test simple ? Je préfère éviter les déplacements onéreux. Et, en dernier recours votre fournisseur d'objets incroyables peut vous expédier une poussière de l'échantillon par envoi postal pour réaliser le test. Nul besoin d'alerter la cavalerie surtout pour des expertises aussi simples! Allons, allons, restons critiques. Qu'il soit en France, en Crête ou ailleurs, l'échantillon fossile doit avoir les mêmes propriétés. N'y a-t-il aucun scientifique crétois pour réaliser une expertise d'authentification de l'ambre ? Pourtant les découvertes archéologiques de l'ambre ancien (dans les dépôts funéraires pour les rituels divers et ornements vestimentaires) sont connues.!


      Cordialement,

      Eric G.




      RE-Bonjour Monsieur Geirnaert !

      Je vous remercie pour votre prompte réponse. Je vais transmettre vos propos au propriétaire, et, dans l'éventualité d'un vrai fossile intéressant pourriez-vous me guider vers des acheteurs éventuels? Je vais probablement me déplacer, pour d'autres achats. Si j'ai bien compris vos propos, un ambre doit avoir une réponse blanche, bleutée lorsqu'il est exposé sous une lumière UV ? Excusez le béotien que je suis. L'objet doit il être déposé en chambre totalement noire pour réaliser l'expertise ? Le test UV est-il seul suffisant pour affirmer l'estimation ? Encore avec mes vifs remerciements, tant pour votre patience que pour vos précieux renseignements.
Avec mes sincères salutations...

      Sachs Guy.



      Une réponse UV est nécessaire mais pas suffisante pour arrêter l'expertise. Les faussaires savent rendre des plastiques fluorescents pour imiter l'ambre... Mais regardons les choses en face. L'ambre, l'échantillon d'ambre authentique le plus gros trouvé dans la région ne dépasse pas 500 grammes. 1.000 grammes (1 Kg) pour un ambre méditerranéen est déjà une chose TRES exceptionnelle. Une pièce de 45 KG est alors en dehors de toutes les références connues et même envisageables.

      Pour expertiser un ambre supposé antique en 5 secondes, passez une lampe UV par-dessus l'objet, et, la résine fossile doit obligatoirement répondre par une couleur blanche bleutée. Mais, les faussaires savent évidemment ajouter des matières qui fluorescent dans des plastiques pour imiter les résines antiques. Dans ce cas, il faut être plus attentif et il faut regarder la fluorescence qui doit suivre les lignes discontinues des recouvrements de la résine étant convenu qu'un amas de résine aussi important est recouvrement successif. Si la fluorescence de l'objet est parfaitement homogène cela est un mauvais indice et l'on peut envisager la fraude.

       Maintenant, sans avoir le moindre diplôme en géologie, une autre remarque fondamentale. Pour fossiliser une résine doit rester plusieurs millions d'années dans les sédiments, aussi, après une période aussi longue, on remarque obligatoirement une couche d'altération extérieure (une épaisseur que l'on appelle croûte) qui, bizarrement n'apparaît pas sur l'objet, notamment la pointe supérieure de l'amas... Expliquez moi, monsieur, comment, et, pourquoi, la croûte d'altération n'est pas présente sur la pointe supérieure de l'objet ? On dirait, l'amas fondu et coulé en une seule phase d'une sorte de plastique industriel. Je n'arrive pas à imaginer un amas de résine authentique vierge d'empreintes exogènes (portions d'écorce) par exemple. Pourquoi et comment la pièce est-elle si propre sans la moindre croûte d'altération ?

      Monsieur, c'est comme si vous m'apportiez un dinosaure en chair et en os en m'affirmant que c'est un fossile. Le terme fossile, (fossilisation) suggère des processus qui marquent les objets. Et, à l'inverse, à l'évidence, ces marques du temps n'apparaissent pas sur le dit objet de 45 kg. Pourquoi n'y a t-il aucune inclusion (même partielle) dans l'échantillon ?
Monsieur, je reste très perplexe, presque amusé par votre objet. Et, je ne souhaite proposer à personne cette pièce, fut-elle authentique.


      Cordialement,

      Eric G.

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre : thèse de médecine.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      J
e me permets de vous contacter car je viens de découvrir votre site internet, que je trouve remarquable. Je suis étudiante en Médecine à Toulouse, et je réalise un travail de thèse sur les représentations parentales des colliers d'ambre, et les dangers de ces colliers chez les nourrissons.

      J'ai contacté la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) pour savoir s'ils avaient connaissance d'éventuelles contrefaçons dans la vente de ces colliers, et qui m'ont communiqué vos références. En effet, devant la recrudescence de la vente de ces colliers supposés avoir des vertus lors des poussées dentaires des jeunes enfants, nous nous sommes interrogés sur l'utilisation par les parents de ces colliers, et savoir surtout pourquoi ils l'utilisaient. Et devant le coût tout à fait abordable de ces colliers de dentition vendus comme étant de l'ambre, je suis assez sceptique sur l'origine de ces "pierres" utilisées dans la confection de ces colliers.

       Peut être auriez vous des renseignements à me communiquer à ce sujet, ce d'autant que j'ai trouvé beaucoup de choses fort intéressantes sur votre site et que je voulais savoir ce que je pouvais utiliser? Je vous remercie par avance de l'intérêt que vous porterez à mon message.

      Très cordialement.

      Aurélie Taillefer.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      Les ambres faux, amalgamés et hétéroclites sont de plus en plus nombreux sur le marcher. Voyez ce document qui explique la production et circulation des matières.
Si vous réalisez une thèse, le plus important concerne VRAIMENT la désignation des matières! Ce sont les définitions. Plusieurs communautés ont inventé des vocables TRES PROCHES pour véritablement duper les personnes. Ce point a été analysé et commenté en congrès mondial. Au final que faut-il appeler ambre? Lisez attentivement ce document. Et, en définitive l'ambre est rigoureusement un matière qui fluoresce, mais, 85 à 90 % des matières proposées à la vente ne fluorescent pas ou plus! N'y a t-il pas là matière à se poser des questions? Regardez cette démonstration.

      Pour votre publication de thèse je peux vous accorder des documents (images / textes) à la condition impérative d'être cité et de recevoir une version électronique (PDF) du sujet soutenu. Je suis à votre disposition.

      Cordialement,

      Eric G.

 








 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Mon ambre testé dans mon laboratoire.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      J'imagine que vous avez 100000 questions à ce jour à ce sujet sur le sujet qui me préoccupe mais je tente tout de même. Voilà, comme beaucoup, je viens d'acheter un bracelet d'ambre Baltique (à Lorient). Habitant en Guadeloupe et ayant été en République Dominicaine, je sais que l'ambre fluoresce. Travaillant dans un labo, j'ai donc testé mon bracelet mais à ma grande surprise seule 1 perle sur 2 fluoresce, c'est à dire les plus claires (champagne, blanches, jaunes) et les brunes foncées NON. J'ai donc appliqué sur les perles foncées du dissolvant à ongle sans qu'elles ne deviennent collantes.

      Selon Wikipédia, "certains ambres peuvent donner lieu à de la fluorescence" ; existe-t-il donc des ambres qui ne fluorescent pas?
Ou peut-être pas avec des UV de même longueur d'onde?

      J'aurais pensé que mon bijou puisse être vrai ou faux mais que seule la moitié le soit... Merci d'avance pour votre réponse.

      Valérie PINARELLO.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      Si vous recherchez l'exactitude, ... ne vous fiez pas trop aux encyclopédies libres. Selon les communautés les sujets sont orientés. Et, surtout pour l'ambre, les idées seront conduits pas des personnes parfois peu scrupuleuses.
Les faussaires iraient-ils rédiger des sujets pour emmêler les esprits? Des ambres existeraient !!!!! SANS FLUORESCER ???!!!!!! (Rires). Ne soyons pas dupe.
En comparant les dossiers des encyclopédies libres dans plusieurs pays, on comprend vite l'envers du décor et les raisons des contradictions.

      Pour ma part, (selon moi), il serait TRES intéressant d'intégrer ce schéma dans les travaux pédagogiques qui souhaitent expliquer l'ambre. Regardez bien, oui, oui! TOUTES les matières qui passent dans le circuit de droite et qui constituent des mélanges (de tout et de beaucoup de choses) sont désignées d'ambre par les vendeurs. Mais ces matières ne fluorescent plus. Vos perles foncées d'ambre amélioré sont sans doute des ambres cuits contenant des dérivés de Bakélites.

      Et, pour manipuler les badauds, les prospects,... pour duper les clients,... les vendeurs ont inventé une nomenclature technique pour attribuer le nom d'ambre à un panel formidable de matières souvent riches en plastiques et autres mélanges (matières qui n'ont parfois que la couleur fantôme de l'ambre). Voyez et lisez attentivement ce document...

      Alors, pour répondre à votre questoin en suivant votre test. Oui, d'un point de vue conceptuel tous les ambres natifs fluorescent. La preuve en image. Je ne suis pas surpris de votre message.

      Peut-être pourriez-vous demander des explications au vendeur ?

       Qu'en pensez-vous ?

      Cordialement,

      Eric G.

 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre, fourmis ambrées...

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      J'ai eu l'occasion d'examiner récemment un lot de résine fossile de l'Oise, (copal) récolté il y a déjà pas mal de temps et qui a visiblement été acheté de première main.
Il s'agit d'un lot de brut. Une fraction brute. Les sécrétions fossiles n'ont pas encore été nettoyées et une partie des matières est partiellement dégrossie. Dans une très petite coulée d'à peine 15 x 6 mm j'ai trouvé une princesse fourmis (qui à encore ces ailes) et un prince juste derrière elle. Le polissage n'étant pas fait je n'ai que deviné les formes, mais une très petite fenêtre m'à permis de voire la scène (et Merci l'eau sucrée qui facilite l'observation).

      Monsieur, avez-vous déjà pu voir une telle scène dans de l'ambre de l'Oise ? J'ai par ailleurs aussi trouvé dans la collection du confrère une araignée bien conservée accompagnée de carcasses vidées d'insectes volants, ce qui m'à fait penser à une sorte de "garde manger", dans un échantillon d'ambre mexicain.
Est-ce vraiment inhabituel ? Ces découvertes sont-elles rares ? Je mes pose ces questions non pas pour connaître la valeur financière des fossiles (pièces qui ne m'appartiennent d'ailleurs pas) mais d'avantage pour vérifier si ces objets mériteraient d'être documentés. Merci Monsieur déjà pour les renseignements nombreux exposés sur vos sites et votre implication à nous répondre systématiquement !

      Jonathan Maitrot.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Oui, j'ai découvert -et donc observé- des fourmis ailées dans le matériel de l'Oise. Et principalement cette référence, très intéressante, car l'insecte fossile possède des mandibules allongées. Cette fourmi aux mandibules allongées est (à ce jour) unique. La référence a été présentée, en image, à Paris pour des études descriptives. Ambre d'Houdancourt, Sparnacien, l'Éocène inférieur, (54 - 56 M.A.) fourmi avec de longues mandibules (spécimen jamais référencé. La pièce est présentée ici.

      Monsieur, je ne peux pas vraiment commenter la rareté potentielle de vos pièces sans examiner d'images... Les "princes" fourmis, les "princesses" et éventuels garde manger peuvent être discutés (de façon théorique), mais, les images sont vraiment indispensables... Il est difficile de commenter des inclusions sans images...

      Cordialement,

      Eric G.

 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Ambre, des découvertes qui mériteraient une publication.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je vous remercie pour votre merveilleux travail réalisé dans le livre "L'Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie"! Les photos y sont vraiment étonnantes et surprenantes, elles suscitent un intérêt tel qui motive à réaliser des études approfondies. Je suis dans le domaine de la biologie et suis très intéressé par l'étude des fossiles. J'ai quatre questions auxquelles vous pourriez peut-être répondre ?

Question 1. Depuis votre publication, y a-t-il eu de nouvelles découvertes qui mériteraient la publication d'un autre livre sur l'ambre ?
Question 2. Je suis à Montréal et je me demandais si vous connaissiez des endroits où l'ambre je peux collecter des échantillons ?
Question 3. La photo du Cnidaire est très intéressante, j'en profite d'ailleurs pour vous féliciter. Connaissez vous le lieu de la découverte ? Savez-vous où en Pologne la pièce elle a-t été trouvée ou même à quel niveau stratigraphique ?
Question 4. C'est une tradition chez nous au Québec de manger de l'ambre d'érable (amber maple) ou sève d'érable. Avez-vous déjà tenté l'expérience de la cabane à sucre?

      Dans l'attente de vous relire. Bien cordialement, N. Madden.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Merci pour votre message !

      1) Oui. Evidemment! Les découvertes les plus intéressantes sont celles de plumes anciennes, des perce-oreilles étranges, des fourmis... D'autres inclusions organiques et animales. On peut noter l'utilité d'étudier la position des antennes chez certains insecte comme, par exemple celles les papillons. A lire dans cette page. Les autres découvertes passionnantes sont celle de champignons dont la croissance s'est développée dans le milieu piège encore liquide avant fossilisation (à rebours donc des dogmes énoncés). Voir cette page. Cette présentation de champignons fossiles (inclusions très rares de l'ambre) mérite, à elle seule, de faire un bon chapitre dans un livre... Sinon, oui, encore, les découvertes curieuses sont celles évidemment de vertébrés. A voir ici. Oui, j'ai surtout trouvé des traces de ce qui pourrait être les restes d'un caméléon et. Et, plus exceptionnel encore, les premières preuves de cellules pigmentaires (parfaitement conservées). A titre d'essai, j'ai rédigé ce document publié, ce n'est évidemment pas un livre, mais les mélanophores sont présentés. Un sujet inédit, j'ai inventé une nouvelle technique d'exploration de l'ambre. Voir ici. Notez enfin que j'ai découvert des matières organiques vitrifiées par un volcan qui, si elles sont vérifiées, pourraient être l'invention d'un nouveau minéral issu de l'ambre. Le Pélambre. A lire ici.

      2) Il faudrait pour vous répondre que je cherche dans mes documents.

      3) Non je n'ai pas d'autres précisions que celle données dans mon ouvrage.

      4) Non. Mais peut-être pourriez-vous m'expliquer. Cela ferait alors la base d'un sujet bine intéressant pour le forum. Qu'en pensez-vous ?

      Cordialement,

      Eric G.

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'ambre de Jordanie.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je trouve votre site admirable. J'en ai appris plus à la lecture des échanges sur votre site, -et au forum-, que sur tout autres sites dédiés à l'Ambre !
Je sais qu'en Jordanie il existe un dépôt d'Ambre intéressant sur les rives d'une rivière (Zarqa River) mais je n'arrive pas à trouver des informations concernant la position exacte de ce dépôt que j'aimerais pouvoir visiter.

      Avez vous de l'information à ce sujet ?

      Cordialement.

      René Digard. DECOUVERTE CONSULTING, Tourism Consultant. Photographe & Tours guide.






      - E.G. -

      Monsieur, merci pour votre merssage.

      Les zones montagneuses des rives orientales de la Méditerranée ont donné plusieurs gisements d'ambre : Liban, Syrie, Jordanie, Israël, comptant parmi les plus vieux du monde. Leurs inclusions sont datées du Crétacé Inférieur. La stratigraphie des gisements ne correspond cependant pas avec les données géologiques environnantes et, de ce fait, l'age et la formation des gisements restent problématiques, (M. Massad 1976).
La théorie stipulant que ces dépôts sont d'origine marine est en contradiction avec la découverte de fossiles de plantes terrestres dans les grès à ambre.
Le gîte le plus important, surpassant celui de Jezzine, se trouve à Dar al Baidha dans le sud Liban, entre Beyrouth et Damas. D'autres gisements existent en Israël: Barboor, Kokhav et Qiryat Shemona. En Jordanie les ambres sont trouvés surtout dans les grès du nord à Wadi Zerka (entre le réservoir King Talal et Zerka). En Syrie des séries apparaissent au Mt. Hermon.

      Attention, les pièces présentées dans certaines collections n'ont pas vraiment l'apparence stratigraphique des vieux ambres roulés dans les grès dont les croûtes extérieures -de contact avec le substrat- sont généralement scoriacées et opaques. Les ambres jordaniens sont plus clairs que le matériel originaire du liban. Les échantillons sont la plupart du temps jaunes, bruns à bruns foncés tandis que la matériel libanais peut aller au noir. Les ambres jordaniens sont ceux d'Agathis (Araucariaceae) et ont surtout la marque de matériels remaniés. Les ambres ont été roulés par l'érosion géologique dans des couches abrasives. L'observation des micros inclusions est alors problématique.
Les collecteurs et prospecteurs scientifiques (au moins français, qui souhaitent surtout conserver les localisations des lieux stratégiques) recherchent les échantillons au petit bonheur la chance et les séries stratigraphiques sont surtout fragmentaires et d'une puissance limités à quelques grammes par unité prodpectées (plusieurs m2).

      Le terme "Levantine amber belt" (ceinture levantine d'ambre) a été inventé pour désigner ces affleurements génériques (Liban, Israël Jordanie) contenant des résines issues d'arbres qui poussaient dans un environnement tropical en rivages ou près d'un rivage à multiples cuvettes. Les oléorésines ont sédimenté en dépôt plan puis l'ambre durci aura été transporté dans les marais secondaires où parfois existes des traces de lignite. Par la suite, quelques remaniements de ces dépôts ont entraîné des concentrations secondaires de matériaux fossiles conservant les traces d'ambres remaniés dans les grès oxydés. Les matières ont alors quelques affinités intéressantes avec le matériel éthiopien trouvé récemment.
Les scientifiques du laboratoire d'étude des pollens de l'université de Tel Aviv devraient être en mesure de vous donner quelques renseignements sur les matières.
A lire: The levantine amber belt. Journal of African Earth Sciences (and the Middle East), volume 14, Issue 2, February 1992, Pages 295-300. Pages 295-300. A.Nissenbaum, A. Horowitz A. Nissenbaum, A. Horowitz.
Pour approfondir le sujet je vous conseille de contacter A. Nissembaum et A Horowitz. Je vous précise également que des échantillons jordaniens ont été récupérés par Klaus Bandel de l'université d'Hambourg.

      Pour prospecter localement je vous invite vivement à examiner le matériel tombé des pentes raides (les grès désagrégés par l'érosion) comme ceux par exemple des sites du village de Midda au liban. Les échantillons d'ambre apparaissent éparses dans les talus meubles sous les pentes raides. Pour retrouver des ambres il faut selon moi prospecter dans les talus meubles des pentes (les plus raides) entre les monts King Talal et le réservoir Zarqa (le long de la rivière Zarqa). Tout le secteur est potentiellement intéressant.

      Dans les travaux intéressants concernant les recherches réalisées en Jordanie il faut noter l'étude de quatre références stratigraphiques : roches calcaires - silicates (rocks of the Lower Cretaceous Kurnub Group and the Amman and Muwaqqar formations of the Upper Cretaceous to Paleogene Belqa Group in Jordan) examinées dans leurs formations de dépôts (lesquels continnent des traces d'ambre et d'autres traces de matière organique, OM).
Les sites de Jerash, Sultani, Wadi Isal -dans la région de Kharazeh- ont ainsi été étudiés sous l'amgle pétrographique, minéralogique, dans leurs séries sédimentaires en donnant des précisions sur les natures organiques et chimiques des échantillons -déjà comparés avec ceux des dépôts équivalents en Syrie et en Egypte-.
Lire : GeoArabia, vol. 14, no. 2, 2009, p. 101-140.
Les lits de lignite à ambres aptiens - albiens syngénésiques (ensembles dont la naissance est commune), près de Jerash, se sont développés géologiquement dans un delta marin caractérisé par des conditions accessoirement alcalines, devenues acides, avec des variations de températures qui ont marqué les matières.
M. Amireh (1997), a étudié la stratigraphie régionale des trates à ambres (Stratigraphy of the Kurnub Formation in the Jerash area, north of Amman). Bandel et Haddadin (1979) mentionnent quant à eux de petites quantités de lignites à ambres le long de la rivière Zarqua au nord-est d'Amman.
Les lits houilleux à ambres sont surtout imprégnés de sulfures. Les filons jordaniens sont baignés chimiquement de soufre, (Casagrande et al., 1977; Diessel, 1992; Phillips et Bustin, 1996, et Chou, 1997), ce qui rend les matières assez problématiques pour un examen visuel des inclusions au moyen d'une petite loupe à main. .

      Monsieur, peut-être que comme photographe, tours guide et consultant touristique pourriez vous m'envoyer par email des photographies des lieux ?
Monsieur, je reste attentif à vos messages.

      Bien à vous.

      Eric G.




      Monsieur GEIRNAERT,

      Merci beaucoup pour ces informations détaillées.

      J'ai aussi trouvé sur Internet un document assez récent (publié en 2009), qui, sans préciser exactement un lieu, donne des informations intéressantes qui m'ont permis d'identifier assez précisemment le secteur à explorer, et qui ne fait que confirmer ce que vous écrivez en rapport avec le secteur potentiel de présence de dépots d'ambre. Il semble que depuis cette étude, réalisée en 2008, d'autres auteurs ont réalisés des travaux publiés qui confirment que les inclusions trouvées dans l'ambre de la rivière Zarqua, seraient bien de la période du crétacé.

      Pour d'autres raisons, je connais déjà un peu la région et je peux assez bien visualiser les lieux potentiels, en fait semble-t-il, assez peu nombreux où je pourrais avoir la chance de faire quelques découvertes. Le secteur est aussi riche en sites archéologiques, la présence d'une source permanente d'eau étant propice à une occupation humaine. (Cette rivière est estimée couler depuis plus de 30 millions d'années). On trouve facilement -un peu partout dans le secteur- de nombreux morceaux de poteries reliés à différentes époques.
On peut mentionner certains vestiges, notamment des citernes creusées et recouverte de mortier d'étanchéité assez bien conservées, .mais c'est un autre domaine. Accessoirement ont trouve de nombreux fossiles dans cette même région. Jérash ce superbe site archéologique d'époque romaine, est situé à seulement quelques kilomètres de la rivière Zarqua, et je vais m'informer de savoir si certains artéfacts retrouvés sur le site, ne comportent pas des objets utilisant de l'ambre ou associés aux résines. Je retiens évidemment votre suggestion d'examiner surtout les sables alluvionaires qui composent les terrains situés en contrebas des strates (éventuels dépots d'ambre), tel que présenté dans les photos que vous trouverez dans le document joint.

      Mon intention étant de documenter cette présence d'ambre en Jordanie, si possible reliée à une utilisation historique, je ne manquerais pas de vous tenir informé, et de vous présenter les photographies que je pourrais être amené à prendre.

      Vous remerçiant de votre précieuse aide, veuillez agréer mes meilleures salutations.

      Rene Digard.

      Je suis actuellement au Canada et je rentre en Jordanie en septembre, je commencerais alors mes recherches.

 



 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Expertiser l'ambre d'un chemin forestier (Halatte).

      Bonsoir monsieur GEIRNAERT,

      Voici quelques années, je vous avais envoyé la photo d'une géode qui me paraissait être de l'ambre. Mon fils avait trouvé l'objet dans les cailloux d'un chemin forestier (Halatte). Nous avons aujourd'hui de nouvelles références. Ces nouveaux objets font vraiment penser à de l'ambre. Ces découvertes sont encore originaires de Halatte et ont été ramassées au sommet du mont Pagnotte sur le chemin principal parmi les remblais qui stabilisent la voie d'accès.
J'aimerai avoir votre avis concernant les objets, qui, c'est possible, pourraient provenir des gravières de l'Oise connues pour les références d'ambre jaune.

      Est-ce de l'ambre ? Est-il possible que la résine puisse se découvrir en forme de géode ? Au même endroit il y a également quelques fragments de bois fossilisés. Je vous envoie les photos pour expertises.

      Par avance merci.

      Cordialement.

      M. RINGEVAL Philippe.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Oui. Si j'ai bon souvenir, vous aviez envoyé trois images email d'un échantillon de forme assez ronde montrant des traces extérieures et surtout une dépression rappelant une géode dont on aurait pu discuter l'origine minérale (silicate) si on avait pu voir les cristallisations. Je crois que c'est cela. Et, si tel est le cas, mon expertise n'a pas changé...
Non, l'ambre jaune fossile, (le succin) comme sécrétion végétale ne se trouve pas sous forme de géode. Vos échantillons sont cette fois des vrais et beaux silicates... Les bois dont vous parlez sont des portions de troncs silicifiés, (bois imprégnés de silice), on dit aussi bois pétrifiés (mais les acceptions sont différentes). Pour vérifier l'authenticité d'un ambre, vérifiez d'abord sa fluorescence (en lumière noire). Un ambre fossile fluoresce toujours ; un silicate, non.
Sinon, cognez votre échantillon doucement contre une plaque de verre, vous verrez. Au son, vous vérifierez facilement que la substance est aussi dure que le verre. Vous pourrez d'ailleurs rayer le verre. L'ambre, le vrai, n'a pas la dureté 7 comme les silicates, mais plutôt 2 à 2,5. L'ambre est donc tendre, léger et fragile.
Autre test, également facile et imparable, approchez vos échantillons d'une flamme; vous verrez aucune combustion ne démarre. Excepté la couleur, le silicate est très différent d'un ambre. Maintenant, des ambres fossiles (vrais) associés à des minéraux cristallisés existent, c'est ce que l'on appelle de la Duxite.

      Pour faire le tour de la question, je vous renvois aussi vers ma dernière publication (dans Minéraux et fossiles) concernant un ambre vrai (authentique, carboné, dans un dépôt sédimentaire), les matières ont été silicifiées par les effluves d'un volcan. Le titre de l'article est : A la découverte du Pélambre.

      Monsieur vos échantillons sont de beaux silicates.

      Extrait de ma publication : regardez, effectivement certains silicates ressemblent à des beaux ambres. Le pélambre est une matière vitrifiée par les gaz d'un volcan.

      Cordialement,

      Eric G.

 




 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Expertiser un ambre monté en pendentif.

      Bonsoir monsieur GEIRNAERT,

      Tout d'abord un grand merci pour votre travail et vos expertises précieuses sur l'ambre qui pour les novices que nous sommes, nous permets d'y voir plus clair. L'ambre m'a toujours fasciné surtout depuis le fameux film!!! Je me suis procuré quelques spécimens dans l'Hérault, j'ai été voir quelques minéralogistes (à Pézénas et à St Guihlem, le désert) tous m'ont confirmé l'authenticité. Mais depuis la lecture de votre forum et de vos propos le doute s'installe quand même !!! Je vous joint quelques photos d'un pendentif que j'ai réalisé moi même à partir d'un morceau d'ambre que j'avais acheté non percé (sans la corde).
Petites précisions :
- lors du perçage des petits copeaux blanchâtres et une agréable odeur d'encens ou pin brûlé sans n'ai dégagé.
- ensuite j'ai passé l'extrémité d'une flamme sur ce même spécimen et Idem odeur agréable suivie d'une légère fumée blanchâtre (lors de cette opération l'ambre n'a eu aucun dommage). J'ai fait cette opération sur d'autres morceaux d'ambre dont certains à l'état brut et il s'en ai dégagé la même odeur et fumée.

       Auriez vous la gentillesse M Geirnaert de me donner s'il vous plaît votre avis sur les photos jointes (avec d'ailleurs une inclusion d'insecte à l'extrémité du morceau).

      Dans l'attente de vous lire. Veuillez recevoir Monsieur mes salutations distinguées.

      M. LESNIAK Christophe.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Oui, effectivement votre échantillon est selon moi d'origine balte (ambre gédanite), l'échantillon est authentique. L'ambre (certes de l'Hérault) provient certainement des gisements baltes. La matière est incontestablement vraie pour plusieurs indices comme, par exemple, celui de ces zones plane et fines craquelées dans la profondeur de la gemme -qui sont le résultat de la dessiccation de la sécrétion à l'air atmosphérique sous le recouvrement successif d'une nouvelle coulée-. Cet indice ténu (dont l'effet ressemble à des sortes de cheveux tous localisés dans un même plan) est constitué de fractures naturelles très fines révélées par la lumière. Les faussaires ne savent pas reproduire cet indice qui démontre la dynamique des oléorésines. Mon expertise (seulement visuelle) ne se limite pas évidemment que à cet indice des lignes fines. Des bulles déformées dans la gemme sont disposées de façon cohérente avec le flux logique des coulées. Le fluage peut vraiment (à lui seul) permettre de déceler les contrefaçons. Une pièce contrefaite, des coulées donc reformées sur la table d'un opérateur, ont toujours un petit indice qui permet de soupçonner la duperie.
Les lectures logiques des effets de la pesanteur sont infaillibles pour tenir une démonstration. Votre échantillon est logique pour plusieurs indices. Les oléorésines coulent, exsudent des arbres par recouvrement diurnes successifs, et, par temps surtout chaud les matières se rétractent et forment ces nimbes craquelées peu commentées des spécialistes (minéralogistes) ou des gemmologues, occupés exclusivement à l'esthétique de la pierre utile au bijou.

      Je pense que votre insecte fossile est un diptère sciaridae.

      Cordialement,

      Eric G.




      ReBonjour MR Geirnaert. Auriez vous la gentillesse de me donner votre avis de spécialiste sur la suite de ma collection. Je vous avais déjà contacté pour l'expertise d'un morceau d'ambre monté en pendentif. D'avance merci pour votre réponse.
Je précise que sur la seconde photo (la gemme de gauche on distingue une petite araignée) et la gemme de droite montre des moustiques???

      Veuillez agréer Mr Geirnaert mes plus sincères salutations.

      M. Lesniak Christophe.





      Bonjour Monsieur.

      Oui, vos pièces semblent intéressantes surtout celles formées au sol (pièces opaques, pièces surtout riches en matières organiques). Par contre, non, sur la gemme de droite (seconde image) ce sont des mouches, (diptères Brachycères). Ces insectes inclus sont sans doute des mouches Dolichopodidae et peut-être également Empididae. Les mouches ont des antennes courtes (trois articles seulement) contrairement aux moustiques (désignés de Nématocères, ce qui signifie antennes longues). Monsieur, vos pièces sont typiques du matériel balte.

      Les pièces opaques (puisque très chargée par des débris divers) devraient être particulièrement fluorescentes. Selon moi, ce sont ces pièces qui sont les plus intéressantes car elles renseignent sur la position originelle où elles se sont formées (genèse sur l'arbre). Les coulées, les recouvrements permettent de lire les renseignements stratigraphiques originels.

      Cordialement.

       Eric G.

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Expertiser un collier d'ambre.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      J'ai récemment acheté un collier que l'on m'a vendu pour du plastique. Créatrice de bijoux, (voyez mon site xxx) je l'ai acheté pour sa magnifique couleur. Une fois à la maison, je l'ai trouvé extraordinairement léger et il devient rapidement chaud au contact de la main. Les perles rondes et dégradées sont mates, opaques et la surface à loupe présente une surface non pas craquelée mais légèrement écaillée un peu comme de la corne. J'ai essayé de passer une lame de cutter dans le trou d'une des perles et cela se fragmente immédiatement en éclats et présente des propriétés nettement électrostatiques après frottement. Pensez vous qu'il puisse s'agir d'ambre véritable ? Ci-joint deux photographies des perles que j'ai montées avec du corail et des coquillages.

      Outre mon interrogation sur mes perles, je tiens par ailleurs à vous féliciter pour votre magnifique site auquel je me réfère depuis peu, car la confusion est grande chez les marchands entre l'ambre, le copal ou autre résines naturelles ou synthétiques surtout lorsque l'on cherche de l'ambre opaque et ancien comme le portent par exemple les femmes marocaines et africaines dans leur parures.

      En vous remerciant par avance de votre réponse recevez mes respectueuses salutations.

      Mireille Rossier.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      La matière que vous me présentez n'est pas un ambre mais, je crois, pour en avoir déjà tenu en main, une sécrétion végétale contemporaine d'Afrique du Nord, que certains appèlent os, ou ivoire végétal. L'ivoire végétal, parfois nommé tagua ou corozo, est l'albumen de certains fruits d'où la solidité et aussi l'aspect étrange. Plusieurs plantes peuvent offrir ces matières utilisées en parures vestimentaires.

      L'ambre ou le copal (sécrétions polymérisées plus ou moins anciennes) fluorescent toutes les deux car transformées par le processus de fossilisation. Votre matière, (faites donc le test, vous verrez) ne fluoresce pas.

      Vos perles sont faites d'une sécrétion végétale actuelle. Je ne crois pas que cela soit du plastique. Mais, de façon définitive, ce n'est pas de l'ambre ni du copal.

      Bien à vous...

      Cordialement,

      Eric G.



 





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Recharger un collier d'ambre.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je me permet de vous contacter car je possède un collier d'ambre que porte mon bébé, et j'ai entendu dire qu'il fallait "décharger" puis "recharger" la pierre périodiquement, pourriez vous me dire si cela est vraiment nécessaire ?

      Et, si oui comment procéder ?

      Est ce que l'ambre perd de ses propriétés ?

       Je vous remercie vivement, et vous félicite pour votre site Internet très intéressant et complet.

       Cordialement,

       Anne-Lyse VEYRAT.






      - E.G. -

      Bonjour Madame Veyrat.

      J'ai un confrère spécialiste à qui je cède volontiers le clavier informatique pour vous répondre. André Holbecq est un éminent spécialiste des pierres et également des ambres "énergisants".

       André Holbecq : Au nom de la physique et de la biologie, je puis affirmer qu'il n'y a aucun intérêt à recharger quoi que ce soit dans le domaine de l'ambre. Ces sottises fâchent tous les scientifiques ! L'ambre ne possède aucune vertu concernant la santé ! C'est un isolant thermique qui ne peut donc en aucune façon faire baisser la température d'un bébé ou d'un adulte. Ne croyez pas en ces légendes et contes à dormir debout. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs et des escrocs devant les sciences et toutes nos connaissances en physique et en biologie. Aucune pierre n'a d'ailleurs quelque vertu que ce soit ! Tout cela est fait pour abuser des candides et leur soutirer quelque argent. Il faut vraiment énormément d'ignorance en physique et en biologie pour encore gober ces fadaises...

      
Madame Veyrat, navré de vous contrarier, mais voilà la vérité scientifique que l'on ne peut aucunement contredire pour une foule de raisons. De plus cela fait plus de 2000 ans qu'on sait cela (Pline l'ancien déjà traitait de "mages imposteurs" ces charlatans du caillou. Maintenant libre à chacun de se complaire dans l'obscurantisme moyenâgeux.


       André Holbecq a brillament rédigé des essais dont celui incontournable : LITHOTHERAPIE, ATTRAPE NIGAUD ET EXERCICE ILLEGAL DE LA MEDECINE...

      Bien à vous...

      Cordialement,

      Eric G.

      A lire le dossier : Les vertus de l'ambre




       Monsieur Hobecq, Tout d'abord viens vers vous, je cherche à vous contacter justement pour m'instruire, je cherche à avoir des informations et précisions, je ne crois pas qu'il soit correct de me traiter d' "ignorante", et je ne vous le permets pas.

       Etant maman d'un jeune enfant, on ne fait que parler des vertus de l'ambre calmantes, je ne dis pas croire aveuglément à ces vertus, je me pose justement des questions, ce qui est, je trouve, tout à fait légitime. La pédiatre de mon enfant qui a une longue carrière dans le domaine médical, m'a conseillé de mettre un collier d'ambre à mon bébé, c'est dire qu'il ne s'agit pas là d'ignorance! Il y a tant de domaines et spécificités en ce monde qu'on ne peut prétendre à tout connaître, à moins d'être quelqu'un de pédant.

       A votre tour, libre à vous de vous reconnaître dans cette description. Je ne comprends et ne pardonne rien, car l'éducation et le respect est un droit et un respect inaliénable des droits de l'homme et la république. Je terminerais par une petite expression qui résume bien votre situation : "la culture c'est comme la confiture, moins on en a et plus on l'étale !"




       Madame Veyrat,

       Voilà que "l'imbécile que je suis" mais je le sais, et je me soigne, aux pilules d'ambre, sans effet depuis longtemps, (humour) vous propose comme complément de réponse.

       Madame, oui, il y a des domaines et spécificités en ce monde que je ne connais, pas, mais, sauf erreur, vous avez sollicité un spécialiste de ce tout petit domaine du grand macrocosme universel intelligible aux instances critiques... Madame, libre à vous de croire en ces fadaises, mais personnellement je n'ai aucune confiance dans qui que ce soit (surtout un pédiatre !) qui aurait la bêtise de croire un instant en une quelconque vertu de l'ambre. Nous avons de multiples preuves du contraire en ce qui concerne les prétendus bienfaits de l'ambre. Je n'étalerai donc pas mon savoir puisque mon confrère d'ambre : Eric Geirnaert a également ses références solides sur le sujet. Sauf erreur d'étiquetage sur le " pot de confiture ", mais, arrêtez moi si je me trompe, il existe un laboratoire de recherches à l'Université Sofia Antipolis de Nice qui attend toujours quiconque pourra démontrer ces croyances du type "new -age" qui n'ont strictement rien de scientifique. Vous demandez l'avis d'un spécialiste dans ce domaine, selon mon confrère Eric G. j'en suis un. Veuillez m'excuser, un professeur ne note jamais ses copies, ma note serait partiale !

       Madame, si ma franchise dérange ou déplaît, que voulez vous que j'y fasse ? La vérité vaut pour ce qu'elle est et déplaît surtout à ceux qui font de l'argent avec l'ignorance (ou, je devrais-je dire la crédulité, car effectivement vous faites l'effort de vous instruire). La vérité n'est pas toujours bonne ou facile à entendre dit-on. Je le constate une fois de plus... Et, puis, non, je maintiens quand même que croire en ces prétendues vertus de l'ambre relève de l'ignorance. Je vais demander à Eric de vous convaincre, ce n'est pas peine perdue. Sachez qu'après les propos d'Eric, j'ai avec moi (près de moi) de nombreux universitaires très enthousiastes avide de prendre la relève, ainsi que quelques amis médecins et éminents minéralogistes, bardés de diplômes qui malheureusement n'utilisent pas encore Internet comme moi. (P.S. Eric a été mon professeur mentor en informatique, je l'ai initié à l'ambre)...

       Madame, je vous ai fait la grâce et la politesse de vous instruire et de vous mettre en garde contre le charlatanisme. Ne venez pas dire ensuite (vous ou vos enfants) car la bêtise se transmet plus que le savoir, que l'on ne vous a pas prévenu. Pour respecter la charte des travaux publiés par mon confrère Eric, j'ai fais cela, gratuitement, avec le plus grand désintéressement. Votre réaction et votre réponse sont caractéristiques du lithothéraphile en herbe. Attention, ce gazon à base d'ambre est toxique, à tous les niveaux. Peut-on solliciter utilement l'avis d'expert dans une démarche de croyance ?

       Madame, je vous salue respectueusement et vous tire ma révérence de zététicien, physicien, minéralogiste et biologiste. Zut, j'ai perdu ma casquette d'ambiologue !
(Sans doute volée par Eric !)

       A. H.

 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
J'ai fais une bêtise.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je crois avoir fais une bêtise. Pour améliorer la surface d'ambres bruts insectifères que je souhaitais nettoyer, j'ai appliqué -sur les conseils avisés d'un collectionneur contacté sur un forum de géologie- de l'huile sur plusieurs échantillons... Et, je viens de lire (bouleversée) que vous expliquiez que le procédé est SURTOUT dommageable pour les matières! L'huile pénétrant la gemme (poreuse) risque de briser le fossile par la dilatation différentielle des matières. Bigre! Mon idée était de protéger l'ambre et non de l'endommager. Y a t-il un moyen pour enlever l'huile -sans risque- de mes fossiles ?

      Fossilia.






      - E.G. -

      Bonjour.

      Dans la bibliographie spécialisée, les premiers à avoir commenté l'utilisation de l'huile comme matière profitable à l'examen photographique des inclusions de l'ambre sont les conservateurs du Musée d'Histoire Naturelle de New York ! Sans faire de longues digressions, l'opération aura été un désastre! Les échantillons sont perdus, ils se sont brisés.
Le sujet a été abordé au premier congrès Mondial de l'ambre en octobre 1998. Et, dans mes publications j'insiste VRAIMENT sur l'Écueil d'utiliser l'huile !!!!!!!!!!! Certains utilisent le vernis sous prétextes que l'ambre est, comme le bois, d'origine végétale... C'est encore plus dramatique!

       Alors, que faire ? Bon, surtout si l'ambre est operculé (c'est-à-dire brisées en surface au niveau des inclusions qui forment alors des cavités), l'huile aura pénétré en profondeur la gemme. Si les inclusions operculées sont encore chargées de matières organiques (des petites portions de bois, par exemple) il faut surtout les enlever mécaniquement avec l'utilisation d'une brosse à dent dont les poils doivent évidement être les plus rigides possibles. Ensuite, une fois la chose faite... Je vous conseille de placer l'échantillon (ambre ou copal) dans de l'eau fort savonneuse, car, le savon "digère" l'huile, c'est d'ailleurs un argument commercial pour la publicités TV qui vante les qualités des liquides vaisselles. Mettez la pièce fossile dans l'eau très savonneuse à coté d'un radiateur (allumé en permanence). La légère chaleur va dilater l'huile, qui en contact avec le savon sera partiellement digérée. Une fois par jour, je retirerais l'échantillon de l'eau savonneuse en l'essuyant avec un papier ménager absorbant. Et, l'opération faite (je suis sérieux) je nettoierais les surfaces avec la langue. Surtout ne pas rincer à l'eau claire car l'eau va remettre une consistance de surface. La salive joue le même rôle que le savon, elle digère la matière huileuse. Et, les papilles, en faisant sussions (en aspirant fortement) peuvent entrer (rentrer !) dans les micro trous des surfaces précédemment décapés au moyen de la brosse à dent.

      Les deux seules matières que j'utilise pour nettoyer mes ambres les plus précieux sont le dentifrice, la salive. Et pour résoudre, en dernier recours, les distorsions optiques des surfaces néfastes à la prise d'image, j'emploie de l'eau sucrée immédiatement enlevée après le cliché. Les procédés peuvent apparaître (absurdes) et/ou bricolés, mais, depuis longtemps j'ai confronté mes opérations (peu onéreuses) et surtout complètement neutres aux matières à des pratiques sophistiquées de quelques "spécialistes" qui réalisent des images surtout perfectibles !

      Je suis EXTREMEMENT pointilleux pour la qualité de préparation des échantillons lors d'une prise d'image et la conservation des échantillons dans le temps. Et, je reste attentif au devenir de vos échantillons.

      Bien à vous..

      Cordialement,

      Eric G.



 





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Photographier des ambres opaques.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je suis très impressionné par vos articles sur l'ambre, et le Forum. Je possède des ambres cénomaniens (que je ne souhaite pas présenter en image sur le forum), des ambres surtout opaques et certains translucides -30% du brut environ-, toujours cachés derrière une croûte blanche d'altération de surface qui empêche toute observation et évidemment toute identification des éventuelles inclusions...

      Pourriez-vous m'aider en me donnant les étapes à suivre pour arriver à photographier les inclusions ? Il semble, d'après ce que vous dites sur le site, que vous ayez découvert un nouveau procédé d'observation ? Je suis impressionné par vos résultats. Pourriez-vous me donner quelques conseils pour mes ambres opaques ?

      Si vous aviez des solutions techniques pour me permettre d'observer les inclusions, je suis très preneur !

      Merci.

      Signé Monsieur "Incognito".

      



 

      - E.G. -

      Bonjour Monsieur X.

      Entendu, je n'utilise pas vos images. Et, si j'ai bien compris, vous souhaitez vendre vos échantillons, le lot complet. Entendu j'annote l'information sur mon image... Voici donc des ambres cénomaniens de ma collection (exposés pour avoir un visuel) mais qui ne sont évidemment eux pas à vendre.

      Concernant la prise d'images d'un matériel surtout opaque, j'ai répondu en détail à vos questions (en message privé), car, la technique d'acquisition des photographies macro des inclusions organiques de l'ambre constitue la base d'un article que je destine à une prochaine publication papier.

      Avec mes conseils, que je vous demande de ne pas diffuser sur le web (à charge de revanche, gardons chacun nos propriétés -humour-), vous devriez, Monsieur X, pourvoir maintenant vous débrouiller.

      Je reste évidemment à votre "service"... (Pas complètement dupe).

      Cordialement,

      Eric G.





Complément -Ajout au massage :
Bonjour Monsieur Geirnaert, voici donc un mail avec des photos de l'ambre brut, d'ailleurs si vous êtes intéressé elle est à vendre... 500 € Il s'agit d'ambre du cénomanien de Charente Maritime, le site a fait l'objet d'une seule publication concernant les inclusions avec 3 nouvelles espèces décrites il me semble. Si vous avez une technique qui me permettrait de pouvoir observer les inclusions si il y'en a je suis très preneur! Oui, j'aimerais pouvoir en tirer au minimum 500euro, étant donné la rareté de cette ambre que l'on est pas prête de revoir à mon avis, le lot comprendrait environ 2kg (peut être moins je vous confirmerais ça) d'ambre brut opaque et translucide. Et, environ 100Kg de lignite qui se tamise trés facilement bourré de fragment d'ambre, ainsi qu'un bloc grand comme une boite a chaussure avec lignite et pyrite et deux grosses boules d'ambre ainsi que quelques fond de tamis avec de micro reste d'ambre... Bonne journée, Tariraptor Nechinorum Pulien sur le site Geoforum.

En fait, Pulien, (j'ai modifié les noms pour garder votre anonymat), êtes-vous un chercheur ?! ... En réfléchissant, ce que vous me proposez, si j'ai bien compris, c'est de me vendre (en message privé) le rebus des échantillons du labo après vos publications scientifiques ? Vous souhaitez dissimuler votre identité, et, vous voulez vous débarrasser de votre lot de travail ? C'est bien cela, me suis-je trompé ?

J'ose croire Monsieur, et j'espère (arrêtez moi si je me trompe) que ce ne sont quand même pas les restes des tiroirs de l'unité Géosciences de l'Université de recherche de Rennes, où, je crois que Monsieur Vincent Perrichot, Maître de Conférences en paléontologie, examine précisément ce matériel pour ses publications. Je me pose la question car, vous correspondez avec le chercheur pour commenter mes photographies d'inclusions proto-plumes. Si c'est le cas M. Perrichot aura t-il laissé des inclusions organiques (non étudiées?) dans les dits échantillons que vous proposez à la vente? Pouvez-vous assurer, (à vos acheteurs potentiel, mais, je ne suis pas intéressé) que ces matières ne sont pas les rebus d'études de quelques chercheurs? Par le passé, et, c'est une autorité qui s'exprime (reportez au magasine Pour La Science N° 300) il est fait mention de pratiques étranges et de mafias. Oui, des mafias organisent le trafic de l'ambre. Pour ma part, -et c'est un conseils que je donne au collectionneurs-, j'éviterai surtout de me porter acquéreur d'un support d'étude scientifique, qui, même acheté de bonne foi, pourra lever des interrogations sur les raisons de son changement de propriétaire -selon des transactions (déclarées?) que l'on pourra soupçonner plus ou moins frauduleuses-. La possession d'un lot surtout important de matériel rare (alors " sensible " scientifiquement parlant) peut laisser supposer des prospections clandestines sur des terrains privés. Certains gîtes français ont été protégés par des textes au Journal Officiel, et, la possession de lots peut (indépendamment du temps) vous valoir des courriers d'avocat et parfois des visites pour saisies éventuelles.
Je raconte cela car la chose existe, le monde de l'ambre est ainsi, il est également enraciné dans le commerce, les codes, le droit, les lois et la législation.

Signé E.G.



 








 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'ambre le plus vieux du monde.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je travaille actuellement à l'écriture d'un petit opuscule consacré à la géologie, (je suis moi même géologue), et, je désirais savoir quels sont, à votre avis, les échantillons d'ambre les plus anciens connus à ce jour. Est-ce l'ambre du Liban que vous mentionnez, âgé de 120 à 130 Ma ?
Merci de votre réponse, et, bravo pour votre site, véritable invitation à un voyage dans le temps...

      D. Comparen.






 

      - E.G. -

      Bonjour Monsieur Compare.

      Non. Je mentionne l'ambre du Liban comme un matériel ancien, mais, on peut trouver beaucoup plus ancien. Quel est l'ambre le plus ancien ?

      Pour tenir le titre, tant convoité, tout est question de nomenclature et d'intérêt. Doit-on donner un intérêt -et une audience- aux micros ressources comme des matières suffisantes pour tenir le titre très convoité d'ambre le plus ancien sur terre ?
Dans les publications de science depuis les années 1980 on ne compte plus les mentions : The oldest known xxx found in the oldest amber from xxx which includes a plethora of insect, plant and very raes invertebrate remains. © Mr. xxx / www.
C'est la course, à,... A remonter le temps !
On parle souvent d'ambre au Liban comme l'ambre le "plus ancien car" (à l'époque il y avait) un consensus (au moins par l'acceptation assez unanime des travaux). Mais, désormais, chacun y va de ses datations pour gagner quelques périodes géologiques et détrôner les travaux des confrères.
Les ambres triasiques sont pour l'instant le terrain de chasse et de combat (des publications à distances) de ceux qui cherchent le titre. J'ai un champignon originaire du trias ! Et, désolé pour l'image manquante, il faut me coire sur parole.
Concernant le Trias, la publication papier est tout aussi dangereuse que le piège originel (et mortel) de la résine qui tua les insectes. Pour les ambres du Tias, le combat fait rage. Pendant ce temps là les faussaires proposent déjà leurs créations à la vente. Quand l'orage triasique aura cessé (pluies acides et volcans allumés dans tout le paysage, =humour) on dira, sans doute, que l'ambre le plus ancien est encore ailleurs.

      Peut-être, oui, niché dans les schistes carbonifères ?! Bon sang, nous sommes déjà au Carbonifère ?!

      Enfant, jeune, il y a longtemps, j'ai découvert une sorte de plastique fondu, rouge sombre, dans du schiste que j'ouvrais au marteau, car, ma maman m'expliquait alors que des mineurs (chanceux !) pouvaient découvrir de rares fossiles anciens dans la pierre noire ! Enthousiaste, j'ouvrais le livre noire, pour décrypter la "sombre" histoire. Et, examinant une perle de 2 mm, surpris, je rapportais la découverte bizarre à mes parents incrédules. Une goûte d'encre exogène dans le livre du schiste, une tâche sur la page du livre d'histoire antique. J'ai donc jeté l'objet. Non sans avoir, je m'en souviens, non sans a-v-o-i-r mâché l'échantillon, (premier réflexe de géologue?) pour constater -sans rien comprendre- que l'objet avait éclaté en petits fragments, ce qui, plus tard, révéla que l'objet induré ne devait pas être un plastique.

      A mon grand regret, j'ai compris -plus tard- que c'était évidemment une oléorésine fossile, en jeu, pour le concours du fossile d'ambre le plus ancien sur terre. La perle de résine (copalite ou ambre) n'était pas une souillure ! Cette contrariété d'avoir jeté l'objet est à l'origine de ma passion pointilleuse à photographier TOUT, les "objets" collés de prêts ou de loin à l'ambre soit-il lauréat d'un prix ou pas.
Depuis trente ans je recherche une seconde perle d'ambre dans un schiste. (Et elles existent). Après avoir cherché autour de Lens, Oignies, Carvin, je recherche actuellement au Creusot les matières de type schistes qui me procureront le petit bonheur de recouvrer l'ambre niché dans les states de charbon. Je ne désespère pas de retrouver une seconde perle millimétrique d'ambre originaire du carbonifère.

      A coté des étages triasiques à ambres, "dévastés" par les "orages scientifiques", (c'est de l'humour), il existe, plusieurs gîtes carbonifères à ambre -qui ont été mentionnés oralement-, en Angleterre notamment.

      Amoureux des images j'aimerais cependant faire la photographie d'une perle d'ambre de ce paysage géologique où le climat, encore ignoré des chercheurs, est assez calme. L'étage de l'ambre carbonifère existe bien et attend son "orage" scientifique. Un jour, sûrement, il y aura une page web météo sur le site Ambre.Jaune pour présenter le premier déluge ambrée du Carbonifère...

      Peut-être pourriez vous lire l'article paru en octobre dans la revue Science. Science 2 October 2009: Vol. 326 no. 5949 pp. 132-134. Identification of Carboniferous (320 Million Years Old) Class Ic Amber. P. Sargent Bray and Ken B. Anderson.
L'étude des résines carbonifères avec également celles crétacé de la péninsule du Taimyr Sibérie, (des co-polymères de biformene I et de communol II) et l'identification des macromolécules (Polylabdanoid) permettent de réviser la classification des succinites (rigoureusement l'Ambre Jaune!) en ouvrant la voie aux séries résineuses typiques trouvées dans les conifères anciens et ceux maintenant typiques des angiospermes actuels qui avaient déjà divergé au Carbonifère. Ainsi existe bien une série Copal et une série Ambre Jaune bien séparées dans le temps. La première série n'étant pas une forme incomplète ou plus jeune (ou moins fossile) de la seconde.


      Cordialement,

      Eric G.



 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Comment acheter un bijou d'ambre sans se tromper.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Voulant offrir un collier d'ambre à mon épouse je me suis rendu dans une boutique spécialisée ne vendant que de "l'ambre naturel véritable de la Baltique" avec CERTIFICAT D'AUTHENTICITE et j'ai été surpris de constater qu'il existait plusieurs couleurs d'ambre allant du blanc "laiteux" (impérial ou royal) au vert (végétal) en passant par le jaune et le cognac et le rouge (cerise).

      Devant ma surprise le vendeur m'a expliqué que les couleurs étaient parfaitement naturelles et qu'elles dépendaient de la période et de l'endroit où le "précipité" avait eu lieu. N'étant pas convaincu par ces explications je me réfère à vous en vous posant une question toute simple : "cette explication est elle plausible ?".

      La fête de mon épouse étant proche, merci de ma répondre au plus tôt.

      Paul Assan.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Un vendeur pouvant éditer -assez facilement- ce qu'il veut, le certificat d'authenticité (certificat papier) a, pour moi, moins de véracité que la garantie assez immuable que nous donne la Nature. Pour vérifier la genèse naturelle de la gemme fossile, présentez votre échantillon sous une lumière UV. Les ambres authentiques (natifs, ce qui veut dire non améliorés) ont une réponse positive forte lorsqu'ils sont exposés en lumière UV.
Au risque de surprendre, oui, les vendeurs, jouent avec les mots. Ils vendent l'ambre véritable, et:"véritable" signifie seulement qu'il y a de l'ambre dans la matière. Pour proposer des matières plus attractives, (comme vous le verrez sur ce schéma), les ambres natifs sont TRES souvent chauffés et pressés pour améliorer la limpidité et la couleur de la gemme. Et, à l'occasion, un petit colorant est d'ailleurs ajouté durant le processus. La matière désignée encore d'ambre NATUREL a malheureusement perdu sa fluorescence. NATUREL veut RIGOUREUSEMENT dire, ici, que le procédé d'amélioration est "naturel". On ne dénature pas trop la gemme. La matière reste d'origine naturelle. On joue sur les mots pour entretenir la confusion. Regardez ce schéma, vous verrez la succession des procédés.

      L'ambre blanc, laiteux (justement celui qui imprégné de bulles est chauffé, et compacté pour améliorer sa couleur) n'a rien d'impérial ou de royal. Les tonalités opaques qui sont les plus courantes, effectivement blanches, sont le résultat de l'imprégnation de l'eau des roches encaissantes lors du processus de fossilisation. Le vert, (assez courrant dans les magasins mais extrêmement rare à l'état fossile dans la nature, et il faut alors surtout se poser la question de sa provenance) a pour origine une influence argileuse et en aucun cas végétale! Le vert est causé par l'imprégnation d'argile. Or, les ambres ont sédimenté dans du sable... Le pigment vert qu'est la chlorophylle (des végétaux) n'a rien à voir avec le processus de coloration des gemmes d'ambre. Les vendeurs inventent de belles petites histoires. Les ambres rouges "cerises" ne seraient-ils pas colorés aux jus des framboises qui étaient nombreuses dans la forêt d'ambre? (=Humour, rires). Non, en fait les variations rouges sont les résultats d'expositions plus longues à la lumière avec une absence momentanée d'eau, ou, dans d'autres cas, une présence de sulfures dans le dépôt sédimentaire. Et, les noms des couleurs résultent des traductions linguistiques.

      Un ambre digne d'intérêt (destiné comme cadeau), pour moi, doit avoir une fluorescence. Un bijou accompagné (ou pas) de son certificat d'authenticité qui ne fluoresce pas ne retient jamais mon attention. Pensez au test UV pour expertiser les matières. Voici par l'image, une preuve assez percutante. Parmi les petits échantillons, un seul spécimen est un ambre. Les autres matières sont tout, sauf, de l'ambre.

      Si vous souhaitez acheter un collier d'ambre vérifiez la fluorescence de la matière plus que la qualité d'édition du certificat papier).

      Cordialement,

      Eric G.



 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Votre avis sur ma collection d'ambre, svp.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je débute tout juste ma collection d'insectes de l'ambre et j'aimerais avoir votre avis pour quelques pièces insectifères.

      Personne sur le web -ni ailleurs- n'a un talent comme le votre pour faire parler les inclusions. Peut-être mes références "diront"-elles des petites choses intéressantes ? Au plaisir de vous lire.

      Christophe CORSET.






      - E.G. -

      Bonjour Christophe.

      Le premier insecte, centré dans la gemme, je crois, est une cicadelle (insecte Homoptère). Insecte piqueur et suceur, la cicadelle est inféodée à de nombreux végétaux. Les colonies de ces insectes peuvent parfois être importantes et offrir localement des références (cependant assez rares et prisées des collectionneurs) dans certains lots d'ambre. La cicadelle est ici piégée à coté d'une araignée salticidae -laquelle chasse à vue en laissant traîner un fil de sécurité dans le couvert aérien des végétaux-, cet indice est le signe d'un biotope originel sans doute aérien. On peut dire (une déduction rapide) que la genèse de l'échantillon est alors dans l'étage supérieur des végétaux.

      A l'inverse, la présence du pseudo scorpion (dans l'autre échantillon) suggère un piégeage, cette fois, au niveau du sol ou dans la litière, par les racines peut-être de l'arbre producteur de résine.

      J'ai examiné les trois autres images de vos échantillons, et, selon moi, l'inclusion la plus intéressante (malheureusement la moins visible) pourrait être, cette petite larve juvénile de mante religieuse. Les yeux proéminents semblent former une tête triangulaire et les antennes étroites sont filiformes. L'insecte est malheureusement caché derrière de nombreuses bulles. D'où l'utilité de maîtriser vraiment la technique de photographie pour aller chercher l'insecte en arrière de la surface. Photographier ces inclusions types est assez difficile et la technique consiste, une fois l'échantillon plongé dans l'eau sucrée, à limiter la profondeur de champ à la seule périphérie de l'insecte en utilisant un éclaire arrière et latéral surtout important dont l'effet sera d'estomper, en flou, les bulles de l'avant plan.

      La pièce insectifère suivante, la plus allongée, contient une grosse blatte (piégée avec deux araignées et sept moustiques). La blatte montre sa patte antérieure droite arrachée, c'est une indication fiable du mouvement de flux de la résine dans l'échantillon.

      La dernière pièce formée sous le nom générique de 'flaque' contient une portion intéressante de feuille et également des amas végétaux, sortes de mousses intéressantes! Ces amas cotonneux, diffus dans le centre de la gemme, sont le témoignage incontestable de la présence d'eau dans le biotope originel. Il serait intéressant d'examiner le détail de la structure fine du limbe de la feuille et repérer si les tissus végétaux on été mangés par des phytophages (on voit d'ailleurs des coprolithes piégés) ou noter si l'aspect dentelle de la feuille est l'effet d'une possible putréfaction avec d'éventuels micro champignons, alors du plus grand intérêt. Un examen attentif de cet échantillon formé dans un milieu aquatique devrait confirmer une genèse originelle des oléorésines par temps chaud avec une chaleur importante révélée par la fluidité marquée des coulées. Les syninclusions de nématocères renseignent beaucoup sur les spécificités du paléo biotope et la présence de champignons dont se nourrissent ces insectes.

      Voici donc de belles pièces pour débuter une collection !

      Cordialement,

      Eric G.



 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'ambre, un matériau d'ombre et de lumière.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Nous sommes étudiants à L'Ecole Européenne d'Ingénieurs en Génie des Matériaux (EEIGM) de Nancy. Nous sommes en première année et nous devons travailler sur un projet dont l'intitulé est "L'ambre, un matériau d'ombre et de lumière".

      Nous pensons pouvoir approfondir le côté scientifique du sujet, à savoir la formation de l'ambre, l'étude des oléorésines, etc. Cependant nous aimerions savoir, étant donné que nos recherches ont été pour l'instant assez infructueuses sur ce sujet, si l'ambre est utilisé dans l'industrie, si ce matériau a une application autre que la bijouterie?

      Simon Lallemand.





      - E.G. -

      Bonjour.

      Comme je l'ai présenté sur ce schéma  l'ambre fossile (modifié de plusieurs façons) a surtout été utilisé à destination de l'industrie. La bijouterie, la joaillerie, la marqueterie et l'ensemble des études scientifiques des inclusions fossiles ne représentent qu'une faible fraction de l'ambre brut utilisé. L'ambre fossile à destination de l'industrie a été exploité surtout pour les vernis, l'arcanson, les laques, l'huile d'ambre, les bâtons d'encens, les enduits de peintures, les solutions isolantes utilisées avec des colles pour les instruments d'optiques.

      L'ambre industriel a été utilisé également, mais dans une moindre mesure, pour les parfums, les pommades et quelques onguents (embrocations à base d'ambre), pour l'acide succinique. L'utilisation industrielle, maintenant révolue, était variable surtout par produit selon les pays...

      Je reste à votre disposition pour vous aider dans votre étude (vous proposer un visuel en infographie) et vous présenter des documents...

      Cordialement,

      Eric G.





L'industrie de l'ambre (*)

Les bijoutiers, les artisans joailliers et les collectionneurs d'inclusions rares n'absorbent guère plus de 15-20% de l'ambre brut exploité annuellement. Et, ces commerçants recherchent surtout les morceaux de grandes dimensions, de belles couleurs et de bonne résistance. De fait, la majorité de l'ambre brut fossile est destiné à l'industrie. Les déchets du travail artisanal sont également récupérés par l'industrie chimique, en particulier en Russie et dans l'ancienne Allemagne de l'Est. Cette industrie (de moins en moins active) tire de l'ambre des produits très différents tels: des vernis (anciennement utilisés en lutherie) des produits dérivés utilisés pour la protection des bois immergés dans l'eau, des isolants, l'huile d'ambre (composé brunâtre obtenu à partir d'ambre fondu sous haute pression à température élevée en atmosphère d'azote), l'acide succinique (C4H6O4), tous deux dotés de propriétés 'médicinales'... La colophane (ou arcanson) est un autre produit dérivé de la distillation de l'ambre. La colophane est une résine jaune, solide et transparente avec laquelle on frotte les crins de l'archet. Enfin, on fabrique de façon industrielle des bâtons enduits d'ambre aggloméré qui remplacent l'encens et dégagent une forte odeur de résine. Vers les années 1910 l'arrivé de l'électricité dans l'industrie de l'ambre a permit d'augmenter considérablement les rendements. Cela grâce à l'utilisation de trolleys (caténaires) qui transportaient la terre bleue contenant l'ambre vers des stations de nettoyage automatiques (image 2). Ces stations industrielles pouvaient d'un seul tenant nettoyer 150 mètres cube de terres. Pour la mine Anna, par exemple, la teneur moyenne en ambre par mètre cube de terre était de 6Kg.

Pour la seule année 1911, sortant de la mine Anna on a calculé 389.000 tonnes de terre bleu contenant 382.772 Kg d'ambre. Ajouté à cela 15.000 kg d'ambre récupéré par des pécheurs employés par la mine... La production brute, proposée à la vente, se détaillait de la façon suivante: Ambre brut en bloc 66.700 Kg, Ambre pressé 23.500 Kg, Colophane 158.200 Kg, Acide 1.300 Kg, Huile 31.700 Kg.

Avant la première guerre mondiale, des villes de Lithuanie comme Memel (Klaipeda) et Palanga étaient des centres commerciaux et industriels de l'ambre. Environ 500 ouvriers travaillaient dans l'industrie de Palanga pour produire quelque 20.000 Kg d'ambre brut par an. Production manuelle puisqu'elle résultait d'opérations de dragages en mer. Il y a beaucoup à dire sur la façon de s'adjuger les mines industrielles pendant les différentes périodes de guerres, et, les variations de productions par région et par pays... Après la première guerre mondiale, les mines d'ambre du Samland tombèrent sous le contrôle du gouvernement allemand. La demande d'ambre à partir de 1920 ne fit que croître jusqu'à devenir la deuxième valeur commerciale à l'exportation en direction des Etats Unis juste derrière le diamant. Les rapports commerciaux de l'époque montrent que 6809,75 Kg d'ambre furent exportés pour une valeur 41.556 $. A cette époque des mines connurent quelques difficultés à suivre la croissance de la demande, et, la vielle mine Anna (image 1 et 2), la plus connue, ferma en 1925... Cette croissance modifia aussi la structure même des mines. La porosité des roches et la fragilité des différents strates orienta les nouvelle exploitations minières vers des constructions à ciel ouvert. Sur des surfaces similaires on passait désormais à 1.400.000 mètres cube de terre déblayée par an ! Il fallait surtout, avant de commencer l'exploitation industrielle, atteindre la couche profonde de terre bleue et débarrasser la terre stérile en surface. La modernisation des techniques permit d'atteindre les records de production d'ambre lors de l'année 1925. Pour la région de Palmnicken (Samland), exactement 1.205.916 pounds, soit 547 tonnes d'ambre brut furent envoyés à l'industrie !

Durant de longues décennies, plus de 500 tonnes d'ambre ont été sacrifiées annuellement pour les utilisations industrielles... Il y a de quoi dégoûter, écœurer même, les scientifiques et autres naturalistes qui thésaurisent aujourd'hui la matière pour ses précieuses inclusions organiques. Autre époque, autre conscience. L'ambre est aujourd'hui apprécié différemment.

L'industrie de l'ambre 1   

L'industrie de l'ambre 2   


La crise industrielle de l'ambre, le sujet est à lire ici.





(*) Note :
Pour éviter que ce texte soit aspiré dans des sites peu scrupuleux, (et ils existent) plusieurs erreurs volontaires (importantes) on été intentionnellement dissimulées dans la rédaction. Le repérage de ces erreurs permettra alors de suivre les pirates... Les personnes qui souhaiteraient la rédaction (vierge d'erreur) pourront l'obtenir à l'adresse: eric.ambre.jaune@hotmail.fr




      L'ambre, un matériau d'ombre et de lumière (suite).

      Re-Bonjour !

      Vous avez récemment reçu un mail depuis l'adresse de mon binôme (Simon L.) concernant l'ambre, dans le cadre de notre projet scientifique à l'EEIGM.
Après nos questions concernant l'industrie de l'ambre, nous aurions encore quelques questions à vous poser...

      
Il apparaît sur votre diagramme que l'ambre est fondu pour être aggloméré. Auriez-vous plus d'informations sur ce procédé? Peut-on réellement fondre de l'ambre ? Que cela donne-t-il? Avez vous des informations sur la polymérisation de l'ambre ? Quelles sont, selon vous, les propriétés les plus intéressantes de ce matériau ? Merci beaucoup de nous aider !

      Cordialement,

      
Simon Lallemand et Charles Gateau.





 - E.G. -

      Bonjour.

      
Vous devriez retrouver les réponses à vos questions dans les dossiers Mag-AMP accessibles à partir du site Ambre.jaune.

      Oui, au risque de déranger un peu les consciences, oui, l'ambre jaune fossile peut être fondu! Les matières ainsi améliorées sont d'ailleurs préparées avec des compléments à base d'huile dont l'effet, en comblant les fractures internes, sera d'améliorer la limpidité de la gemme avec, également, une couleur cognac plus sombre et plus homogène. C'est une estimation qui varie selon les époques, mais, 80% du matériel présenté en joaillerie (au moins dans les boutiques françaises) est ainsi traité! La matière (devenu ambroïde) se reconnaît aisément à ces nombreuses paillettes circulaires dans la gemme cognac parfaite. Une vérification de ces matières montrera que les ambres ainsi "retouchés" ne fluorescent plus. A l'identique des plastiques qui supportent toutes les transformations possibles, l'ambre peut être modifié à des degrés très variables. De la simple pâte redevenue malléable aux substances liquides, tout le panel des transformations est accessible aux chimistes qui utilisent l'ambre fondu. L'ambre liquéfié est couramment coulé dans des moules pour proposer des objets très variés, boutons, étuis de pipes, etc. La propriété originale (la plus utile car elle permet d'authentifier les résines fossiles brutes des matières contrefaites) est la fluorescence. L'ambre brut (original) fluoresce toujours. Les matières améliorées, reconstituées, type ambroïde, après modification, ont tendance à perdre leur fluorescence naturelle.

      Concernant la chimie, si vous souhaitez des développements sur les étapes de la polymérisation des oléorésines et des données sérieuses sur la chimie organique, (La polymérisation des matières bitumineuses et des résines a conféré aux matériaux une insolubilité quasi totale dans les solvants), il faut vous procurer les travaux de M. Curt W. Beck. (Laboratoire de recherche sur l'ambre, Vassar Collège, Poughkeepsie, New York, U.S.A.). Monsieur Beck est le spécialiste mondial de la chimie des ambres. La chimie organique de l'ambre (complexe), certes intéressante, est assez indigeste ! 70 composés existent, des réactions en cascade, des formules brutes et développées à ne plus en finir... Bref, il m'est difficile dans le cadre d'un forum de vous présenter la chimie organique de l'ambre. La polymérisation initiale des résines n'est qu'une réaction parmi d'autres dans la diagenèse qui fossilise les matières.
La polymérisation des oléorésines est une réactions rapide (d'un point de vue géologique) qui, développant une architecture figée, enferme les substances végétales volatiles, lesquelles, piégées dans le polymères, restent odorantes tant que l'ambre est situé dans les roches encaissantes.

      Bien à vous.

      A lire ce dossier.

      Eric G.

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une graine dans l'ambre.

      Bonjour M. GEIRNAERT.

      J'aimerai soumettre à votre expertise, ce qui, pour moi, ressemble à une graine... C'est la première fois que je rencontre une telle organisation dans l'ambre. Qu'en pensez-vous ? Quel est votre avis ?

      Très cordialement.

       Eschappasse Guy.



      - E.G. -

      Bonjour.

      Pour identifier une graine fossile, une graine "avérée", il faut souvent et au moins repérer une symétrie d'axe. Une graine, une semence, est un corps organique plus ou moins cylindrique, tubuleux, au niveau duquel on peut repérer le haut et le bas...
A partir de l'image, il est difficile de résoudre l'expertise.

      A priori, je ne discerne pas d'axe ni même de plan de symétrie. La première question, concernant cette formation -figée dans la cavité de l'ambre-, est de savoir si l'inclusion (organique?) est contemporaine de la résine fossile. Il est important de vérifier l'origine de l'objet, lequel aura pu être emboîté dans la résine fossile tandis que l'ambre roulait dans les sédiments meubles. Formés sur le tronc de l'arbre producteur de résine ou au niveau des racines et du sol, les épanchements résineux sont souvent traversés par des séries végétales, qui, disparaissant durant le processus de fossilisation, ne laissent que les impressions fantômes (sortes de galeries qui traversent les échantillons). Ces galeries creuses sont alors souvent comblées ultérieurement par toutes sortes d'objets provenant des roches encaissantes. Pour certifier que l'objet antique est piégé dans la résine originelle (l'autre hypothèse serait qu'il est emboîté après le processus de fossilisation), il est nécessaire de procéder à un test UV. Dans ce test il faut examiner les zones d'échanges entre la résine et l'objet inclus. L'étude de l'éventuelle connexion fossile est sans équivoque.

      De temps à autre, il arrive (notamment pour les résines jeunes et sub-fossiles) que des graines ou des petits cailloux soient scellés en surfaces des sécrétions collantes. (Voir ce sujet).Une photographie macro (à fort grossissement) de l'objet devrait permettre d'examiner les éventuelles structures organiques permettant ainsi de convenir de l'origine botanique (portion de bois, écorce ou graine).

      Cordialement,

      Eric G.




Originaire de Pologne, l'échantillon d'ambre, ci dessous, présente trois dépressions à sa face inférieure, (cavités au niveau des flèches). Seule la plus grande dépression est partiellement comblée par un objet (5 mm) dont on peut se poser la question de l'origine. Pourquoi une inclusion fossile (amorphe) n'aurait-elle pas rigoureusement le diamètre correspondant à son empreinte ? Peut-il s'agir d'une intégration exogène ? Peut-il s'agir de l'emboîtement d'un corps étranger -non fossilisé- dans un ambre fossile roulé dans les roches encaissantes ?



REMARQUE : Les traces en surface de l'inclusion font penser en définitive à une texture bois. En considérant le fossile d'ambre sous un angle plus méthodique, ne pourrait-il pas s'agir d'un simple petit cube de bois coincé dans l'échantillon lors du polissage du brut au tambour ? Le polissage du brut au tambour permet de nettoyer en une seule fois plusieurs kilos d'ambre extraits des sédiments. Le tambour est formé par une section du tronc d'un chêne dont le cœur a été excavé. On y met un mélange de pâte abrasive et de morceaux d'ambre, mélange auquel on ajoute une quantité importante de petits cubes de chêne (1x1 cm). Le tambour tourne ainsi plusieurs jours avec l'ensemble des petits bouts de bois dont l'effet cumulé est d'améliorer l'efficacité de la pâte abrasive.


L'inclusion de ce qui semble être une "grosse graine" pourrait finalement être un reliquat de polissage (un petit cube en chêne) coincé dans une cavité naturelle de l'ambre...
Voir ci-dessous...


 








 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Un joli scorpion dans l'ambre proposé à la vente sur Internet.

      Bonjour Eric.

      Je reviens vers vous, une fois encore, je suis tombé sur cette vente Internet ! Voici un gros ambre à inclusion. Le scorpion, idéalement conservé, est énorme !

      Je serais curieux d'avoir votre appréciation... La singularité de la matière, (une sorte de résine avec des déformations étranges), la taille imposante de l'échantillon d'ambre, et la position de l'arthropode me rendent sceptique...

      Peut-on croire en l'authenticité de ce magnifique fossile ? Note : le propriétaire ne connaît pas l'origine de cet ambre... Que pensez-vous de ce fossile d'ambre ?

      Merci.

      Laurent...



 
Le magnifique scorpion d'internet




      - E.G. -

      Bonjour Laurent.

      Oui, la récompense d'une prospection attentive... L' arthropode sans doute le plus rare que l'on puisse rechercher et trouver en inclusion : le scorpion !

      Par son mode de vie, le scorpion ne représente qu'un faible contingent des inclusions animales fossiles de l'ambre. Nocturne, l'animal peut, à l'occasion, abandonner ses exuvies, (= peaux amorphes de croissances), voir ci-dessous, qui représentent parfois les "inclusions fantômes" de sa présence dans un biotope...

      Alors que les fossiles avérés de scorpions, tous gisements confondus, sont au nombre d'une dizaine, ce joli Buthidae(?) pourrait-il être une nouvelle référence dans l'ambre ? Même si le voile ne sera sans doute pas levé sur ce spécimen, il est nécessaire d'examiner ce qui finalement constituerait l'un des fossiles les plus prestigieux du monde...

      Alors, ... OUI, Internet est une source inépuisable de ("fausses") découvertes. L'animal, ici, adulte, est encore présenté dans cette position esthétique, qui, toujours la même, doit sans doute plaire aux acheteurs...

      Ne soyons pas dupe, Dame nature réalise "souvent" ses fossiles moins "design". L'objet, qui pourrait être utilisé comme un joli presse-papier, est sans doute un mélange, (peut-être à base d'une résine récente, sub-fossile).

      On ne peut être que surpris des petites aspérités à la surface de la pièce. Les bulles apparemment éclatées (sur la gauche de l'échantillon) ressemblent à celles nées sur des bakélites et autres plastiques.

      Laurent, peut-être pourriez vous demander au propriétaire une expertisez en lumière noire ? Quelle est également la nature de ce lichen étrange, a côté du scorpion ?

      Pour l'émerveillement, voici, ci-dessous, un scorpion (faux) encore plus gros ! Et, quelques mues de scorpions pour expliquer que les positions figées sont finalement souvent la caractéristique des faux...

      Cordialement,

      Eric G.




 



Trop beau, trop gros, présenté la queue souvent de coté, le joli
scorpion de l'ambre est souvent une contrefaçon.






Voici des positions assez naturelles, mais vendues sur Internet pour être des
scorpions, ces inclusions fantômes ne sont que des peaux, des mues animales...
Les inclusions de peaux (exuvies) sont-elles authentiques ?


 





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Inclure un papillon de nuit dans l'ambre, svp.

      Bonjour monsieur,

      Je me demande comment faire pour inclure sous résine un magnifique papillon de nuit. Je fais des recherches sur internet. Je trouve des kits d'inclusions avec des produits toxiques, qui chauffent à des températures très élevées. Le papillon n'y résistera sans doute pas. Alors, comment faire ? Existe-t-il des procédés à base d'ambre ? Je suis un particulier. Mon fils de 12 ans est passionné d'insectes. C'est lui qui a eu l'idée de l'inclusion, afin de pouvoir regarder l'insecte sous tous ses angles sans l'abîmer. L'intérêt, c'est aussi une conservation à très long terme, comme l'indique votre site. Merci des informations que vous voudrez bien nous donner.

      Isabelle Forestier.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      Oui, Bonjour madame. Oui, les polymérisations des résines artificielles utilisent souvent des poudres de catalyses qui réagissent à l'oxygène pour lier les matières. Et, les réactions chimiques sont effectivement calorifiques. La chaleur exogène est l'une des gênes techniques pour construire des inclusions indécelables. Les papillons faux de l'ambre sont sans doute le sujet le plus travaillé des faussaires. Oui, il existe des procédés à base d'ambre. Oui, l'ambre est un conservateur efficace. Mais, répondre à votre question, reviendrait finalement à aider les faussaires. Les résines fossiles et sub-fossiles rendues artificiellement insectifères (notamment avec des papillons, dont on notera les positions souvent artificielles) inondent déjà le marché. Si vous souhaitez des astuces de fabrication (surtout pour les papillons qui sont des insectes fragiles), adressez vous directement aux faussaires qui vendent ces trop belles inclusions sur le web.

      Mon implication se limite (et c'est déjà difficile) à alerter que les faux existent en proposant des expertises gratuites.

      Je vous laisse lire, au forum le paragraphe : Papillonnages et Papillonnites attention aux vrais faux papillons.


      Cordialement,

      Eric G.



 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Comment acheter un œuf d'ambre sans se tromper.

      Bonjour monsieur GEIRNAERT,

      Je souhaite acquérir un œuf en ambre cognac, mais ce n'est pas une mince affaire. Les œufs en copal et ambroïde sont nombreux à la vente et il est difficile d'en repérer un vrai (au moins en ambre balte). En voici deux, pourriez-vous m'indiquer si, à première vue, il ne s'agit d'ambre vrai ou définitivement de contrefaçons "véritables"? Dans le premier, on perçoit des bulles d'air, or, je crois, savoir que les bulles d'air sont excessivement rares dans l'ambre et assez répandues dans les contrefaçons. Le second me paraît plus étrange encore, la couleur est encore moins naturelle.

      Qu'en pensez vous ? Je reste à votre disposition. Bien respectueusement.

      Paul FEDERICI.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Définitivement, non! Nous sommes d'avantage du coté des produits dérivés du pétrole que des résines fossiles. Les amas grossiers ronds, arrondis mêlés sans mouvement logique, plongés comme cela, jetés dans la matrice, n'ont rien de naturels. La différence de teinte entre les deux objets tient simplement et rigoureusement à la température de réalisation des plastiques. (Réactions exogènes avec les durcisseurs et catalyseurs qui d'ailleurs brûlent souvent les inclusions organiques ajoutées). Les œufs en ambre sont les formes qui, rationnellement, causent le plus de pertes à la taille d'un ambre natifs (échantillons vrais, authentiques) extraits d'un gisement. Aussi, un joaillier regardera à deux fois pour débiter cette forme à partit d'un échantillon brut. Maintenant un chimiste des produits pétroliers aura toute facilité à couler une pâte plastique + bakélite dans un moule évidemment ovoïde. Demandez au vendeur (outre le sempiternel certificat d'authenticité, qui ne prouve rien) une image en lumière uv pour apprécier la réponse de l'objet. Avec cette boule, on est tout aussi proche de l'œil fossile de dinosaure que de l'échantillon authentique d'ambre.

      Cordialement,

      Eric G.



 




L'œuf d'ambre est vraiment le symbole de la contrefaçon... Regazrdez ici page 29/52 les faux insectes
plongés dans les œufs d'ambre, et ici, un complément sur les contrefaçons.





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Mes échantillons collectés.

      Bonjour monsieur,

      J'aimerais soumettre à votre expertise des matières que je ramasse en amateur. J'ai environ cinq kilogrammes d'échantillons collectés.

      Pourriez vous me donner un avis sur mes "découvertes" (plastiques, résines - copalites ou autres) ? Les couleurs sont assez variées...

      Je vous prie d'agréer, Monsieur l'expression de mes sincères salutations.

      Stéphan. F.





      
- E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Votre découverte est intéressante... Et, pour vous répondre, je prépare un dossier et une publication.

      Le dossier de la découverte (en préparation).
Et
      La publication réalisée dans une revue de science.




Un ambre, modifié sous l'effet d'un volcan...


      Le sujet est commenté pour l'éposition au Museum d'Histoire Naturelle d'AUTUN. C'est à voir ici.

Cordialement,

      Eric G.



 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Mes échantillons collectés.

      Bonjour Eric.

      J'ai trouvé de la résine fossile (Ambre?-Copal?, je ne m'avance plus maintenant) dans le maastrichtien de la haute garonne. J'en ai parlé à un spécialiste qui m'a dit que ça pourrait être intéressant.
Comment savoir si c'est de l'ambre ou du copal ?

      Pour la gangue, c'est du calcaire marneux (formation des marnes de St Loup) du maastrichtien supérieur à gros Echinides (Echinocorys tenuituberculata), Huîtres (Exogyra), Céphalopodes (Ammonites et Nautiles), Brachiopodes, Crustacés, Requins. Ce n'est pas un faciès récifal, plutôt fond sableux. C'est franchement marin (jamais de découverte d'organismes terrestres, même flottés). Les morceaux de bois sont pratiquement inexistants.

      Cordialement,

      Dominique.



Les ambres à "orgues" du maastrichtien supérieur de la Haute-Garonne ?!
Dominique, nous interpelle pour sa découverte qu'il croit être une résine indurée localisée dans les strates maastrichtien supérieur de la Haute-Garonne... Plusieurs échantillons ont été photographiés, et, en interrogeant les spécialistes la réponse est que la découverte "pourrait être intéressante".

      
- E.G. -

      Bonjour Dominique.

      Bon, que peut-on dire d'avantage ? Quelle est cette matière ? A quoi correspondent ces "pierres" et peu-on les classer dans la le registre binaire Ambre - Copal ?






Un ambre, modifié en plaques ?! ... La géomorphologie de l'échantillon
d'ambre (si cela en est) est vraiment, VRAIMENT, surprenante...





      Le site calcaire à Bryozoaires et Algues où se site la découverte des échantillons est connu pour son interface marine surtout étudié pour son âge correspondant à la limite crétacé-tertiaire qui enregistre la disparition des dinosaures. Outre le taux d'iridium élevé dans les strates, le paysage géologique est surtout étudié pour ses faunes marines et lagunaires. Il n'est donc pas surprenant de découvrir des oléorésines dans de telles interfaces (je pense quand même à l'estran d'une presqu'île par exemple) qui accompagnent finalement des résines fossiles déjà référencées dans les Pyrénées. Premier constat, compte tenu de la localisation, la résine (si cela en est) est très certainement du pôle copal. Bien que des auteurs aient signalé des rétinites dans les Pyrénées.

      Tout d'abord pour vérifier la réalité d'une résine indurée, le premier critère à examiner est la dureté. Certaines roches ressemblent beaucoup aux résines indurées mais ont TOUJOURS (et toutes) une dureté TOUJOURS TRES supérieure. Un test simple. Prenez l'échantillon et cognez le légèrement sur une plaque de verre (ou même l'émail de votre dent), les roches types silicates répondent par un :"clic", net, les résines plus ou moins étranges, résonnent d'un son plus sourd :"clong". Attention cette approche n'est pas scientifique mais évite les confusions. J'ai en souvenir d'avoir surtout expertisé une résine fossile vitrifiée par les gaz d'un volcan. Le résultat était un silicate plein, un fantôme parfait d'une sécrétion botanique sublimée que j'ai alors baptisée Pélambre.
Maintenant, à l'opposé, la matière peut également être tendre correspondant à un bitume, qui se cassera facilement à l'ongle. Je connais les bitumes mais seulement de façon théorique...

      La découverte semble être ici (sauf erreur) une sécrétion organique (botanique?) indurée. Les vraies bonnes résines baltes (les gédanites des pays de l'est) ont, exposées sous la lumière du jour, une réponse parfois mince en fluorescence en plein jour. L'exposition d'une résine indurée au rayonnement ultraviolet de grande (3.650 A) ou de courte (2.537 A) longueur d'onde, provoque toujours un phénomène de fluorescence de surface, variable suivant les échantillons et les gisements. Les résines du pôle Copal ont une fluorescence assez uniforme dans la teinte blanche. Et, l'observation permet aussi et surtout de retrouver les limites des coulées, permettant ainsi de reconnaître l'histoire de la genèse et le mode de dépôt de la sécrétion poisseuse. D'une façon générale la fluorescence est plus brillante en ondes longues et est fonction des polluants ayant pénétré la résine. Et, d'une façon générale la fluorescence est également bleue, verte, rouge, et parfois blanche pour les résines type du pôle Ambre.

      Après le test de la dureté, l'examen en fluorescence est donc nécessaire. En l'état des suppositions, les échantillons pourraient répondre positivement à une lumière énergisante UVL. Mais, la réponse de fluorescence peut être altérée par le chimisme des roches encaissantes. En effet, des résines sédimentés dans des cuvettes peuvent migrer vers des états étranges (entre l'organique et le minéral), comme ces découvertes dans les bassins de lignite en Tchécoslovaquie riches en sulfures, (Lom Vrsany u Mostu) qui montrent un processus unique d'une résine silicifiée que l'on nomme : Duxite. La résine de l'arbre Stromu Taxodium peut être trouvée dans des glaises et des grès du Miocène. Le bois de l'échantillon est noyé dans un grès dont la surface est recouverte de petits quartz. La résine silicifiée de couleur sombre, est friable, partiellement recouverte de sphalérite jaune à brun rougeâtre. Le sulfure de zinc pourrait être à l'origine de la couleur sombre de la résine. De coloris blende rubis à caramel brûlé, cet "ambre" hybride de 20 M.A. a une fluorescence légère dans la teinte jaune miel.

      Ce qui surprend beaucoup en observant les échantillons maastrichtien de Dominique ce sont ces structures feuilletées, rappelant quelques érosions d'affleurement situées entre le lapiaz en pavés et les orgues prismés de type "minéral". Cette structure qui organise complètement la gemme est unique et n'apparaît nullement dans aucune oléorésine traditionnelle qui, communément, suinte en coulées successives ou s'accumule en poches, rognons, ou flaques formant des amas plus ou moins ovoïdes. Ici la conformation générale, très structurée de la matière, donne l'illusion d'érosions différentielles. La vue d'ensemble d'un échantillon -posé sur sa roche- rappelle un paysage géologique formé sous les contraintes physiques d'un " micro monde ". Il est surprenant de découvrir un amas de résine agencé en formes qui rappèlent des orgues érodés, brisés par des forces de compactions et même coupés par des lignes de cisaillements. C'est comme si la résine s'était déstructurée sous l'effet m'un micro tremblement de terre ou d'un glissement de terrain (ce sont évidemment des images pour la rédaction). Ce n'est sans doute pas un mouvement des strates qui a réorganisé la gemme. Habituellement la résine fait tampon, subit les contraintes, mais ne s'exprime pas dans une structure organisée. Lorsque les résines "conventionnelles" (conformes au model habituel) subissent des altérations mécaniques par les roches encaissantes, elles se "délitent", s'effritent, se brisent en petits éclats calibrés selon des fractures conchoïdales. Or, ici, la gemme semble être montée en édifices concomitants séparés par des fractures. La scène restitue un vrai micro paysage de montagne d'une géologie très minérale.

      C'est cette forme très particulière qui m'amène à penser, qu'un élément trace (un liquide exogène) aurait peut-être imprégné la résine modifiant la structure chimique, rendant l'édifice plus solide pour qu'il soit capable d'encaisser des contraintes et puisse trouver ainsi cette réponse mécanique étrange. La vision de l'objet ne témoigne pas d'une cristallisation partielle (comme observée pour le Pélambre ou la Duxite) mais semble résulter d'un processus enregistré rigoureusement dans une transition amorphe de l'édifice. Il serait intéressant de vérifier que la gemme réponde aux mêmes propriétés physiques et optiques dans toutes les directions, (si ce n'est pas le cas, la direction des imprégnations donnera alors des indications dynamiques des mécanismes impliqués dans les roches encaissantes). Une exploration fine et rigoureuse d'un petit éclat permettra sans doute de réfuter la propriété d'isotropie. Et une étude en spectrométrie devrait permettre d'identifier les corps responsables de l'imprégnation.

      Sans doute bouleversé par l'arrivée de quelques polluants exogènes (liquides et solides), l'écrin de résine aura suivi un protocole très original. La taille des échantillons est déjà intéressante pour suivre les étapes de dépôt d'une sécrétion végétale. Une lecture des traces conservées dans les roches encaissantes devrait lever le voile sur les systèmes sécréteurs à l'origine des amas, (racine, branche, tronc). Une simple référence image de cet objet mérite d'avantage qu'une réponse laconique: "Oui, c'est intéressant".

      La découverte est très proche d'aspect de l'état de conservation du matériel birman, connu pour des imprégnations nombreuses, dont celle évidemment de la pyrite.


Cordialement,

      Eric G.





Correspondance et réponse d'un spécialiste André Holbecq.

      Bonjour Eric !

      Ce que je vois sur la photo me rappelle tout à fait (faut-il encore que la substance soit malléable) à ce que j'ai trouvé dans une carrière primaire Stinkal du Boulonnais, à savoir, une sorte de cire se desquamant en lamelles, très tendre et très molle, brûlant avec une flamme régulière éclairante, ressemblant parfois à de la graisse d'engin mécanique. Cette matière se nomme l'ozocérite. J'ai découvert de l'ozocérite dans des géodes de calcite, roche évidemment authentique sans artifice. Ta mention pourrait donc correspondre à un mélange naturel d'hydrocarbures, une cire fossile, sorte de paraffine antique naturelle, fraction lourde de produits organiques. Voilà à quoi ça me fait penser cette observation, encore faut-il que la matière soit malléable. L'ozocérite fond très facilement et est très fluorescente aux UVL en jaune. Mentionnée à une seule reprise dans la bibliographie, l'ozocérite est présentée dans une version ancienne de l'encyclopédie des minéraux Gründ (ISBN 2-7000-0186-9) un livre qu'il faut vraiment avoir dans sa bibliothèque.

      Amitiés.

      André Holbecq.



 








 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'Evolution des fourmis...

      Bonjour monsieur,

      En cherchant de la documentation sur l'évolution animale et végétale, je suis tombé sur vos travaux et notamment le texte de la phylogénie passionnante des fourmis (sur le site Ambre.jaune.free.fr).

      Pour devenir guide naturaliste, je dois présenter oralement devant la classe (et remettre par écrit au professeur) un sujet libre sur l'évolution. Le thème que j'ai retenu est celui des fourmis que vous traitez... Ce travail ne sera ni diffusé, ni publié. L'exposé oral durera 15 - 25 minutes. J'aurai aimé quelques précisions sur l'enjeu de ce sujet que vous présentez comme essentiel...

      Monsieur, je vous remercie de l'intérêt porté à mon email.

      Cordialement.

      Olivier V.




      L'évolution chez les fourmis, c'est chacun pour soi et la réussite pour tous !


      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Oui, ce sujet constitue un dossier fondamental pour plusieurs sciences... Et, étudier l'évolution du groupe vivant le plus largement répandu sur Terre peut sans doute être éducateur...

      Selon l'idée (*) largement répandue : Isolée de son groupe, une fourmi "solitaire" n'est rien ou (avouons-le) pas grand-chose... La théorie suggère que l'insecte n'existe totalement qu'intégré dans sa communauté grouillante...

* = La thèse du docte administrateur de Wikipédia France (Johann Dréo), Méthode d'optimisation inspirée des colonies de fourmis, adaptation aux problèmes à variables continues, applications au génie biologique et médical. 2001-2004, est explicite... Première phrase de l'introduction : "Ma thèse part du constat simple que les colonies de fourmis résolvent des problèmes complexes, bien que l'intelligence d'une fourmi soit limitée".

      Oui. Mais non ! Justement, ce constat d'un insecte solitaire, limité (dénué de potentiel), est surtout faux ! La paléontologie prouve qu'une fourmi, (même isolée de toute fédération, une fourmi seule) est finalement une entité libre au potentiel infini. Une fourmi seule, une fourmi "indivisible" est un potentiel vivant extraordinaire parfaitement affranchi du nombre ! Issue des guêpes, la fourmi progénote a évolué offrant des modèles sans comparaison possible avec les autres groupes animaux.

      La reproduction et l'évolution chez la fourmi, c'est désormais chacun pour soi mais finalement la réussite pour tous ! Les fourmis ont testé, dans leur histoire paléontologique (longue de 100 M.A.), toutes les voies évolutives possibles. Certaines fourmis géantes du Crétacé (comme Formicium) ont eu jusqu'à 16 cm d'envergure faisant des troupes en place de véritables armées redoutées de tous. Actuellement, des fourmis Wasmannia auropunctata, peuvent se cloner si leurs besoins écologiques l'exigent. Aussi incroyable que cela puisse être, les fourmis peuvent choisir leur mode de reproduction (1).

      Seule et initiant son clonage, la fourmi infirme la théorie idiote de son intelligence soi-disant limitée... Habituellement un animal trouve dans le partenaire du sexe opposé un complément génétique essentiel au maintien d'une descendance forte et résistante. La complémentarité qu'offre le génome du partenaire sexuel permet -sans doute- de s'adapter aux agents pathogènes en trouvant une meilleure compétitivité écologique surtout pour les communautés qui vivent dans le risque de la contagion qu'entretient la forte promiscuité. Mais, finalement la fourmi qui vit essentiellement en fédération a initié des modèles évolutifs inédits ! La fourmi paléontologique a inventé son potentiel de résistance au cours de l'évolution. Du progénote isolé aux fédérations clonales, la fourmi est sans doute le modèle vivant le plus riche pour étudier l'évolution.
L'étude de l'évolution et du groupe des fourmis ne se limite évidemment pas à l'inventaire de l'exubérance des morphologies...




(1) Dans les années 20, au Gabon, des agronomes s'étaient cru bien inspirés en introduisant dans leurs cultures la minuscule fourmi rouge carnivore. L'espèce : Wasmannia auropunctata était originaire d'Amérique centrale. Les brillants chercheurs souhaitaient modifier les équilibres entomologiques des cultures en introduisant un prédateur redoutable pour éradiquer les espèces nuisibles, hôtes, de diverses plantes cultivées, dont le cacaoyer. Mais la petite "fourmi de feu" américaine, bien sourde aux intentions humaines,… s'est peu à peu répandue dans toute l'Afrique centrale, en profitant surtout des échanges commerciaux de l'agriculture et de la sylviculture. On vient de découvrir cette année (2005) que cette fourmi était capable de choisir sa stratégie de reproduction (entre le modèle de la reproduction sexuée ou le clonage) !!! Ainsi, on comprend déjà un peu mieux pourquoi (et comment), aujourd'hui, W. auropunctata menace la biodiversité des espèces dans les territoires néo-colonisés !



      Cordialement,

      Eric G.



A lire : La phylogénie des fourmis.

 








 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Les araignées des ambres de l'Oise (France).

      Monsieur. Geirnaert.

      J'ai visité ("exploré" devrait-on dire) vos travaux Internet consacrés à l'ambre et je souhaiterais vous demander une aide pour mes recherches consacrées aux araignées de l'ambre. J'ai actuellement trois spécimens à l'étude pour l'ambre de l'Oise.

      Pourriez vous me dire où et comment me procurer d'autres spécimens de l'Oise pour compléter mes travaux ? Auriez vous une idée d'une personne à contacter en particulier.

      Cordialement.

      Alex.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      (Alex, veuillez excuser ma mauvaise rédaction en anglais), ...
      ma réponse est donc postée en français sur le forum.

      Les gisements de l'Oise ne sont plus accessibles, et, les strates ambrifères sont désormais noyées sur plusieurs mètres d'eau. Impossible donc de prospecter sur le terrain.
Reste les annonces WEB pour contacter les prospecteurs (mais, attention, les provenances sont parfois litigieuses)...

      Vos travaux concernant les araignées des gîtes français sont ils destinés à des publications (scientifiques) ou sont t-ils réalisés dans le cadre de vos études ? Si vous souhaitiez rédiger une annonce, (évidemment non commerciale), pour obtenir des espèces particulières le site Internet Ambre.jaune est à votre disposition. Ecrivez moi le message qui vous intéresse et (aussi vite que possible) je poste le sujet.

      Concernant les araignées de l'ambre, je vous laisse examiner ce dossier et, ci-dessous, cette image. Les jolis posters des araignées de l'ambre édités au format A4 (5 €) sont disponibles également en très haute résolution (version électronique).

      Oui, n'oubliez pas également de lire (sur le site Ambre.jaune) le tout nouveau dossier relatif aux araignées salticidae de l'ambre qui prépare une publication.

      Cordialement,

      Eric G.






Les posters des araignées de l'ambre, réalisés par le site Internet Ambre.jaune.free.fr
sont disponibles en version électronique haute résolution (25 € pièce).
Poster salticidae : 4246 x 2763 pixels, Poster araignées : 4087 x 2906 pixels.
Ou publiés sur papier photographique en édition A4 (5 € pièce).

 

 

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Les mouches de ma collection d'ambre.

      Bonjour Monsieur,

      Ayant glané quelques renseignements concernant les mouches sur le forum http:\\www.xxx, et, je souhaiterais soumettre à votre expertise quelques inclusions fossiles de l'ambre de ma collection...

      Cordialement,

      Didier Gofin.







      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Vos inclusions fossiles originaires des gisements baltes sont jolies. Pas forcément rares du point de vue paléontologique, mais les insectes restent intéressants. Vos mouches sont surtout séduisantes par leur bon état de conservation qui permet des observations détaillées.


      1) Mouche Empididae.
      Les mouches Empididae baltes sont fréquentes et constituent un contingent important des diptères fossiles de l'ambre. Identifiées parfois (à tord) comme de "petits papillons" par les néophytes, les Empididae sont évidemment des mouches (à 2 ailes), certes très velues. Mais ces mouches ont une trompe rigide et des petites encoches toujours présentes (mais difficiles à voir) au bord interne de l'oeil. La tête plus ou moins sphérique est portée par cou gracile. Ces mouches devaient sans doute être des habitants communs et très nombreux des fourrés humides. Cependant le nombre d'espèces antiques est assez restreint et se limite essentiellement à Hilara et Hemerodromia. Les larves vivaient dans la végétation en décomposition ou dans l'eau et devaient certainement être prédatrices. Le vol en essaims était commun aux époques oligocènes - éocènes, sans doute pour une meilleure reconnaissance des partenaires sexuels. On se pose la question de connaître quelles connexions éventuelles avaient ces insectes avec les arbres à ambres. Les hypothèses sont avancées mais les preuves manques (ou sont perdues). Il faut dire que les syninclusions sont souvent sacrifiées pour des travaux où les spécimens sont isolés en lames minces pour des dessins taxonomiques.

      2) Mouche Phoridae.
      Sans évidemment être un critère scientifique, on peut facilement reconnaître ces mouches à leurs "cheveux" (=la belle brosse toujours en arrière) et à leurs ailes très éthérées. Plus sérieusement, thorax gibbeux, le bord de l'aile est généralement épineux vers la base... Ce détail du bord épineux de la base de l'aile est parfaitement perceptible sur les deux spécimens exposés. Les Phoridés sont de petites mouches assez discrètes qui volent peu. Elles préfèrent la vie secrète et reculée, la vie cachée dans les matières animales ou végétales en décomposition. Les larves Phorides vivent dans la matière en décomposition et certaines espèces sont même parasites d'autres insectes. Ces insectes rappellent ainsi le comportement des mouches antiques les plus primitives connues. Assez fréquentes dans le registre des inclusions de l'ambre, la présence des mouches Phorides est sans doute liée à leur habitat du sol et du sous-sol où précisément l'ambre se forme. Plusieurs espèces identifiées dans l'ambre devaient être thermophiles et myrmécophiles (= les mouches devaient vivre en symbioses avec les fourmis). La famille des Phoridés a été présentée au Premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre en octobre 1998, avec notamment les superbes travaux russes : Les curieux Phoridae -Diptères-, trouvés communément dans les ambres du Crétacé. (Dr Mikhail B. Mostovski, Institut Paléontologique Russe de L'Académie des Sciences, Moscou, Russie).
-Concernant cette famille, j'ai une inclusion rarissime, aile ouverte, parfaitement présentée. Ce spécimen (Phoridae Megaselia) parasité par un ver nématode (visible au niveau supérieur de l'abdomen) a été présenté au Premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre (octobre 1998). Le spécimen est présenté sur le bas à droite de l'image. (Découverte, photographie et collection Eric G. http://ambre.jaune.free.fr/).
-Concernant votre insecte, il faudrait examiner attentivement le fossile pour vérifier si les petites formations circulaires (près des pattes) ne sont pas des acariens (phorésie).

      3) Mouche Syrphidae.
      Les diptères Syrphides sont des mouches petites à grandes au vol stationnaire rapide surtout aux situations les plus ensoleillées. Au niveau de la systématique, ces mouches se reconnaissent car les nervures longent la marge postérieure des ailes (et forment un faux "bord" parfois très net). Si le faux bord n'est pas visible, les cellules se fondent avant la marge de l'aile. Les antennes courtes en trois articles sont dirigées vers le bas. Les mouches adultes se nourrissent de nectar tandis que les larves sont, elles, prédatrices coprophages ou herbivores et résident le plus souvent au premier étage du sol. Les Syrphidae de l'ambre ont été mentionnées la première fois par H. Loew en 1850. On cherche -sans les trouver- les éventuelles relations qui associeraient ces insectes aux arbres producteurs d'ambre. Il semble que la présence des Syrphides puisse être corrélée à la présence éventuelle de fleurs (nourriture des adultes). Le spécimen fossile est ici intéressant pour l'œil dont on notera des craquelures nombreuses signes d'un mouvement de la résine par temps de forte chaleur (peu d'eau associée à la résine fluide encore fraîche).

      4) Mouche Acalyptère.
      Ces mouches (sous famille des Muscidae) sont sans doute un indice paléontologique d'un biotope antique riche en matière organique solide décomposée ou putréfiée. De nombreuses larves saprophages devaient être inféodées à l'humus, au bois mort pourrissant, au sous-sol décomposé où existaient des champignons. Prenons l'exemple des Calobatidae, Megamerinidae, Lauxaniidae, Pallopteridae, Lonchaeidae, Odiniidae, Acartophthalmidae, Clusiidae, Diastatidae, etc, de l'ambre. Tous ces insectes se nymphosent dans un puparium en forme de tonnelet et naissent par une ouverture circulaire. Les antennes des mouches adultes sont alors composées par trois articles (le troisième en forme de soie fine contraste beaucoup avec le second article, large et circulaire). Dans le groupe, les nervations alaires sont assez constantes parmi les espèces et également dans le temps paléontologique. Aussi, les différenciations taxonomiques par époque se font alors surtout à partir des soies présentes sur la tête et le thorax (lorsque l'ambre permet l'observation rapprochée). Les Acalyptères se reconnaissent aux squames thoraciques (ou calyptères) peu développées. Les calyptères sont ces portions rondes des ailes qui apparaissent sous les cellules anales -proche du thorax de l'insecte- et qui recouvrent alors parfois les haltères.
-Pour la petite histoire, rappelons que la collection d'ambre la plus prestigieuse du Monde, contient des faux constitués à partir de mouches contemporaines de ce groupe. Le 1er Avril 1966, le faux le plus célèbre de l'ambre: Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée de Londres a été identifié. La mouche contemporaine rattachée à la famille des Muscidae (une mouche scatophage) a été noyée dans un ambre fossile antique. Le fossile d'ambre contenant la mouche des latrines provient de la célèbre collection de Hermann Loew, un allemand qui travaillait au Département de Paléontologie du Musée de Londres à la classification des moucherons authentiques de l'ambre !



      Espèces fossiles et espèces contemporaines...

       Concernant les arguments que l'on peut lire dans quelques forums consacrés aux mouches, les ressemblances morphologiques mêmes fortes entre certains fossiles et espèces contemporaines, ne doivent pas faire oublier que la durée de vie moyenne d'un groupe d'insecte est assez brève... La durée de vie d'une espèce est inhérente à son taux de reproduction. Certains insectes, à vie courte, se reproduisent rapidement, le brassage génétique est alors accéléré. De telles espèces peuvent ne rester sur terre que très peu de temps, seulement 300.000 ans, parfois moins encore. Aussi, lorsqu'un insecte de l'ambre est daté de plus de 30 millions d'années, il est sans doute improbable que l'espèce (stricto sensu) existe encore et soit rigoureusement la même (d'un point de vue génétique). Les variations morphologiques sont parfois infimes, comme c'est le cas notamment chez les fourmis fossiles que l'on peut à peine distinguer des représentants actuels. Certes, si l'environnement reste stable, quelques espèces semblent pouvoir "résister" à l'évolution, elles ont l'air de "végéter" morphologiquement. Rappelons que la durée moyenne de vie des espèces vertébrées se situe entre 5 et 10 M.A. Il est peu probable qu'un groupe entomologique évolue si peu qu'il puisse maintenir une espèce (au sens stricte de la définition) pendant 30 à 40 millions d'années. Même si les morphologies sont très proches, les divergences génétiques peuvent exister en toile de fond sans modifier le phénotype. Même consigné dans un forum consacré aux diptères, je ne suis pas convaincu qu'une espèce -même TRES exceptionnelle- puisse exister 30 à 40 millions d'années. Une convergence assez large d'observations va dans ce sens. Du moins je crois.


      Bien à vous,

      Eric G.

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une inclusion très étrange dans l'ambre !

      Monsieur. Geirnaert.

      Voilà je viens de faire l'acquisition d'un ambre contenant une inclusion étrange dont le vendeur ignorait l'identification. Il supposait que l'objet correspondait à des bulles d'air ! Je pense -personnellement- à des coprolithes... Qu'en pensez-vous ? Toujours est-il que cette inclusion étrange est assez esthétique (s'il en est).

      Cordialement.

      Laurent.







Regarder l'inclusion étrange   

      - E.G. -

      Bonjour Laurent.

      Voilà encore une belle expertise !

      Pour certifier l'éventuelle genèse du sujet par des bulles atmosphériques, (donc piégées en surface de l'ambre), il faut que la forme de l'objet coïncide rigoureusement avec les flux des coulées de la résine antique. L'analyse taphonomique renseigne sur la position et la déformation plastique des inclusions. (La lecture taphonomique de l'ambre se fait sous un éclairage en lumière noire). Cependant, la torsade de l'objet a peu de chance d'être crée par la seule force de mouvement de la résine qui agit surtout verticalement par la seule force de la pesanteur.

      Si, maintenant se sont des coprolithes d'une grande chenille polyphage, (cela existe dans le registre des inclusions de l'ambre), surtout si l'inclusion est importante, on constate assez souvent un halo blanchâtre né de l'humidité mêlée aux excréments.
A l'inverse, lorsque les matières excrétées sont sèches, (petites inclusions) on remarque parfois une dessiccation légère qui a pour effet de réduire le volume de l'inclusion ce qui libère un peu le coprolithe qui bouge alors dans la cavité d'ambre. Ce phénomène de rétractation des déjections entomologiques est surtout manifeste chez les termites.
Voir ce termite de l'ambre avec le bois ingéré mobile   

      Concernant cette inclusion, je pense d'avantage à une petite racine (mousse épiphyte ou liane). Les racines apparaissent sur les écorces des arbres producteurs d'ambre. Il faut regarder surtout la section terminale de l'objet pour approfondir l'expertise.

      Cordialement,

      Eric G.



      Monsieur Geirnaert.

      Merci infiniment pour votre éclairage !

      Votre analyse me rappelle soudainement une question que je vous posais: "quelle conseil me donneriez-vous pour constituer une collection d'ambre" et vous me répondiez qu'à votre humble avis analyser les "bizarreries" était sans doute l'un des domaines les plus intéressants car précurseur de découvertes formidables...
C'est l'analyse des bizarreries qui ouvre les frontières de notre connaissance plus que l'examen répétitif des références connues, -aussi belles soient-elles-.
Et, vous m'expliquiez qu'il vous arrivait d'échanger de belles inclusions contre ces bizarreries ce qui déroutait les négociants !
Tout cela pour vous dire qu'à travers cette pièce, (la première bizarrerie de ma collection) je comprends mieux votre démarche et je me surprends à partager votre orientation mêlant esthétisme et désormais valeur de l'interprétation de l'objet.

      Je m'intéresse dorénavant de plus en plus à ces "bizarreries", qui, expertisées sur vote forum, gagnent alors en beauté !...

      Monsieur Geirnaert, encore merci pour votre disponibilité à interpréter nos inclusions.

      Laurent.





      Merci Laurent. Je suis ravi de votre message ! Et, j'oubliais, sur l'image (en arrière plan) je crois apercevoir ce qui semble être une graine ou une sorte de cosse végétale, à moins que cela ne soit tout simplement qu'une ligne circulaire de fracture ? Il faudrait vérifier la nature de cet autre "objet"... .

      Bien à vous,

      Eric G.

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Le,... le, ... sang? d'un moustique de l'ambre ?!

      M. Geirnaert.

      Bonjour, Je viens une nouvelle fois vers vous... J'ai déniché, ce que je crois, être une rareté... Et, j'aurai souhaité avoir votre avis d'expert ! Comme vous le voyez sur ces photos jointes, on distingue un épanchement (liquide ?), une tâche rougeâtre au pourtour de l'insecte.

      Cela me fait penser évidemment à du sang ! Qu'en pensez-vous ? C'est la première fois que j'observe cela ! Est-ce du sang ?

      Cordialement.

      L. Chiquet.








Regarder les mousitques   

 



      La Boutique - E.G. -

      Bonjour.

      L'insecte montrant la zonation rouge, diffuse dans l'ambre, et l'autre spécimen, à coté, sont des femelles de Chironomidae.

      Les moustiques chironomes se reconnaissent par l'absence de nervure transversale au milieu de l'aile. Si l'aile n'est pas observable dans l'ambre, on peut se fier à la forme bien bombée du thorax qui surplombe la tête. Les mâles sont identifiables à leurs antennes longues très plumeuses. Les femelles ont l'abdomen plus large et sont dotées d'antennes plus courtes, comme c'est le cas ici. Les pièces buccales de ces moustiques sont peu développées, de nombreux adultes ne se nourrissent d'ailleurs pas, et, ces moustiques, c'est important NE SONT PAS HEMATOPHAGES. Ils ne s'alimentent pas de sang...

      Pour commencer, précision essentielle : le sang des insectes est généralement de couleur jaune, jaune orangé, parfois verdâtre. Alors à quoi peut donc correspondre le liquide rouge noté dans l'ambre ?

      -Pour "répondre", il faut d'abord noter que des sécrétions rouges existent chez les insectes contemporains. Lorsqu'ils sont dérangés certains insectes exsudent aux articulations un "sang" qui agit contre les prédateurs par leurs substances odorantes répulsives. Cette saignée réflexe (qui existe aujourd'hui chez les coléoptères) est constituée d'hémolymphe caustique et toxique. On peut éventuellement émettre l'hypothèse que les moustiques antiques étaient dotés de telles défenses. Mais, soyons sérieux, si c'était le cas, tous les Chironome de l'ambre serait noyés dans un exsuda rouge, ce qui n'est pas le cas dans le registre des fossiles de l'ambre où les insectes vivants étouffent dans la résine.

      -Pour "répondre", il faut ensuite signaler que ces phénomènes apparaissent dans des résines sans insecte, datées de 94 Millions d'années pour les mentions les plus vielles.

      On connaît mal la nature exacte des fluides rouges piégés dans les ambres baltes. En ce qui concerne celui-ci, qui marque la résine près du moustique Chironomidae, on peut émettre l'hypothèse que sa nuance est peut-être due au fer (polluants exogènes). Plusieurs corrupteurs exogènes, amenés par l'eau mêlés à l'oléorésine fraîche, avant fossilisation causent des colorations rouges à noires dont ont note une stabilité dans le temps (sulfures). C'est la stabilité de la couleur dans la résine qu'il faut noter. Car, concernant les couleurs, on pourrait invoquer le carotène rouge qui existe dans de nombreux végétaux et certains animaux. Le pigment pourrait effectivement imprégner la résine qui fossilise en ambre. Mais, cette hypothèse demande à être consolidée, car, les pigments sont surtout connus pour leur désorganisation rapide.

      Mais! Mais, -et c'est là que le dossier est intéressant-, la couleur rouge des larves comme celle des Tendipédidés (Chironomes), genre chironomus, est justement due à l'hémoglobine, cette protéine qui assure le transport de l'oxygène dans les hématies des vertébrés. Les larves vivent dans les détritus des eaux stagnantes, sur le fond vaseux, et, l'hémoglobine leur procure suffisamment d'oxygène. Les larves éocènes avaient-elles également de l'hémoglobine ? Si oui, doit-on alors supposer que l'hémoglobine de l'insecte adulte serait responsable de la couleur rouge dans la résine, 30 millions d'années encore après le piégeage ? Si tel est le cas, (et c'est alors une découverte révolutionnaire) pourquoi cette appréciation n'existe pas chez les très nombreux Chironomes fossiles de l'ambre ? Des milliers de spécimens fossiles existent et ont été examines attentivement. En fait, la coloration rouge peut se manifester autour de plusieurs inclusions organiques (animales ou végétales). Et, la découvrir jointe à un Chironome est surtout intéressant pour ouvrir la discussion.

      Pour revenir aux insectes de l'ambre et aux traces rouges curieuses, seules les espèces hématophages comme les Culicidés, les Tabanidés, qui s'alimentent du sang -rouge- des vertébrés (couleur causée par hémoglobine) pourraient potentiellement induire des nuances écarlates dans la résine. N'oublions pas les tiques. Je mentionne dans mon ouvrage (Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie, fig. 267) un spécimen, qui, justement, régurgite par étouffement sont repas (rouge !) dont on peut supposer qu'il était constitué de sang de vertébré!

      Les Chironomidés fossiles de l'ambre sont bien connus et largement étudiés. Les Trichoptères et les Chironomidae, sont des insectes sentinelles des biotopes humides. Les deux groupes ubiquistes existent à pourcentages immobiles quelque soient les lieux. Les deux groupes existent à pourcentages fixes pour l'ambre de la Baltique (40 M.A.) et celui du New Jersey (94 M.A.), environ 2% de Trichoptères et 11% de Chironomidae. Les moustiques sont 5 fois plus nombreux que les trichoptères. Ces deux groupes se trouvent en proportions permanentes malgré l'importante différence de situation géographique et l'éloignement dans le temps; (l'ambre du New Jersey est presque deux fois plus vieux que l'autre). Est-ce les biotopes qui étaient semblables ou les deux entomofaunes? Les chiffres sont tellement proches, que l'on pourrait suggérer que les populations d'insectes et les biotopes étaient identiques. Pourtant, en observant divers groupes baltes, force est de reconnaître que les populations animales essentiellement thermophiles et sylvicoles ne sont pas les mêmes. Les moustiques Chironomidae, que l'on retrouve en proportions quasiment égales dans toutes les forêts, forment toujours le contingent principal des inclusions de l'ambre, mais, selon les dépôts, l'importance de leur nombre peut varier d'un facteur 10, ce qui est évidemment énorme.

      Pour un complément d'information, je vous renvoie vers la Monographie des Cecidomydae, Sciaridae, Mycetophilidae et Chironomidae de l'ambre de la Baltique Bruxelles. MEUNIER F. Polleunis & Ceuterick, 1904, 264 pages + planches.

      Et, concernant le sang de l'ambre : à voir

      
Je serais heureux de partager mes analyses avec les chercheurs de la grande institution, qui, -au moins concernant l'ambre et le sang-, sont assez regardant en commentaires et n'alimentent par vraiment les forums où la passion naissante sera peut-être à l'origine d'une vocation... Bien loin des technologies modernes et du web, seraient-ils trop occupés à préparer les chironomes fossiles en lames minces ?

      Cordialement,

      Eric G.

 

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
La protection des ambres insectifères.

      M. Geirnaert.

      Bonsoir, j'ai lu dans votre ouvrage "Miel de Fortune et Mémoire de Vie" que vous préconisez, entre autre, d'utiliser le baume du Canada pour préserver et protéger les fossiles d'ambre !

      Collectionneur, je souhaiterais m'en procurer, mais il y a t'il une procédure à respecter pour appliquer ce baume ?

      Merci.

      L. Chiquet.






      La Boutique - E.G. -

      Bonjour.

      Non, aucune procédure particulière. Evitez seulement d'en mettre sur vos doigts, l'oléorésine colle énormément. Utilisez un pinceau pour appliquer l'oléorésine en fine couche, c'est tout. Et, il faut juste laisser sécher votre échantillon à l'abri de la poussière. L'objectif du baume est simplement d'isoler l'ambre de l'oxygène atmosphérique.

      Cordialement,

      Eric G.

 

 




 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une vue de l'intérieur et en 3D des inclusions de l'ambre.


      NOTE : Réponse à des lecteurs concernant les ambres montés