Les
contrefaçons de l'ambre
Pour les allemands, l'ambre : "Bernstein",
désigne littéralement
"la pierre qui brûle", mais, vendu comme ambre
fossile avec
son certificat d'authenticité, la pierre ci-dessous,
qui
effectivement brûle (mais comme tous
les plastiques, en coulant, ...)
N'EST PAS UN AMBRE !
Bon, désolé de porter la focale sur des travaux,
mais les faussaires les plus compétents sont les allemands.
Les ambres insectifères clarifiés (proposés
à la vente) sont impressionnants de réalisme.
Cet ambre, acheté aux allemand (avec le certificat
d'authenticité), qui coule à
la combustion, n'est évidemment pas u ambre...

Ce n'est évidemment
pas le dossier le plus intéressant, (le plus palpitant),
mais, c'est sans doute l'un des sujets principaux... L'ambre
comme gemme (pierre vendue parfois plus chère que
l'or !) est malheureusement contrefaite assez souvent
et, améliorée TRES souvent... Ce sont les allemands
qui ont inventé la désignation commerciale d'ambre
véritable. Ce qui suggère que les
procédés d'améliorations des qualités
sont appliqués sur des résines fossiles originelles.
Mais ce qui veut dire aussi et surtout que les gemmes ne sont
déjà plus tout à fait celles qui existent
dans les sédiments d'un gîte fossile. Des procédés
(gardés secret, jamais commentés) existent pour
améliorer les ambres limpides et les ambres à
inclusions. Ne soyez pas naïfs, inexpérimentés
à ce point. Pour des matières qui peuvent atteindre
500$ le gramme (ce qui est prohibitif) les commerçants
savent être inventifs, créatifs, ingénieux...
|
Les
allemands les meilleurs faussaires de l'ambre !
Le saviez vous,
l'ORI (Office of Research Integrety) est une
antenne américaine qui a pour objectif de définir
les procédures à appliquer en cas de soupçon
de fraude, pour mener puis superviser, les enquêtes
scientifiques. Pourrions nous ouvrir un petit dossier
avec les faux de l'ambre qui existent partout et évidemment
dans les grandes collections institutionnelles ?
Pour la petite histoire,
rappelons que la collection d'ambre la plus prestigieuse
du monde, celle du Musée d'histoire naturelle
de Londres contient des faux (Fannia Scalaris,
ci-contre, une mouche à "merde"
!)
Le 1er Avril 1966,
le faux le plus célèbre de l'ambre :
Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée
de Londres a été identifié... La
mouche contemporaine de la famille des Muscidae
(une mouche scatophage) a été noyée
dans un ambre fossile antique... Le fossile d'ambre
contenant la mouche des latrines provient de la célèbre
collection de Hermann Loew, un allemand qui travaillait
au Département de Paléontologie du Musée
de Londres à la classification des moucherons
authentiques de l'ambre ! Les
allemands ne sont-ils pas les meilleurs faussaires de
l'ambre ?!
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Les
plastiques à base de caséine, (Erinoid casein)
inventés en Allemagne sous le nom de "Galalith"
pierre de lait (Gala=lait et lithos=pierre en
grec) sont, depuis 1900, un substitut commercial pour imiter
les ambres. En fait l'Allemagne commercialise depuis longtemps
des substituts à l'ambre fossile. Et d'ailleurs cette
concurrence est à l'origine de lois signées
par Adolf Hitler en mai 1934 pour protéger les productions
allemandes de succinites.
Avec les progrès
de la chimie (minérale et organique), les tromperies
(lucratives) de l'ambre sont de plus en plus nombreuses !
Je suis souvent interpellé par email et par courrier
postal pour donner un avis technique sur des lots et faire
ainsi une expertise des matières. Avant de poser votre
éventuelle question au Forum
de l'ambre, voici quelques notions importantes permettant
d'identifier les résines fossiles vraies des contrefaçons.
L'ambre jaune et son utilisation en
bijouterie d'art... Et, comment
alors identifier les faux...

Eric Geirnaert, est l'un des meilleurs spécialistes
français de l'ambre jaune.
Il est aussi un observateur incomparable pour les expertises
des ambres faux, commentés ici dans cette page...
Quelles
sont les investigations possibles (faciles, accessibles
à chacun) permetant d'identifier la matière
pour reconnaître ainsi les principales contrefaçons.
AMBER
true or false - AMBRE vrai ou faux

Passez le curseur de la souris sur l'image pour lire
le titre des articles.
Pour
étudier les faux de l'ambre
Reportez vous au paragraphe SUBTITUTS
ET CONTREFAÇONS
de mon ouvrage Ambre
Miel de Fortune et Mémoire de Vie.
Et, complétez le sujet en lisant :
Guide to Amber Imitations,
Gabriela Gierlowska, ISBN 83-917704-3-5.
Curator 37/4 1994. Forgeries
of fossils in 'Amber' : History, Identification
and Case Studies. (p 251-274) David A. Grimaldi, Alexander
Shedrinsky, Andrew Ross, and Norbert S. Baer.
Jewelry Making GEM and MINERALS, Avril 1982. Amber
true or False. George O. Poinar.
Amber the Golden Gem of the
Ages. Patty C. Rice, Ph. D.
Imitations of Amber and their discriminations. The
nature of plastics. Celluloids. Caseins. Phenol Formaldehyde
Resins or Bakelite and Catalin. Polystyrenes. Thermoplastic
or a Linear Polymer. Thermosetting Ethnoid Plastic.
Bernit, Bernat. Polybern. General recommendations
for detecting amber imitations. Clarification and
heat treatment of natural amber.
Les
paragraphes très instructifs de ce travail
rare et précurseur exposent les faux de l'ambre
où l'on apprend par exemple que l'"antique
amber" rouge est un dérivé du catalin
comme le "Russian Amber" qui n'est qu'une
variation jaune opaque ou verte de la même matière
disponible encore actuellement. Les laboratoire allemands
Gebhardt Wilhelm sont spécialisés dans
le Bernit ou Bernat qui imite l'ambre à la
perfection au point d'afficher les mêmes propriétés
optiques (index de réfraction) avec, de surcroît,
des petites inclusions étoilées (paillettes)
qui, dans l'ambre authentique, sont les lignes de
fractures nés à partir de liquides fossiles
compactés dans la gemme...
BROWN,
G., 1982, An Interesting
Amber Imitation.
The Australian Gemmologist, Brisbane, v. (maggio 1982),
p. 272.
HÄNNI,
H.A., 2005, Gem News: "Lizard
in amber?". 
Gems & Gemology, Carlsbad, v. 41, p. 361-362.
KAMMERLING,
R.C., KOIVULA, J. e FRITSH, E. 1995,
"Amber simulant: natural
resin in plastic".
Gems & Gemology, Santa Monica, v. 31, n. 21, p.
134-136.
KENNEDY,
S., 2002, Sweet smelling
amber imitation.
Journal of Gemmology, London, v. 28, p.
76.
POIROT,
J. P., 1992, Ambre naturel,
ambre pressé, ambre synthétique.
Revue de Gemmologie, Paris, v. 113, p.
25-26.
TAY,
T. S., SHEN, Z. X. e YEE, S. L., 1998,
On the identification of amber and its imitations
using Raman Spectroscopy.
Australian Gemmologist, Brisbane, v. 20,
n. 3, p. 114-123.
Tay
Thye Sun, (1995), An Amber
Imitation, The Australian Gemmologist,
Vol.19 N°4.
Cette liste,
ci-dessous, en 9 observations que j'ai publié
dès 2002
est reprise assez souvent dans les encyclopédies
libres WIKI - xxx
et également dans des articles étrangers
presque condescendants....
Quelques
tests pour identifier la matière et reconnaître
les principales contrefaçons.
1 La poudre.
Un ponçage rapide avec une toile émeri
à grain très fin donne une poudre blanche
identique au talc pour les plastiques, et une poudre
plus grosse et grumeleuse, de couleur jaune, pour
l'ambre. La matière peut être légèrement
collante pour les résines incomplètement
fossilisées.
2 L'odeur.
Le ponçage, le frottement vigoureux d'une feutrine
ou la combustion dégagent une odeur caractéristique
de résine. Pour éviter de brûler
une pièce au briquet, on peut utiliser une
aiguille chauffée à blanc, qui, posée
à la surface d'un ambre, dégage systématiquement
une odeur agréable de pin; par contre, celle
déposée sur un plastique dégage
une odeur piquante légèrement nauséabonde.
Le fait de produire une odeur balsamique n'est cependant
pas suffisant pour attester de l'authenticité
d'une résine. En effet, certains tests reposant
exclusivement sur l'odeur dégagée par
le matériau peuvent être trompeurs. Il
existe, en effet, des falsifications en plastiques
dans lesquelles les faussaires ont préalablement
introduit des huiles odorantes dans le seul but de
déjouer les tests d'identification.
3 La solubilité.
Quelques gouttes d'éther, d'éthanol
ou de xylène, appliquées sur une partie
vierge de la pièce, permettent de dissoudre
la surface et de reconnaître l'ambre du copal;
dans ce dernier cas, la zone du test devient collante.
Quelques plastiques ne réagissent pas facilement
à l'acétone et à l'éthanol
comme le copal. Certains plastiques peuvent réagir
à l'éther
Il est difficile de
reconnaître divers plastiques de l'ambre, d'autant
que ceux-ci peuvent être mélangés
à ce matériau. L'identification par
les solvants n'est, bien évidemment, réalisable
que sur les échantillons vous appartenant.
4 La forme et
la couleur des morceaux bruts. La forme et la
couleur permettent au collectionneur averti de reconnaître
quelques gisements et distinguer l'ambre du copal
; ce dernier étant plus clair. Si les ambres
des pays baltes ont une certaine homogénéité
de couleur et de forme, pour quelques copals, on peut,
parfois, faire la différence. Ainsi, le copal
de Colombie est légèrement plus terne
que celui de Madagascar mais la forme des morceaux
désigne facilement l'origine, l'identification
ne se fait pas, bien évidemment, sur une seule
pièce, mais sur les nombreux échantillons
d'un même lot. Il arrive souvent que l'ambre
de Colombie, issu d'une forêt humide, présente
des "vides" (anciennes traces de racines
emplies de terre), que les négociants évitent
d'ailleurs de nettoyer, préférant vendre
plus cher des ambres plus lourds !
5 La résistance.
L'utilisation d'une aiguille, permet de différencier
facilement l'ambre du plastique. Une aiguille plantée
dans l'ambre provoque immédiatement une fracture
avec des éclats; celle enfoncée dans
un plastique crée une dépression parfaitement
circulaire, dont la profondeur est fonction de la
pression exercée. La résistance d'un
ambre est fonction, quand à elle, de son degré
de transformation. Généralement, plus
un ambre est ancien, plus il est stable donc résistant
; ceci est décelable au son ou au toucher.
Il est en effet possible de reconnaître les
ambres simplement au bruit qu'ils font lorsqu'ils
tombent sur une plaque de verre... Le petit "clic"
d'un ambre de la Baltique, est différent du
petit "Klic" d'un ambre de la République
Dominicaine... La différence de sonorité
est liée à la stabilité de la
résine, et, au premier Congrès Mondial
de l'Ambre, (octobre 1998) Mme Karin Nordmann Ernst
a fait une démonstration de ce procédé
pour le moins original ! L'ambre, isolant, restitue
plus ou moins la chaleur de la main en fonction de
son degré de fossilisation permettant ainsi
une identification... Il faut une très grande
pratique pour reconnaître les ambres de cette
façon.
6 Le
phénomène électrostatique.
Frotté avec un chiffon de laine ou un morceau
de fourrure, l'ambre se charge en électricité
statique, ce qui lui confère la propriété
d'attirer de petits objets, cheveux, débris
de papier, cendres, d'où le nom "d'electrum"
que lui donnaient les grecs. En persan et en turc,
le nom donné à l'ambre signifie "voleur
de paille"; en danois, c'est "rav"
qui veut dire "emporter". Ce test
permet, par exemple, de différencier l'ambre
du verre. Mais, certains composés imitant l'ambre
possèdent, eux aussi, des propriétés
électrostatiques.
7 La
densité. La densité de l'ambre,
selon les conditions de fossilisation, oscille entre
1.05 et 1.10, donc légèrement supérieure
à celle de l'eau pure (1.00). Elle tombe à
0.95 pour la qualité dite écumeuse,
envahie de bulles de gaz. Les variétés
marbrées de traces blanches, bleues, rouges,
dues à la présence de fer ou de sulfures
sont les plus denses. La présence de nombreuses
inclusions modifie évidemment la densité
; ce nonobstant, la quasi totalité des ambres
doivent flotter dans une eau saturée en sel.
Les bakélites d 1,25 à 1,55, coulent.
Cependant, le seul fait de flotter ne signifie pas
que l'échantillon est authentique. Certains
thermoplastiques modernes ont des densités
identiques à celles de l'ambre; il existe même
des falsifications qui sont plus légères
que les ambres !
8 La
lumière polarisée. L'illumination
d'un ambre par une lumière polarisée,
révèle clairement la structure des tensions
internes, (zones des forces qui se sont exercées
sur la résine avant qu'elle ne durcisse en
un polymère stable). On peut ainsi faire ressortir
les zones perturbées autour d'un insecte ou
le long d'une coulée.
9 La
fluorescence. L'exposition au rayonnement ultraviolet
de grande (3.650 A) ou de courte (2.537 A) longueur
d'onde, provoque un phénomène de fluorescence
de surface, variable suivant les échantillons
et les gisements. Le copal par exemple a une fluorescence
régulièrement blanche. Celle d'un ambre
brut, fait ressortir les limites des coulées,
permettant ainsi de reconnaître l'ambre pressé
dans lequel la fluorescence ne suit aucune ligne régulière.
D'une façon générale la fluorescence
est plus brillante en ondes longues et est fonction
des polluants ayant pénétré la
résine. Dans quelques musées, les photographies
présentées exagèrent les couleurs
de ce phénomène, comme c'est le cas
des ambres de République Dominicaine. Exposé
une semaine sous un fort rayonnement UV, un ambre
deviendra pulvérulent, à la différence
d'un plastique.
|

Le
test d'authentification des VRAIS ambres par la vérification
de la fluorescence naturelle est implacable !
Pour repérer les ambres authentiques (parmi les contrefaçons
plus ou moins trafiquées en joaillerie) rien de plus
facile.
Placez les échantillons sous une lumière UV,
l'ambre authentique NON trafiqué vous sautera aux yeux !
Ces tests en 9 points principaux (condescendants
pour quelques
scientifiques) ne constituent pas une expertise intégrale
et définitive d'un fossile de l'ambre. Ces vérifications,
ces tests sont seulement des indications utiles qui convergent
vers une expertise de plus en plus attentive... Ces vérifications
sont des pistes de réflexions qui ouvrent les pensées
critiques. Une étude circonstanciée d'un éventuel
faux, commence
par un examen taphonomique. Et,
bizarrement ce sujet de la taphonomie des faux n'est pas développé
par les contradicteurs...
|
Un
confrère (extrêmement brillant pour déceler
les faux en paléontologie et minéralogie,
qui m'a d'ailleurs formé sur le sujet) m'écrit :
"Eric, Bravo. Merci pour
ce sujet très intéressant et ces mises
au point utiles. Ouf !(=Humour) tous mes ambres
roumains (de Colti) récoltés sur place
sont fluorescents en UV ondes longues, -plus ou moins-
évidemment selon les échantillons. Certains
parfois sont même très fortement fluorescents.
J'imprime ton dossier qui va rejoindre mon classeur
archive toujours en place dans ma bibliothèque.
Cependant ne penses-tu pas que des matières synthétiques
puissent également fluorescer ? Bien sûr
que si, n'est-ce pas ? D'où la fluorescence
seule ne suffit pas, pour discerner le vrai ambre (natif),
on est d'accord ? Il faut respecter les 9 points
que tu donnes, n'est-ce pas ? " André
Holbecq.
Eric G.: Oui,
complètement. Une expertise qui valide les
9 tests est une indication assez fiable que la pièce
est -vraisemblablement- authentique... Le faux le mieux
élaboré que j'ai expertisé a résisté
à 6 des 9 tests. Nous sommes d'accord, complètement
d'accord...
|
Alors, oui, les faux de l'ambre existent ...
Les faux
de l'ambre existent un peu partout !

|
Les
contrefaçons de l'ambre sont de plus en plus
visibles (et nombreuses) sur Internet, notamment sur
ces sites allemands de vente en ligne, (on s'en doute
plus ou moins)...
Mais, croire que les vielles collections muséale
soient épargnées est une erreur grave.
"Au XVIII ième siècle les collections
d'histoire naturelle avec leurs curiosités étaient
si ardemment recherchées, qu'on fermait volontiers
les yeux sur les contrefaçons." Voyage
dans la Forêt d'ambre W. Wichard et W Weitschat,
2005.
La façon
la plus simple d'obtenir un ambre clair translucide,
limpide et pur, est de mettre le matériel sous
pression en montant progressivement la température
en autoclave en présence d'azote. Les impuretés
gazeuses minuscules disparaissent de la matrice. L'ambre
opaque (jusqu'à osseux ainsi désigné
pour les plus troubles) évolue et devient alors
limpide. L'ambre ainsi amélioré conserve
assez bien les inclusions organiques fossiles d'insectes.
Pour obtenir ensuite une couleur cognac, (la plus estimée
en joaillerie) l'opérateur peut chauffer l'ambre
en étuve (sans modification de pression). Autre
procédé, il est possible de réunir
entre eux des petits morceaux d'ambre et de les presser
pour obtenir des blocs de plus grandes tailles. Le résultat
est une "pierre d'ambre" plus solide mais
moins brillante à la découpe. Ce procédé
conserve également les inclusions animales et
végétales. Les formations circulaires,
(ou paillettes soleils) sont caractéristiques
de l'ambre chauffé et compacté. Ce sont
des bulles écrasées et ne sont pas des
inclusions organiques. L'ambre, pressé - chauffé,
ainsi "trafiqué" n'est plus fluorescent.
Le procédé, cette fois, le plus rentable
consiste à intégrer dans la préparation
un animal rémunérateur dans une résine
déjà insectifère laquelle trompera
alors sans doute les acheteurs... Tous les procédés
pour "améliorer" l'ambre se complètent
les uns les autres, et, l'objectif n'est que de faire
de l'argent...
|

|
Pour
les allemands, l'ambre : "Bernstein",
désigne littéralement "la pierre
qui brûle". L'ambre véritable,
comme polymère de carbone, brûle naturellement
en développant une flamme régulière
lorsque la matière est présentée
au feu.
Si, le test de la
combustion d'un échantillon produit une flamme
non régulière, et, pire encore, si l'échantillon
coule en produisant des suintements noirs, votre matériel
n'est assurément pas un ambre !!!
Sur cet échantillon
allemand vendu au prix de l'ambre (certifié
être de l'ambre véritable !!!),
on remarque que la matière en ignition coule
et crépite tandis que l'embrasement se développe
avec une flamme large qui progresse ! L'échantillon
n'est donc pas un ambre ce qu'infirme le vrai
"faux" contrat d'authenticité qui accompagne
la pièce achetée pour faire l'expérience.
La duperie étant révélée
le vendeur pourrait-il me rembourser ? Pensez donc...
J'ai simplement expliqué au vendeur que sa pièce
serait présentée sur le web, pour expliquer
les fraudes. (Sans commentaire).
Les
faux de l'ambre existent, et sont proposés
à la vente, (avec leur
certificat inutile) la preuve ici en images...
N'est-ce pas monsieur le vendeur... Il est assez désagréable,
d'acheter du faux, de le brûler, pour démonter
la duperie. Mais, si la vérité est à
ce prix...
|
Concernant
les faux : Questions - Réponses
Une abeille contemporaine plongée dans
un faux ambre (exemple).
|
Une
multitude de petits chimistes en herbe utilisent
leurs résines (résine-cristal, produit
TRES toxique !) pour imiter dans leurs loisirs
"créatifs" les gemmes fossiles d'ambre
insectifères. Les résines ressemblent
surtout à la pâte de verre et autorisent
des moulages, des enrobages stratifiés à
inclusions. Les résines sont associées
à un durcisseur et le mélange des liquides
devient solide en 24 heures. Cependant les réactions
exothermiques des liquides cuisent les inclusions alors
dénaturées (qui deviennent sombres) avec
l'inconvénient supplémentaire d'attacher
des bulles atmosphérique à l'objet inclus.
Ces ambres plastiques primitifs sont facilement reconnaissables
par l'aspect toujours figé des inclusions prises,
raides, sans mouvement dans une matrice assez homogène.
Un bloc gemme d'un kilogramme (ci-dessous) contenant
une abeille enroulée -position mortuaire anormale-
n'est qu'une imitation grossière d'un amas de
résine coulé dans un moule préalablement
graissé (à l'huile de vaseline). Les inclusions
insérées fraîches -comme les lézards
souvent utilisés- se reconnaissent par une dessiccation
anormale, l'effet de resserrement des tissus mous est
caractéristique. Pour éviter cette déformation,
les faussaires essayent de noyer l'inclusion en plusieurs
fois. Les réactions calorifiques du durcisseur
peuvent également chauffer l'animal produisant
un dégazage qui modifie les tissus de surface
lesquels marquent la résine dans un effet qui
n'est évidemment pas celui d'un mouvement d'agonie
d'un animal antique qui aurait tenté de se libérer
d'un piège végétal. La
résine peut évidemment être associée
ou déjà remplacée par l'opérateur,
qui essayera les oléorésines subfossiles
fondues pour améliorer sa cuisine...
|

Bonjour,
Monsieur Geirnaert.
Je possède cet ambre de la baltique de prêt
d'un kilo (photo jointe). Je vois à l'intérieur
une sorte de guêpe (abeille) et également
des plantes. Pouvez-vous me donner votre avis s'il vous
plait.
Merci
d'avance.
Bien
cordialement.
Francky.
Bonjour Monsieur,
Pour répondre
rapidement (certains internautes manquent de temps
pour lire l'intégralité des réponses)
votre pièce d'ambre d'un kilogramme avec
votre abeille est surtout un bel amas de plastique...
Faites le test de la vérification en lumière
uv, vous verrez le résultat. Monsieur, votre
"référence-objet" n'est pas
un ambre de la baltique. Cela saute aux yeux... Mais
bon,... votre gros plastique n'empêche pas de
parler des abeilles et de l'ambre.
Deux sujets intéressants...
A l'inverse des
araignées qui restituent merveilleusement le
paléoenvironnement de la forêt d'ambre,
les abeilles, pourtant présentes et nombreuses
dans le biotope luxuriant balte, se font plus discrètes,
au grand dam des scientifiques. L'abeille, pour de multiples
raisons, a frappé très tôt l'imaginaire
des hommes surtout lorsque l'insecte est associé
à l'ambre légendaire.
"On aperçoit l'abeille plongée
dans la goutte de Phaéthon, aussi nettement que
si elle plongeait doucement dans son propre miel. Elle
portait fièrement cette digne récompense
pour une vie pleine de labeur: comme si elle avait souhaité
de tout son cur mourir ainsi." Martial
(38 102).
Devant le défaut de (beaux, et très beaux)
fossiles qui font rêver les hommes, les commerçants
-peu scrupuleux- ont alors compensé les manquements
de Mères Nature. Ils ont multiplié les
faux, comme des petits pains. Trouver une abeille dans
l'écrin de résine, éveille mon
sens critique...
Pour vérifier
l'authenticité de la pièce, (et effectivement
quelle pièce de plastique !) il faut observer
la fluorescence de l'échantillon en lumière
monochromatique (lumière noire, dite aussi, lumière
U. V.). Les faux -même réalisés
à base d'ambre- (généralement fondu)
ont une fluorescence différente de celle des
matières fossiles authentiques. Quelle est la
provenance stratigraphique de votre échantillon ?
Toutes les surfaces ont-elles été poncées ?
(Ce qui pour les gros échantillons est surtout
dommage). Les ambres insectifères baltes d'un
kilo (ambres bruts, c'est-à-dire non poncés)
sont exceptionnels. Les amas résineux les plus
grands se forment (à la différence des
coulures extérieures le long du bois), dans des
cavités creuses de l'arbre antique. Si, dans
l'histoire, on mentionne ces amas ex-cep-tion-nels qui
peuvent atteindre plusieurs kilogrammes, il faut noter
que ces échantillons bibliographiques (parfois
photographiés) ne sont jamais insectifères.
En effet la cavité profonde à l'intérieur
du tronc (la poche de résine plus ou moins grande)
était vraisemblablement protégée
des inclusions organiques exogènes par l'épaisseur
du bois de l'arbre producteur. De fait, les débris
végétaux amorphes ou les insectes aériens
n'étaient jamais attrapés au piège
collant de ces amas formés dans la profondeur
du bois. Il est alors assez inconcevable de distinguer
une grosse abeille desséchée (la position
recroquevillée est évidemment caractéristique)
arriver au cur de la poche d'ambre! Généralement
les abeilles fossiles que l'on retrouve en inclusions
sont arrivées vivantes au piège des coulures
de résines des forêts antiques d'ambres.
L'absence des Apinae
(= vraies abeilles) dans l'inventaire des faunes incluses
des ambres du nouveau monde en en contraste avec la
répartition biogéographie, large, des
abeilles electrapis bien référencées
dans les dépôts baltes. (George Poinar,
1998, Cenozoic Fauna an Flora in Amber).
Actuellement, comte tenu de la circulation des lots
insectifères proposés à la vente,
(toutes espèces confondues), deux genres d'abeilles
sont surtout présentées en images sur
Internet.
La première petite abeille est originaire du
copal africain et malgache; le genre Trigona,
(répartition de l'espèce : la côte
Est de l'Afrique).
La seconde abeille est proposée à la vente
dans les lots insectifères américains;
le genre Proplebia, (répartition de l'espèce
: la République Dominicaine).
N'étant pas une electrapis balte, on peut
se poser la question de l'origine légitime de
cette grosse abeille piégée au cur
d'une accumulation (d'un kilogramme) de résine.
Pourquoi et comment cette grande abeille, isolée,
serait-elle arrivée au centre d'une poche énorme
de résine ?
La présence
d'une jolie abeille solitaire appartenant à la
sous famille des Apinés dans une magnifique
gemme de résine pose un problème, mais,
dans certains cas, la survenue peut-être expliquée.
Les représentants actuels de la tribu des Euglossini
(qui vivent dans les forêts tropicales de l'Amérique
du sud et ressemblent à des bourdons aux vives
couleurs métalliques), construisent leurs grands
nids dans le creux des arbres à partir de résine
qu'elles viennent récolter avec des petits fragments
d'écorce.
Le Botaniste Vogel a également noté que
ces abeilles mâles récoltaient les substances
odorantes de certaines orchidées. Les abeilles
mâles récoltent la substance des fleurs
en la brossant avec les rangées de poils de leurs
pattes antérieures puis la transfèrent
dans un réceptacle situé dans les tibias
postérieurs.
De tels insectes (chargés aux pattes postérieures
d'une substance que l'on a vite affirmé être
de la résine, G. Poinar 1999) sont discernables
dans l'ambre dominicain. Les petites ouvrières
sans aiguillon Proplebia dominicana venaient
ainsi s'approvisionner de substances utiles dans la
forêt d'ambre pour confectionner leur nid. Alors
qu'en est-il de ce spécimen balte ? A
regret, la pièce n'est selon moi, qu'une contrefaçon
imitant l'ambre insectifère...
Votre gros insecte
(sec, mort, position d'une abeille déjà
morte avant piégeage...) est centré idéalement
dans l'échantillon comme si l'opérateur
avait travaillé le caractère esthétique
du "fossile". Dame nature réalise ses
ambres sans notion d'esthétisme mais, Dame nature
incorpore une logique (taphonomique) dans ses échantillons
qui n'apparaît pas dans votre objet. Les insectes,
piégés morts, peuvent à la limite,
être englués à la périphérie
des petites coulures aériennes, le cas est avéré
dans le registre des fossiles de l'ambre. Mais, les
coulures successives, la chronologie des recouvrements
diurnes est alors enregistrée dans des tels fossiles
(ce qui n'est apparemment pas le cas de votre échantillon
dont la forme est celle d'un tonneau assez étrange).
Dans le commerce on propose des kits pour réaliser
des objets décoratifs contenant des insectes.
Votre objet, sans autre analyse, ressemble selon moi,
à un presse-papier de bureau plus qu'à
un fossile d'ambre.
Votre objet,
c'est encore un faux, un de plus, dans la grande galerie
des objets de dupe. J'aimerais beaucoup que vous
puissiez m'envoyer une image (de bonne qualité)
de votre échantillon exposé sous une lumière
U. V. L'image permettrait de discuter le mode opératoire
et les étapes de la réalisation de l'objet.
Allez donc au Musée d'Histoire Naturelle le plus
proche de chez vous, (il y en au treize en France),
et présentez votre échantillon d'ambre.
Nous verrons la réponse des confrères.
Je reste votre obligé, surtout pour des pièces
d'un tel potentiel.
Toutes les matières
présentées
au forum ne sont pas des faux, et, la découverte
du Pélambre
(nouveau minéral publié), cet ambre fossilifère
exceptionnel, vitrifié par des effluves volcaniques,
est finalement le fruit du hasard mêlé
au bon sens de Stephan F. qui souhaitait expertiser
une matière qu'il pensait contrefaite !
Pour compléter le sujet des fausses abeilles
: Une
abeille fausse de l'ambre, une
autre abeille étrange de l'ambre.
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Bonjour
Monsieur Geirnaert.
J'ai
invoqué cet argument plusieurs fois. J'ai lu
sur un forum de géologie qu'une auréole
de méthane (CH4) était une preuve de la
légitimité d'un (vrai) fossile authentique
d'ambre, car, non reproductible par un opérateur...
Qu'en est-il, pourriez-vous préciser? Et, sinon,
pourriez-vous montrer quelques images explicatives?
Nikolay.
Bonjour,
Non, vous interprétez...
L'article que j'ai amené (et que vous avez lu)
évoque un dégazage en halo
blanc, rien de plus... Le sujet n'invoque
pas le Méthane et encore moins les auréoles !
(Humour).
Vous assimilez: dégazage = méthane...
L'article pose simplement la focale sur le halo blanc,
le halo diffus de dégazage autour des inclusions
du matériel balte. Le halo blanc n'a rien a voir
avec l'auréole (d'ailleurs strictement plane
et circulaire) évoquée autre part.
Le méthane
(CH4) est un gaz incolore qui se dégage des matières
organiques en putréfactions et constitue, à
l'occasion, le grisou des sites fossiles, (les houillères
par exemple). La présence du méthane "putride"
dans le processus de genèse des ambres fossiles
serait intéressante car la résine a, je
crois, comme principe fondamental de bloquer les putréfactions.
C'est d'ailleurs pour cela que les insectes sont conservés
en inclusions. La résine agit comme un inhibiteur
biotique, une sorte de pansement physiologique végétal.
Le formène,
ou gaz des marais (CH4), peut apparaître en concentration
dans les biotopes d'eau. Mais, je n'ai pas le moindre
indice d'une étude universitaire qui puisse attester
d'une coloration (prouvée) vérifiée
des oléorésines sub-fossiles ou fossiles
par ce gaz incolore (ou un autre d'ailleurs). Les travaux
qui relient résine et méthane sont ceux
qui concernent des matières microporeuses, (modifiées
par émulsions, polycondensation de lignosulphonates)
destinées à devenir des matrices de stockage
du méthane, ALAIN Emmanuelle et MCENANEY Brian.
Les résines
fossiles, (poreuses), si même elles contenaient
du méthane ou avaient été en contact
avec ce gaz exogène, ne pourraient pas durablement
conserver cet élément volatile. Maintenant,
outre le méthane (putride, potentiellement présent
dans les roches encaissantes), la résine a évidemment
une mémoire pétrographique. Et, le dégazage,
(comme vapeur, émanation fluide expansible et
compressible) né des processus kérogènes
qui transforment les oléorésines en matières
indurées, marque à l'occasion la genèse
d'une gemme.
Le dégazage
d'une résine qui fossilise lentement, graduellement,
peut développer deux processus perceptibles très
différents d'altérations des inclusions.
Les oléorésines bloquent les putréfactions
(= décompositions organiques) cependant elles
n'empêchent pas -totalement- les autres dégazages
comme ces fermentations associées aux termites
xylophages, qui, ayant assimilé du bois se déforment
dans la résine. Les termites colombiens, piégés
dans la résine, ont tendance à gonfler
sous l'activité microbienne qui perdure dans
le milieu piège quelque temps après le
mort par étouffement des insectes. Les inclusions
devenues fossiles ont alors été déformées
par pression des gaz internes (méthane, dioxyde
de carbone, sulfure d'hydrogène, azote, etc).
Les inclusions ainsi déformées sont souvent
associées à des bulles manifestes qui
progressent en dehors de l'abdomen. A coté de
ce cette activité microbienne, le dégazage
"fossile" peut aussi développer une
sorte de nuage blanc opalescent dont la puissance semble
associée à la forte température
de certains échantillons initialement riches
en sève. Ce halo blanc qui nimbe toute ou partie
de l'anatomie d'un insecte est une preuve d'authenticité
d'un fossile. Mais, cet effet développé
en 3D dans la gemme, n'a rien à voir avec ces
auréoles planes (lignes circulaires développées
contre l'inclusion) souvent sombres, qui correspondent
à l'effet d'écrasement (2D) des liquides
corporels. Un liquide écrasé estampille
la résine dans un plan 2D. Un dégazage
(qu'il soit méthane ou autre) progresse en profondeur
dans la résine dans toutes les directions (3D).
Un gaz incolore (méthane) n'est alors sans doute
pas responsable des auréoles planes associées
à quelques inclusions...
Pour étudier
les inclusions de l'ambre il est intéressant
de résumer les processus qui marquent la genèse
des échantillons... En simplifiant, on peut dire
qu'il existe trois mécanismes naturels qui marquent
les inclusions authentiques prises au piège des
résines.
Pour discerner les contrefaçons, (ambre et copal),
il faut absolument lire cette
fiche.
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Si vous souhaitez un complément sur
le dossier des faux, vous pouvez poser une question à
eric.ambre.jaune@hotmail.fr 
- Quelques expertises de faux -

Sujet 1 : un
lézard. 
Sujet 2 : un
ambre brut de 45 Kg. 
Sujet 3 : un
beau scorpion. 
Sujet
4 : mon
ambre contient une grenouille et une anguille 
Sujet
5 : un ambre
du Maroc.
Sujet
6 : un ambre
pêché en mer.
Sujet
7: l'ambre
fossile du Danemark.
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