- Forgeries Fakes and Mistakes Ambers -.
- Les
Contrefaçons de l'Ambre -.

Fake Amber, immitation amber and forgeries :
If you have decided that you want to
purchase a piece of amber jewelry, you want to make sure that you get the real
nice piece of jewelry true amber, but this is simply a imitation of amber ?
There is nothing more disappointing than thinking you're going
to get a beautiful piece of fake amber !

- by Eric GEIRNAERT -
http://ambre.jaune.free.fr




      Oui, pourquoi être devenu un spécialiste des faux ?

      C'est simple ! Pour démontrer aux spécialistes de la grande institution que mes observations (et celles également de mes confrères, comme cette proto plume) étaient réelles et ne constituaient pas ces artéfacts -toujours cités- pour étouffer notre enthousiasme de prospecteurs...

      Il est assez désagréable d'avoir été suspecté (et commenté avec humour) par les spécialistes de l'ambre d'être un faussaire à cette époque où je présentais cet alevin en publiant aussi dans le même temps (à rebours des conventions) les moyens faciles d'expertiser les fossiles de l'ambre. C'est pour valider mes découvertes rares (l'alevin, les premiers fossiles colorés, les premières cellules pigmentaires non dénaturées dans la gemme fossile, et d'autres découvertes comme le copal bleu, etc.) à une communauté sourde que j'ai exploré tous les indices des contrefaçons.

      Plus tard, (moins candide), j'ai compris qu'il n'était pas utile d'expliquer l'authenticité et/ou la rareté des découvertes aux spécialistes de la grande institution, qui ne publient évidemment... que les mentions faites sur leur table. Le comble de la malhonnêteté aura été cette réponse : "Bonjour, oui, je ne vois rien d'intéressant dans ce fossile de l'ambre. Mais n'hésitez pas à venir nous présenter vos découvertes." pour une scène restituant le premier transport en tandem jamais observé chez les fourmis. Au final on se demande si les présentations n'ont pas pour utilité d'ouvrir les yeux aux chercheurs qui savent alors quoi chercher dans leurs propres lots...
 


- Les vrais "FAUX" de l'ambre -

Un spécialiste français (très réputé !), -animateur commercial "tenace" à la plus grande bourse
française aux minéraux- qui souhaite surtout ne pas partager ses connaissances m'écrivait :

"Monsieur, chez moi, les suspicions de faux n'existent pas, car après mes expertises
le pastiche se révèle... J'ai une certaine habitude pour estimer mes ambres."
 
Dans ce contexte où chercheurs et négociants sont assez hermétiques les
faux peuvent circuler en toute impunité... C'est comme si l'absence de
contrôle maintenait ce marcher lucratif qui profite à tout le monde...






L'ambre jaune (comme matière fossile spécialement tendre) peut être ouvert mécaniquement ou
ramolli par des procédés simples. Il est loisible de fabriquer des contrefaçons commerciales.
Les faux proposés à la vente sont désormais réalisés avec des résines paléontologiques
(déjà insectifères), prenant de vitesse tous les spécialistes qui, souvent, n'examinent
qu'une petite fraction superficielle de la gemme pour authentifier l'objet...





      Tandis que les articles de sciences sont peu accessibles en consultation libre et désormais floqués d'un petit caddie, (votre panier d'achat), pour vous faire comprendre que la connaissance est désormais payante, voici des présentations gratuites qui peuvent jouer leur rôle éducateur divergeant ainsi de cette pensée monolithique où seul l'expert dans son laboratoire pourrait par sa technicité expertiser les ambres authentiques. Oui, mais NON ! C'est à vous de devenir un expert pour identifier les faux. Vous pouvez confier vos expertises à des "spécialistes" mais, ne soyez pas dupes, ils sont peut-être plus faussaires que vous l'imaginez et le prestige d'une enseigne n'a SURTOUT rien à voir avec l'exactitude des faits. Voici, ci-dessous, des faux tous commercialisés comme ambre.




































Pour étudier l'ambre véritable et discerner les contrefaçons...
Le Mag Ambre Miel Paléontologique

Les faux de l'ambre le dossier PDF exclusif

 
      Le sujet d'expliquer les contrefaçons de l'ambre sur la place publique nécessite un engagement intellectuel réel. Et, ce travail long qui demande du temps n'est évidemment pas celui qui consiste à donner deux dogmes idiots sur son site pour rassurer les personnes.

      L'explication des faux de l'ambre focalise les attentions, les critiques et aussi les malversations des grands joueurs qui, réalisant leurs pièces, vous envoient leurs productions (en faisant croire qu'ils ont été dupés) alors qu'ils ne cherchent qu'à passer votre contrôle pour vendre les marchandises en toute tranquillité...

      Il est assez incroyable qu'aucun organe n'existe en France pour vérifier les faux de l'ambre. Pourtant le travail d'expertise et les demandes ne manquent pas !

      Arrêtez de croire (et d'écrire sur la toile) qu'une aiguille chauffée posée sur un échantillon proposé à la vente suffit à réaliser une expertise ! C'est totalement stupide ! C'est en écrivant ce genre d'âneries que les clients rassurés, déjà moins critiques, se font tromper plus facilement...





Devant des contrefaçons aussi affreuses, on se dit finalement que les
faux sont fabriqués parce qu'il existe surtout des personnes
qui achètent les pièces... Il suffirait de ne pas acheter
pour stopper ces productions stupides...





 




Dans les archives, dans les documents disponibles à la bibliothèque, des auteurs
américains alertent le public depuis longtemps en écrivant que les faux
existent dans les grandes collections institutionnelles. Evidemment
ce sujet sensible est étouffé. "Chez nous, les faux n'existent pas".



A la recherche d'informations sur...
 


...sur l'ambre et les duperies de l'ambre.




La toile est un espace "formidable" et surtout infini pour étudier les faux de l'ambre.
Voici la référence d'un lézard (prétendu authentique) proposé à la vente...






Oui, sur le web, il y a les faussaires, ... et, il y a également des personnes
qui prétendent être spécialistes,... pour des expertises...




      
Plusieurs personnes sur le web proposent leurs compétences (parfois gratuites) pour expertiser vos pièces. Aussi, pour l'ambre, voyons si la mise en commun des connaissances est profitable à chacun...

      Géologue - prospecteur diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de Géologie Appliquée de Nancy, Monsieur Thierry Charrier (via son site Internet) nous propose ses compétences d'expertises pour évaluer des minéraux. Et, interrogé sur l'ambre, voici la réponse du spécialiste pour tester les gemmes fossiles authentiques des contrefaçons.
Bonjour Monsieur Geirnaert. Pour différencier l'ambre naturel des "ambres en plastique", il suffit de chauffer une aiguille au rouge et d'en appliquer la pointe sur une partie discrète de l'échantillon. Il se dégage alors une odeur de plastique fondu ou une odeur de résine. Pour différencier l'ambre naturel des résines issues de la production d'essence de térébenthine, c'est aussi simple. L'ambre n'est jamais absolument pur et homogène. La résine est trop pure et homogène pour être honnête.
Cordialement.
Thierry Charrier.

      Eric G. : Une simplification à ce point (extrême) est une vision de l'esprit, idéale, utopique... Oui l'ambre n'est pas du plastique. Oui les oléorésines contemporaines ne sont pas fossiles. Mais, les faits sont là. Les faussaires ont un peu plus d'imagination que celle d'un travail en deux pôles. Et des dizaines de matières sont proposées à la vente dans un panel représentant tous les échelons intermédiaires. Les faussaires fonctionnent avec discernement... Monsieur Charrier, comment procédez-vous par exemple pour les ambres insectifères authentiques fondus partiellement et agglomérez entre eux avec une inclusion contemporaine ajoutée ? Pour estimer les faux, il faut voir et lire ce document.

      Oui, il est vrai que ma réponse est succincte. Elle suffit le plus souvent à répondre aux personnes qui ont un doute sur un ambre plastique originaire des vielles collections. Les ambres contrefaits anciens étaient réalisés en plastiques et assimilés (bien moins élaborés qu'aujourd'hui). Pour les ambres authentiques fondus, refaits, avec des inclusions améliorées, l'expertise est très difficile. Souvent, c'est le côté "trop beau pour être honnête" qui permet de détecter la contrefaçon. Lorsqu'un insecte est emprisonné, d'autres impuretés le sont également. Mais un bon faussaire imite parfaitement l'ambre naturel. Dans ce cas, je n'ai pas d'astuce, à part évidemment la datation. Peut-être y a-t-il des astuces que j'ignore. J'avoue ne pas beaucoup m'intéresser à l'ambre, ma spécialité étant la minéralogie. Cordialement. Thierry Charrier.

      Eric G. : Monsieur, vous parlez de quoi ? De datation !?!?!? Vous évoquez les dations, vous lancez ce sujet au hasard ? Vous parlez de datation pour affirmer une expertise ? La datation de la gemme ou des inclusions piégées ne donne aucun résultat ! Soyons sérieux...
En fait j'ai eu vos coordonnées par un collectionneur qui supposait que vous pourriez (au regard des affirmations publiées sur votre site) être en mesure d'expertiser les gemmes et donc les ambres de sa collection en donnant le début de petites pistes d'expertises... Et en creusant un peu c'est toujours le même, on découvre que l'effet d'annonce affichéne recouvre pas grand choses... Et ce sont les faussaires qui, souvent, sont les meilleurs spécialistes d'un domaine. Les faussaires connaissent l'ambre de façon pragmatique et très concrète. Il ne lance jamais de sentences au hasard. Ils sont cartésiens, rationnels dans leurs travaux. Ils sont moins théoriques que les scientifiques affublés de diplômes et autres spécialistes auto proclamés de la discipline... Les faussaires savent ce qu'ils font. Ils coulent l'ambre fossile insectifère authentique autour d'inclusions éventuellement récentes (mais pas focément) pour augmenter la valeur des nouvelles matières rendues plus insectifères. Si des inclusions sont ajoutées, la règle n'est pas obligatoire et les techniciens peuvent agglomérer aussi les matières brisées en blocs plus importants rendus plus solides... Et, Monsieur Charrier, vos tests théoriques (datation et autre) sont alors surtout inutiles !
C'est souvent le problème. En creusant un peu on se rend compte que les plus spécialistes sont finalement les faussaires qui ont toujours une longueur d'avance...
En minéralogie, les faux existent. J'ai pendant de longues années été formé par des confrères minéralogistes polonais (excellents spécialistes de l'ambre!!!!) capables de démonter que quelques cristaux brisés étaient collés - soudés (recollé par la chimie naturelle) sur et dans des matrices originelles pour rendre des pièces plus esthétiques... Les concours de minéralogie où les pièces de collections participent aux séries des minéraux les plus prestigieuses exposés sont le terrain idéal pour aiguiser votre œil critique (déjà sensible à détecter les faux)...
Les pièces contrefaisant les fossiles de l'ambre ont une valeur marchande parfois identique au prix de vente d'une voiture. Et, pour l'ambre, puisque le marché n'est SURTOUT pas contrôlé, puisqu'il n'y a pas de législation, les faussaires s'en donnent à cœur joie, ils sont extrêmement brillants !
Donc, les spécialistes de l'ambre pour expertiser les faux, sont des spécialistes en papier mâcher ?...
Pendant ce temps les faussaires sourient...
"Et, achetez moi cette pièce d'ambre, de qualité muséale, pour vous, c'est promo !!!!"
Cordialement,
Eric G.





Les contrefaçons, de l'ambre...



Déjà certains faux de l'ambre sont mieux "réalisés", les pièces sont plus crédibles...
Cet autre scorpion (également faux) -outre la position mortuaire encore figée-
est déjà plus vraisemblable, car l'animal contemporain est plongé
dans de l'ambre fossile -à inclusions synchrones- fondu...








      Dans un article très dogmatique publié dans la revue POUR LA SCIENCE - N° 356 JUIN 2007, (article récupéré via la revue American Scientist) les auteurs Jorge Santiago-Blay et Joseph Lambert -adorateurs des outils et de la technique- affirment qu'ils sont capables de détecter les faux ambres ! Voyons donc ce sujet !

      PLS : "Quelles sont les techniques permettant de distinguer les faux ambres des vrais ? Au chapitre des techniques artisanales, on peut citer le ponçage et l'examen de la poudre produite (pour l'ambre, elle doit être blanche comme du talc), l'exhalaison à la chaleur (dégagement d'une agréable odeur de résine après trempage de l'ambre dans une eau chaude), la combustion (la flamme d'un authentique ambre reste immobile), les tests aux solvants (l'ambre résiste, les copals s'amollissent), les tests de flottabilité (tous les ambres doivent flotter dans une eau saturée en sel), les tests de résistance à l'aiguille (écaillement de l'ambre, trou rond dans le plastique), etc. Le point commun de toutes ces méthodes d'amateurs est d'apporter des indices, mais certainement pas de certitude absolue sur l'authenticité d'un ambre. Pour un paléontologue, cela n'est pas satisfaisant. Afin de valider l'authenticité d'un fossile important, il devra se tourner vers une technique infaillible. La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN) en est une."

      Ah ! Nous y voilà ! Après cette introduction du chapitre des techniques artisanales, l'article se poursuit en expliquant que la dite méthode (technique "PRO") de la Résonance Magnétique Nucléaire caractérise sans équivoque les substances chimiques par l'exploitation des interactions entre les spins (moments magnétiques intrinsèques) des noyaux...
Bon, outre que le test n'est pas forcément accessible au premier collectionneur d'ambre venu, le tes ne révèlera peut-être pas les faux constitués de matières authentique compactées. Comment déceler la contrefaçon lorsque la signature montre celle d'une résine fossile avérée? En tenant un ambre faux compacté, le spectre réalisé révèlera parfaitement les fréquences absorbées ou émises par l'échantillon recomposé, créant la carte d'identité chimique de l'objet.
Et, pour aller au bout des choses, dans la nature, les ambres natifs d'un même gîte peuvent avoir des empreintes personnelles différentes !!! C'est pourquoi les auteurs imaginent, souhaitent, conçoivent créer un catalogue mondial RMN du plus grand nombre possible d'ambres différents. Pendant de temps, les faux compactés se vendent encore. La RMN peut être utile pour caractériser les exsudats végétaux contemporains en dressant ensuite le catalogue controversé de la taxonomie des plantes à l'origine des ambres. Oui la RMN confirme (enfin après de ratés) la pertinence des familles botaniques qui peuvent être à l'origine des gemmes fossiles. Mais, la RMN peut se faire duper complètement par les faux ambres compactés! Il est assez hallucinant de voir ces articles acceptés par le consensus général sans la moindre critique de quelques personnes éclairées.

      D'ailleurs, inspirés par ces dogmes publiés, certains techniciens français croient, (ou espèrent déjà) pouvoir caractériser l'origine botanique et/ou géographique des ambres : "Oui, outre un coup d'œil lancé à votre bel ouvrage, Monsieur Geirnaert, j'ai décidé de m'intéresser à cette matière !" L'idée des gemmologistes -(fournisseurs des joailliers) qui travaillent aux détections des traitements, aux détections des origines lorsque cela est réalisable-, serait ici de dresser une carte de provenance des ambres selon leurs originalités chimique propres. "Je pense réaliser certaines observations en important des USA un petit spectromètre de fluorescence à rayon X, et ces mesures seraient complétées par des séries d'évaluations non destructives en EDXRF et spectrométrie de luminescence sur des ambres d'origines diverses..."
En résumé, oui, c'est "tout plein de technique compliquée". Et, le projet de dresser une paléogéographie des ambres par propriété chimique des gemmes suppose une collecte la plus exhaustive possible. Il faudrait des ambres authentiques, provenant de personnes fiables. Et, les demandent arrivent forcément ici. Mais, au final, l'ambre résiste bien aux techniciens qui croient pouvoir caractériser les gemmes d'un petit coup de baguette magique...


- = - = - = - = - = -



      Alors, ne vous y trompez pas, l'ambre résite aux expertises, et, les faux alors existent... Ils sont... Ils sont si nombreux au XIXe siècle qu'ils ont arrêté l'enquêteur le plus célèbre : Sherlock Holmes, (le personnage très perspicace créé par Sir Arthur Conan Doyle), l'obligeant à s'interroger :"Il y a dans Londres des pipes qui aient un vrai bout en ambre ? Quelques personnes s'imaginent que la mouche gravée à l'intérieur est une preuve d'authenticité, or c'est toute une industrie que celle des fausses mouches à graver sur de l'ambre faux". Sherlock Holmes a donc bien enquêté sur l'industrie (anglaise) du faux ambre en exprimant ses mises en garde concernant centaines petites contrefaçons...

      Ne vous y trompez pas, les faux de l'ambre, ce n'est pas forcément pour les autres. Tout ce qui ressemble à de l'ambre jaune, n'est évidemment pas de l'ambre fossile. Et, certaines découvertes "imposantes" sont VRAIMENT monumentales !

      
Un faux de l'ambre (humour) : Le joli record de la Boutique par Jacques Mangin !


      Si vous souhaitez une expertise gratuite concernant l'ambre ou les inclusions, nous sommes à votre disposition. Pour toutes expertises gratuites de vos échantillons veuillez envoyer vos images et vos questions à : eric.ambre.jaune@hotmail.fr






Les faux les plus fréquents sont peut-être les abeilles.
Celles dans les œufs, évidemment, et celles utilisées en couverture des ouvrages de science.




Les contrefaçons de l'ambre




      Certains sites étrangers qui commercialisent l'ambre pour l'argent ont trouvé une solution technique de présentation, une parade qui faite rire ou sourire... Pour vendre de l'ambre il faut évoquer les faux. Mais, le sujet est si problématique dès que l'on creuse un peu avec quelques exemples qu'aucune image n'est proposée ! Le texte publié est recopié à partir des travaux de celui que nous connaissons et le résultat sans image est alors assez théorique, abstrait ! Sur l'image ci-dessous, un seul échantillon d'ambre fossile authentique est placé parmi des contrefaçons TOUTES vendues comme ambre avec parfois le certificat de garantie (un papier) qui ne prouve surtout rien...






      Pour mesurer la valeur intrinsèque des inclusions fossiles de l'ambre, il est important d'appréhender les processus d'altérations des inclusions. Ce repérage des VRAIS processus d'altérations développés durant la fossilisation de la gemme permet de discerner les contrefaçons contemporaines. En simplifiant on peut dire qu'il existe trois mécanismes naturels qui marquent les inclusions authentiques prises au piège des résines. Pour discerner les faux (ambre et copal) il faut absolument lire cette fiche.

      Donc, ne vous y trompez pas, les faux de l'ambre existent et sont proposés à la vente. Partout, absolument partout, les faux qui imitent volontairement l'ambre peuvent exister... (Un exemple ici). Durant votre séjour de vacances, mené par le guide, après votre longue excursion en groupe, vous arrivez enfin au point de rencontre des touristes. Ah, vous allez enfin acheter votre souvenir dans cette superbe petite boutique au pied des montagnes. Vous êtes en vacances, il fait beau et vous ne pensez pas à mal. Malheureusement, la pierre d'époxy plastique (souvent réalisée dans la métropole voisine ou dans le pays limitrophe exportateur) a elle aussi voyagé, (sans se fatiguer). Le petit objet a l'empreinte du souvenir que vous souhaitiez, et ; le fossile vous attend, il vous attend... Et, malheureusement après expertise, c'est bien l'empreinte d'un faux. Parfois c'est une simple résine contemporaine rendue artificiellement insectifère… Parois c'est un faux de belle qualité technique. Cependant, gardez l'esprit ouvert, et, n'achetez qu'en connaissance de cause.

      L'image ci-dessus est un assortiment de plusieurs matières imitant l'ambre et, parmi les échantillons, il y a de vrais plastiques et de beaux fossiles... Encore faut il savoir reconnaître les matières !!! Voici pêle-mêle une résine contemporaine de pin, un copal colombien, un copal malgache, un époxy plastique, un ambroïde, un ambre balte fondu, un ambre chinois, une gédanite, une gomme contemporaine de cerisier… Et, il y a surtout les précieux échantillons fossiles de l'ambre du Gabon (un ambre unique jamais présenté originaire de Fort Gentil, les plages de Cap Lopez, c'est une exclusivité !!!)





Oui, ok pour l'ambre jaune, pour cette belle gemme, mais comment éviter l'achat d'un faux ambre ?

Réponse Eric Geirnaert





 
L
es contrefaçons de l'ambre



Pour les allemands, l'ambre : "Bernstein", désigne littéralement
"la pierre qui brûle", mais, vendu comme ambre fossile avec
son certificat d'authenticité, la pierre ci-dessous, qui
effectivement brûle (mais comme tous
les plastiques, en coulant, ...)
N'EST PAS UN AMBRE !



Bon, désolé de porter la focale sur des travaux, mais les faussaires les plus compétents sont les allemands.
Les ambres insectifères clarifiés (proposés à la vente) sont impressionnants de réalisme.
Cet ambre, acheté aux allemand (avec le certificat d'authenticité), qui coule à
la combustion, n'est évidemment pas u ambre...



      

 

      Ce n'est évidemment pas le dossier le plus intéressant, (le plus palpitant), mais, c'est sans doute l'un des sujets principaux... L'ambre comme gemme (pierre vendue parfois plus chère que l'or !) est malheureusement contrefaite assez souvent et, améliorée TRES souvent... Ce sont les allemands qui ont inventé la désignation commerciale d'ambre véritable. Ce qui suggère que les procédés d'améliorations des qualités sont appliqués sur des résines fossiles originelles. Mais ce qui veut dire aussi et surtout que les gemmes ne sont déjà plus tout à fait celles qui existent dans les sédiments d'un gîte fossile. Des procédés (gardés secret, jamais commentés) existent pour améliorer les ambres limpides et les ambres à inclusions. Ne soyez pas naïfs, inexpérimentés à ce point. Pour des matières qui peuvent atteindre 500$ le gramme (ce qui est prohibitif) les commerçants savent être inventifs, créatifs, ingénieux...


      Les allemands les meilleurs faussaires de l'ambre !

      Le saviez vous, l'ORI (Office of Research Integrety) est une antenne américaine qui a pour objectif de définir les procédures à appliquer en cas de soupçon de fraude, pour mener puis superviser, les enquêtes scientifiques. Pourrions nous ouvrir un petit dossier avec les faux de l'ambre qui existent partout et évidemment dans les grandes collections institutionnelles ?

      Pour la petite histoire, rappelons que la collection d'ambre la plus prestigieuse du monde, celle du Musée d'histoire naturelle de Londres contient des faux (Fannia Scalaris, ci-contre, une mouche à "merde" !)

      Le 1er Avril 1966, le faux le plus célèbre de l'ambre : Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée de Londres a été identifié... La mouche contemporaine de la famille des Muscidae (une mouche scatophage) a été noyée dans un ambre fossile antique... Le fossile d'ambre contenant la mouche des latrines provient de la célèbre collection de Hermann Loew, un allemand qui travaillait au Département de Paléontologie du Musée de Londres à la classification des moucherons authentiques de l'ambre ! Les allemands ne sont-ils pas les meilleurs faussaires de l'ambre ?!


      Les plastiques à base de caséine, (Erinoid casein) inventés en Allemagne sous le nom de "Galalith" pierre de lait (Gala=lait et lithos=pierre en grec) sont, depuis 1900, un substitut commercial pour imiter les ambres. En fait l'Allemagne commercialise depuis longtemps des substituts à l'ambre fossile. Et d'ailleurs cette concurrence est à l'origine de lois signées par Adolf Hitler en mai 1934 pour protéger les productions allemandes de succinites.

      Avec les progrès de la chimie (minérale et organique), les tromperies (lucratives) de l'ambre sont de plus en plus nombreuses ! Je suis souvent interpellé par email et par courrier postal pour donner un avis technique sur des lots et faire ainsi une expertise des matières. Avant de poser votre éventuelle question au Forum de l'ambre, voici quelques notions importantes permettant d'identifier les résines fossiles vraies des contrefaçons.




L'ambre jaune et son utilisation en
bijouterie d'art... Et, comment
alors identifier les faux...




Eric Geirnaert, est l'un des meilleurs spécialistes français de l'ambre jaune.
Il est aussi un observateur incomparable pour les expertises
des ambres faux, commentés ici dans cette page...




      Quelles sont les investigations possibles (faciles, accessibles à chacun) permetant d'identifier la matière pour reconnaître ainsi les principales contrefaçons.



AMBER true or false - AMBRE vrai ou faux





Passez le curseur de la souris sur l'image pour lire le titre des articles.





Pour étudier les faux de l'ambre

Reportez vous au paragraphe SUBTITUTS ET CONTREFAÇONS
de mon ouvrage Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie.




Et, complétez le sujet en lisant :



Guide to Amber Imitations, Gabriela Gierlowska, ISBN 83-917704-3-5.

Curator 37/4 1994. Forgeries of fossils in 'Amber' : History, Identification and Case Studies. (p 251-274) David A. Grimaldi, Alexander Shedrinsky, Andrew Ross, and Norbert S. Baer.
Jewelry Making GEM and MINERALS, Avril 1982. Amber true or False. George O. Poinar.

Amber the Golden Gem of the Ages. Patty C. Rice, Ph. D.
Imitations of Amber and their discriminations. The nature of plastics. Celluloids. Caseins. Phenol Formaldehyde Resins or Bakelite and Catalin. Polystyrenes. Thermoplastic or a Linear Polymer. Thermosetting Ethnoid Plastic. Bernit, Bernat. Polybern. General recommendations for detecting amber imitations. Clarification and heat treatment of natural amber.

      Les paragraphes très instructifs de ce travail rare et précurseur exposent les faux de l'ambre où l'on apprend par exemple que l'"antique amber" rouge est un dérivé du catalin comme le "Russian Amber" qui n'est qu'une variation jaune opaque ou verte de la même matière disponible encore actuellement. Les laboratoire allemands Gebhardt Wilhelm sont spécialisés dans le Bernit ou Bernat qui imite l'ambre à la perfection au point d'afficher les mêmes propriétés optiques (index de réfraction) avec, de surcroît, des petites inclusions étoilées (paillettes) qui, dans l'ambre authentique, sont les lignes de fractures nés à partir de liquides fossiles compactés dans la gemme...

BROWN, G., 1982, An Interesting Amber Imitation.
The Australian Gemmologist, Brisbane, v. (maggio 1982), p. 272.

HÄNNI, H.A., 2005, Gem News: "Lizard in amber?".
Gems & Gemology, Carlsbad, v. 41, p. 361-362.

KAMMERLING, R.C., KOIVULA, J. e FRITSH, E. 1995,
"Amber simulant: natural resin in plastic".
Gems & Gemology, Santa Monica, v. 31, n. 21, p. 134-136.

KENNEDY, S., 2002, Sweet smelling amber imitation.
Journal of Gemmology, London, v. 28, p. 76.

POIROT, J. P., 1992, Ambre naturel, ambre pressé, ambre synthétique.
Revue de Gemmologie, Paris, v. 113, p. 25-26.

TAY, T. S., SHEN, Z. X. e YEE, S. L., 1998,
On the identification of amber and its imitations using Raman Spectroscopy.
Australian Gemmologist, Brisbane, v. 20, n. 3, p. 114-123.

Tay Thye Sun, (1995), An Amber Imitation, The Australian Gemmologist, Vol.19 N°4.

 



Cette liste, ci-dessous, en 9 observations que j'ai publié dès 2002
est reprise assez souvent dans les encyclopédies libres WIKI - xxx
et également dans des articles étrangers presque condescendants....



      Quelques tests pour identifier la matière et reconnaître les principales contrefaçons.


1      La poudre. Un ponçage rapide avec une toile émeri à grain très fin donne une poudre blanche identique au talc pour les plastiques, et une poudre plus grosse et grumeleuse, de couleur jaune, pour l'ambre. La matière peut être légèrement collante pour les résines incomplètement fossilisées.

2      L'odeur. Le ponçage, le frottement vigoureux d'une feutrine ou la combustion dégagent une odeur caractéristique de résine. Pour éviter de brûler une pièce au briquet, on peut utiliser une aiguille chauffée à blanc, qui, posée à la surface d'un ambre, dégage systématiquement une odeur agréable de pin; par contre, celle déposée sur un plastique dégage une odeur piquante légèrement nauséabonde. Le fait de produire une odeur balsamique n'est cependant pas suffisant pour attester de l'authenticité d'une résine. En effet, certains tests reposant exclusivement sur l'odeur dégagée par le matériau peuvent être trompeurs. Il existe, en effet, des falsifications en plastiques dans lesquelles les faussaires ont préalablement introduit des huiles odorantes dans le seul but de déjouer les tests d'identification.

3      La solubilité. Quelques gouttes d'éther, d'éthanol ou de xylène, appliquées sur une partie vierge de la pièce, permettent de dissoudre la surface et de reconnaître l'ambre du copal; dans ce dernier cas, la zone du test devient collante. Quelques plastiques ne réagissent pas facilement à l'acétone et à l'éthanol comme le copal. Certains plastiques peuvent réagir à l'éther… Il est difficile de reconnaître divers plastiques de l'ambre, d'autant que ceux-ci peuvent être mélangés à ce matériau. L'identification par les solvants n'est, bien évidemment, réalisable que sur les échantillons vous appartenant.

4      La forme et la couleur des morceaux bruts. La forme et la couleur permettent au collectionneur averti de reconnaître quelques gisements et distinguer l'ambre du copal ; ce dernier étant plus clair. Si les ambres des pays baltes ont une certaine homogénéité de couleur et de forme, pour quelques copals, on peut, parfois, faire la différence. Ainsi, le copal de Colombie est légèrement plus terne que celui de Madagascar mais la forme des morceaux désigne facilement l'origine, l'identification ne se fait pas, bien évidemment, sur une seule pièce, mais sur les nombreux échantillons d'un même lot. Il arrive souvent que l'ambre de Colombie, issu d'une forêt humide, présente des "vides" (anciennes traces de racines emplies de terre), que les négociants évitent d'ailleurs de nettoyer, préférant vendre plus cher des ambres plus lourds !

5      La résistance. L'utilisation d'une aiguille, permet de différencier facilement l'ambre du plastique. Une aiguille plantée dans l'ambre provoque immédiatement une fracture avec des éclats; celle enfoncée dans un plastique crée une dépression parfaitement circulaire, dont la profondeur est fonction de la pression exercée. La résistance d'un ambre est fonction, quand à elle, de son degré de transformation. Généralement, plus un ambre est ancien, plus il est stable donc résistant ; ceci est décelable au son ou au toucher. Il est en effet possible de reconnaître les ambres simplement au bruit qu'ils font lorsqu'ils tombent sur une plaque de verre... Le petit "clic" d'un ambre de la Baltique, est différent du petit "Klic" d'un ambre de la République Dominicaine... La différence de sonorité est liée à la stabilité de la résine, et, au premier Congrès Mondial de l'Ambre, (octobre 1998) Mme Karin Nordmann Ernst a fait une démonstration de ce procédé pour le moins original ! L'ambre, isolant, restitue plus ou moins la chaleur de la main en fonction de son degré de fossilisation permettant ainsi une identification... Il faut une très grande pratique pour reconnaître les ambres de cette façon.

6      Le phénomène électrostatique. Frotté avec un chiffon de laine ou un morceau de fourrure, l'ambre se charge en électricité statique, ce qui lui confère la propriété d'attirer de petits objets, cheveux, débris de papier, cendres, d'où le nom "d'electrum" que lui donnaient les grecs. En persan et en turc, le nom donné à l'ambre signifie "voleur de paille"; en danois, c'est "rav" qui veut dire "emporter". Ce test permet, par exemple, de différencier l'ambre du verre. Mais, certains composés imitant l'ambre possèdent, eux aussi, des propriétés électrostatiques.

7      La densité. La densité de l'ambre, selon les conditions de fossilisation, oscille entre 1.05 et 1.10, donc légèrement supérieure à celle de l'eau pure (1.00). Elle tombe à 0.95 pour la qualité dite écumeuse, envahie de bulles de gaz. Les variétés marbrées de traces blanches, bleues, rouges, dues à la présence de fer ou de sulfures sont les plus denses. La présence de nombreuses inclusions modifie évidemment la densité ; ce nonobstant, la quasi totalité des ambres doivent flotter dans une eau saturée en sel. Les bakélites d 1,25 à 1,55, coulent. Cependant, le seul fait de flotter ne signifie pas que l'échantillon est authentique. Certains thermoplastiques modernes ont des densités identiques à celles de l'ambre; il existe même des falsifications qui sont plus légères que les ambres !

8      La lumière polarisée. L'illumination d'un ambre par une lumière polarisée, révèle clairement la structure des tensions internes, (zones des forces qui se sont exercées sur la résine avant qu'elle ne durcisse en un polymère stable). On peut ainsi faire ressortir les zones perturbées autour d'un insecte ou le long d'une coulée.

9      La fluorescence. L'exposition au rayonnement ultraviolet de grande (3.650 A) ou de courte (2.537 A) longueur d'onde, provoque un phénomène de fluorescence de surface, variable suivant les échantillons et les gisements. Le copal par exemple a une fluorescence régulièrement blanche. Celle d'un ambre brut, fait ressortir les limites des coulées, permettant ainsi de reconnaître l'ambre pressé dans lequel la fluorescence ne suit aucune ligne régulière. D'une façon générale la fluorescence est plus brillante en ondes longues et est fonction des polluants ayant pénétré la résine. Dans quelques musées, les photographies présentées exagèrent les couleurs de ce phénomène, comme c'est le cas des ambres de République Dominicaine. Exposé une semaine sous un fort rayonnement UV, un ambre deviendra pulvérulent, à la différence d'un plastique.







Le test d'authentification des VRAIS ambres par la vérification de la fluorescence naturelle est implacable !
Pour repérer les ambres authentiques (parmi les contrefaçons plus ou moins trafiquées en joaillerie) rien de plus facile.
Placez les échantillons sous une lumière UV, l'ambre authentique NON trafiqué vous sautera aux yeux !

 


Ces tests en 9 points principaux
(condescendants pour quelques scientifiques) ne constituent pas une expertise intégrale et définitive d'un fossile de l'ambre. Ces vérifications, ces tests sont seulement des indications utiles qui convergent vers une expertise de plus en plus attentive... Ces vérifications sont des pistes de réflexions qui ouvrent les pensées critiques. Une étude circonstanciée d'un éventuel faux, commence par un examen taphonomique.
Et, bizarrement ce sujet de la taphonomie des faux n'est pas développé par les contradicteurs...




      Un confrère (extrêmement brillant pour déceler les faux en paléontologie et minéralogie, qui m'a d'ailleurs formé sur le sujet) m'écrit : "Eric, Bravo. Merci pour ce sujet très intéressant et ces mises au point utiles. Ouf !(=Humour) tous mes ambres roumains (de Colti) récoltés sur place sont fluorescents en UV ondes longues, -plus ou moins- évidemment selon les échantillons. Certains parfois sont même très fortement fluorescents. J'imprime ton dossier qui va rejoindre mon classeur archive toujours en place dans ma bibliothèque. Cependant ne penses-tu pas que des matières synthétiques puissent également fluorescer ? Bien sûr que si, n'est-ce pas ? D'où la fluorescence seule ne suffit pas, pour discerner le vrai ambre (natif), on est d'accord ? Il faut respecter les 9 points que tu donnes, n'est-ce pas ? " André Holbecq.

      Eric G.: Oui, complètement. Une expertise qui valide les 9 tests est une indication assez fiable que la pièce est -vraisemblablement- authentique... Le faux le mieux élaboré que j'ai expertisé a résisté à 6 des 9 tests. Nous sommes d'accord, complètement d'accord...





Alors, oui, les faux de l'ambre existent ...





Les faux de l'ambre existent un peu partout !





      Les contrefaçons de l'ambre sont de plus en plus visibles (et nombreuses) sur Internet, notamment sur ces sites allemands de vente en ligne, (on s'en doute plus ou moins)...
Mais, croire que les vielles collections muséale soient épargnées est une erreur grave. "Au XVIII ième siècle les collections d'histoire naturelle avec leurs curiosités étaient si ardemment recherchées, qu'on fermait volontiers les yeux sur les contrefaçons." Voyage dans la Forêt d'ambre W. Wichard et W Weitschat, 2005.


      La façon la plus simple d'obtenir un ambre clair translucide, limpide et pur, est de mettre le matériel sous pression en montant progressivement la température en autoclave en présence d'azote. Les impuretés gazeuses minuscules disparaissent de la matrice. L'ambre opaque (jusqu'à osseux ainsi désigné pour les plus troubles) évolue et devient alors limpide. L'ambre ainsi amélioré conserve assez bien les inclusions organiques fossiles d'insectes. Pour obtenir ensuite une couleur cognac, (la plus estimée en joaillerie) l'opérateur peut chauffer l'ambre en étuve (sans modification de pression). Autre procédé, il est possible de réunir entre eux des petits morceaux d'ambre et de les presser pour obtenir des blocs de plus grandes tailles. Le résultat est une "pierre d'ambre" plus solide mais moins brillante à la découpe. Ce procédé conserve également les inclusions animales et végétales. Les formations circulaires, (ou paillettes soleils) sont caractéristiques de l'ambre chauffé et compacté. Ce sont des bulles écrasées et ne sont pas des inclusions organiques. L'ambre, pressé - chauffé, ainsi "trafiqué" n'est plus fluorescent. Le procédé, cette fois, le plus rentable consiste à intégrer dans la préparation un animal rémunérateur dans une résine déjà insectifère laquelle trompera alors sans doute les acheteurs... Tous les procédés pour "améliorer" l'ambre se complètent les uns les autres, et, l'objectif n'est que de faire de l'argent...



      Pour les allemands, l'ambre : "Bernstein", désigne littéralement "la pierre qui brûle". L'ambre véritable, comme polymère de carbone, brûle naturellement en développant une flamme régulière lorsque la matière est présentée au feu.

      Si, le test de la combustion d'un échantillon produit une flamme non régulière, et, pire encore, si l'échantillon coule en produisant des suintements noirs, votre matériel n'est assurément pas un ambre !!!

      Sur cet échantillon allemand vendu au prix de l'ambre (certifié être de l'ambre véritable !!!), on remarque que la matière en ignition coule et crépite tandis que l'embrasement se développe avec une flamme large qui progresse ! L'échantillon n'est donc pas un ambre ce qu'infirme le vrai "faux" contrat d'authenticité qui accompagne la pièce achetée pour faire l'expérience. La duperie étant révélée le vendeur pourrait-il me rembourser ? Pensez donc... J'ai simplement expliqué au vendeur que sa pièce serait présentée sur le web, pour expliquer les fraudes. (Sans commentaire).

      Les faux de l'ambre existent, et sont proposés à la vente, (avec leur certificat inutile) la preuve ici en images... N'est-ce pas monsieur le vendeur... Il est assez désagréable, d'acheter du faux, de le brûler, pour démonter la duperie. Mais, si la vérité est à ce prix...



Concernant les faux : Questions - Réponses



Une abeille contemporaine plongée dans un faux ambre (exemple).

      Une multitude de petits chimistes en herbe utilisent leurs résines (résine-cristal, produit TRES toxique !) pour imiter dans leurs loisirs "créatifs" les gemmes fossiles d'ambre insectifères. Les résines ressemblent surtout à la pâte de verre et autorisent des moulages, des enrobages stratifiés à inclusions. Les résines sont associées à un durcisseur et le mélange des liquides devient solide en 24 heures. Cependant les réactions exothermiques des liquides cuisent les inclusions alors dénaturées (qui deviennent sombres) avec l'inconvénient supplémentaire d'attacher des bulles atmosphérique à l'objet inclus. Ces ambres plastiques primitifs sont facilement reconnaissables par l'aspect toujours figé des inclusions prises, raides, sans mouvement dans une matrice assez homogène. Un bloc gemme d'un kilogramme (ci-dessous) contenant une abeille enroulée -position mortuaire anormale- n'est qu'une imitation grossière d'un amas de résine coulé dans un moule préalablement graissé (à l'huile de vaseline). Les inclusions insérées fraîches -comme les lézards souvent utilisés- se reconnaissent par une dessiccation anormale, l'effet de resserrement des tissus mous est caractéristique. Pour éviter cette déformation, les faussaires essayent de noyer l'inclusion en plusieurs fois. Les réactions calorifiques du durcisseur peuvent également chauffer l'animal produisant un dégazage qui modifie les tissus de surface lesquels marquent la résine dans un effet qui n'est évidemment pas celui d'un mouvement d'agonie d'un animal antique qui aurait tenté de se libérer d'un piège végétal. La résine peut évidemment être associée ou déjà remplacée par l'opérateur, qui essayera les oléorésines subfossiles fondues pour améliorer sa cuisine...






      Bonjour, Monsieur Geirnaert.

       Je possède cet ambre de la baltique de prêt d'un kilo (photo jointe). Je vois à l'intérieur une sorte de guêpe (abeille) et également des plantes. Pouvez-vous me donner votre avis s'il vous plait.

      Merci d'avance.

      Bien cordialement.

      Francky.



      Bonjour Monsieur,

      Pour répondre rapidement (certains internautes manquent de temps pour lire l'intégralité des réponses) votre pièce d'ambre d'un kilogramme avec votre abeille est surtout un bel amas de plastique... Faites le test de la vérification en lumière uv, vous verrez le résultat. Monsieur, votre "référence-objet" n'est pas un ambre de la baltique. Cela saute aux yeux... Mais bon,... votre gros plastique n'empêche pas de parler des abeilles et de l'ambre.
Deux sujets intéressants...

      A l'inverse des araignées qui restituent merveilleusement le paléoenvironnement de la forêt d'ambre, les abeilles, pourtant présentes et nombreuses dans le biotope luxuriant balte, se font plus discrètes, au grand dam des scientifiques. L'abeille, pour de multiples raisons, a frappé très tôt l'imaginaire des hommes surtout lorsque l'insecte est associé à l'ambre légendaire.
"On aperçoit l'abeille plongée dans la goutte de Phaéthon, aussi nettement que si elle plongeait doucement dans son propre miel. Elle portait fièrement cette digne récompense pour une vie pleine de labeur: comme si elle avait souhaité de tout son cœur mourir ainsi." Martial (38 102).
Devant le défaut de (beaux, et très beaux) fossiles qui font rêver les hommes, les commerçants -peu scrupuleux- ont alors compensé les manquements de Mères Nature. Ils ont multiplié les faux, comme des petits pains. Trouver une abeille dans l'écrin de résine, éveille mon sens critique...

      Pour vérifier l'authenticité de la pièce, (et effectivement quelle pièce de plastique !) il faut observer la fluorescence de l'échantillon en lumière monochromatique (lumière noire, dite aussi, lumière U. V.). Les faux -même réalisés à base d'ambre- (généralement fondu) ont une fluorescence différente de celle des matières fossiles authentiques. Quelle est la provenance stratigraphique de votre échantillon ? Toutes les surfaces ont-elles été poncées ? (Ce qui pour les gros échantillons est surtout dommage). Les ambres insectifères baltes d'un kilo (ambres bruts, c'est-à-dire non poncés) sont exceptionnels. Les amas résineux les plus grands se forment (à la différence des coulures extérieures le long du bois), dans des cavités creuses de l'arbre antique. Si, dans l'histoire, on mentionne ces amas ex-cep-tion-nels qui peuvent atteindre plusieurs kilogrammes, il faut noter que ces échantillons bibliographiques (parfois photographiés) ne sont jamais insectifères. En effet la cavité profonde à l'intérieur du tronc (la poche de résine plus ou moins grande) était vraisemblablement protégée des inclusions organiques exogènes par l'épaisseur du bois de l'arbre producteur. De fait, les débris végétaux amorphes ou les insectes aériens n'étaient jamais attrapés au piège collant de ces amas formés dans la profondeur du bois. Il est alors assez inconcevable de distinguer une grosse abeille desséchée (la position recroquevillée est évidemment caractéristique) arriver au cœur de la poche d'ambre! Généralement les abeilles fossiles que l'on retrouve en inclusions sont arrivées vivantes au piège des coulures de résines des forêts antiques d'ambres.

      L'absence des Apinae (= vraies abeilles) dans l'inventaire des faunes incluses des ambres du nouveau monde en en contraste avec la répartition biogéographie, large, des abeilles electrapis bien référencées dans les dépôts baltes. (George Poinar, 1998, Cenozoic Fauna an Flora in Amber).
Actuellement, comte tenu de la circulation des lots insectifères proposés à la vente, (toutes espèces confondues), deux genres d'abeilles sont surtout présentées en images sur Internet.
La première petite abeille est originaire du copal africain et malgache; le genre Trigona, (répartition de l'espèce : la côte Est de l'Afrique).
La seconde abeille est proposée à la vente dans les lots insectifères américains; le genre Proplebia, (répartition de l'espèce : la République Dominicaine).
N'étant pas une electrapis balte, on peut se poser la question de l'origine légitime de cette grosse abeille piégée au cœur d'une accumulation (d'un kilogramme) de résine. Pourquoi et comment cette grande abeille, isolée, serait-elle arrivée au centre d'une poche énorme de résine ?

      La présence d'une jolie abeille solitaire appartenant à la sous famille des Apinés dans une magnifique gemme de résine pose un problème, mais, dans certains cas, la survenue peut-être expliquée. Les représentants actuels de la tribu des Euglossini (qui vivent dans les forêts tropicales de l'Amérique du sud et ressemblent à des bourdons aux vives couleurs métalliques), construisent leurs grands nids dans le creux des arbres à partir de résine qu'elles viennent récolter avec des petits fragments d'écorce.
Le Botaniste Vogel a également noté que ces abeilles mâles récoltaient les substances odorantes de certaines orchidées. Les abeilles mâles récoltent la substance des fleurs en la brossant avec les rangées de poils de leurs pattes antérieures puis la transfèrent dans un réceptacle situé dans les tibias postérieurs.
De tels insectes (chargés aux pattes postérieures d'une substance que l'on a vite affirmé être de la résine, G. Poinar 1999) sont discernables dans l'ambre dominicain. Les petites ouvrières sans aiguillon Proplebia dominicana venaient ainsi s'approvisionner de substances utiles dans la forêt d'ambre pour confectionner leur nid. Alors qu'en est-il de ce spécimen balte ? A regret, la pièce n'est selon moi, qu'une contrefaçon imitant l'ambre insectifère...

      Votre gros insecte (sec, mort, position d'une abeille déjà morte avant piégeage...) est centré idéalement dans l'échantillon comme si l'opérateur avait travaillé le caractère esthétique du "fossile". Dame nature réalise ses ambres sans notion d'esthétisme mais, Dame nature incorpore une logique (taphonomique) dans ses échantillons qui n'apparaît pas dans votre objet. Les insectes, piégés morts, peuvent à la limite, être englués à la périphérie des petites coulures aériennes, le cas est avéré dans le registre des fossiles de l'ambre. Mais, les coulures successives, la chronologie des recouvrements diurnes est alors enregistrée dans des tels fossiles (ce qui n'est apparemment pas le cas de votre échantillon dont la forme est celle d'un tonneau assez étrange). Dans le commerce on propose des kits pour réaliser des objets décoratifs contenant des insectes. Votre objet, sans autre analyse, ressemble selon moi, à un presse-papier de bureau plus qu'à un fossile d'ambre.

      Votre objet, c'est encore un faux, un de plus, dans la grande galerie des objets de dupe. J'aimerais beaucoup que vous puissiez m'envoyer une image (de bonne qualité) de votre échantillon exposé sous une lumière U. V. L'image permettrait de discuter le mode opératoire et les étapes de la réalisation de l'objet. Allez donc au Musée d'Histoire Naturelle le plus proche de chez vous, (il y en au treize en France), et présentez votre échantillon d'ambre. Nous verrons la réponse des confrères. Je reste votre obligé, surtout pour des pièces d'un tel potentiel.

      Toutes les matières présentées au forum ne sont pas des faux, et, la découverte du Pélambre (nouveau minéral publié), cet ambre fossilifère exceptionnel, vitrifié par des effluves volcaniques, est finalement le fruit du hasard mêlé au bon sens de Stephan F. qui souhaitait expertiser une matière qu'il pensait contrefaite !


Pour compléter le sujet des fausses abeilles : Une abeille fausse de l'ambre, une autre abeille étrange de l'ambre.





      Bonjour Monsieur Geirnaert.

      J'ai invoqué cet argument plusieurs fois. J'ai lu sur un forum de géologie qu'une auréole de méthane (CH4) était une preuve de la légitimité d'un (vrai) fossile authentique d'ambre, car, non reproductible par un opérateur... Qu'en est-il, pourriez-vous préciser? Et, sinon, pourriez-vous montrer quelques images explicatives?

       Nikolay.



      Bonjour,

      Non, vous interprétez... L'article que j'ai amené (et que vous avez lu) évoque un dégazage en halo blanc, rien de plus... Le sujet n'invoque pas le Méthane et encore moins les auréoles ! (Humour).
Vous assimilez: dégazage = méthane... L'article pose simplement la focale sur le halo blanc, le halo diffus de dégazage autour des inclusions du matériel balte. Le halo blanc n'a rien a voir avec l'auréole (d'ailleurs strictement plane et circulaire) évoquée autre part.

      Le méthane (CH4) est un gaz incolore qui se dégage des matières organiques en putréfactions et constitue, à l'occasion, le grisou des sites fossiles, (les houillères par exemple). La présence du méthane "putride" dans le processus de genèse des ambres fossiles serait intéressante car la résine a, je crois, comme principe fondamental de bloquer les putréfactions. C'est d'ailleurs pour cela que les insectes sont conservés en inclusions. La résine agit comme un inhibiteur biotique, une sorte de pansement physiologique végétal.

      Le formène, ou gaz des marais (CH4), peut apparaître en concentration dans les biotopes d'eau. Mais, je n'ai pas le moindre indice d'une étude universitaire qui puisse attester d'une coloration (prouvée) vérifiée des oléorésines sub-fossiles ou fossiles par ce gaz incolore (ou un autre d'ailleurs). Les travaux qui relient résine et méthane sont ceux qui concernent des matières microporeuses, (modifiées par émulsions, polycondensation de lignosulphonates) destinées à devenir des matrices de stockage du méthane, ALAIN Emmanuelle et MCENANEY Brian.

      Les résines fossiles, (poreuses), si même elles contenaient du méthane ou avaient été en contact avec ce gaz exogène, ne pourraient pas durablement conserver cet élément volatile. Maintenant, outre le méthane (putride, potentiellement présent dans les roches encaissantes), la résine a évidemment une mémoire pétrographique. Et, le dégazage, (comme vapeur, émanation fluide expansible et compressible) né des processus kérogènes qui transforment les oléorésines en matières indurées, marque à l'occasion la genèse d'une gemme.

      Le dégazage d'une résine qui fossilise lentement, graduellement, peut développer deux processus perceptibles très différents d'altérations des inclusions. Les oléorésines bloquent les putréfactions (= décompositions organiques) cependant elles n'empêchent pas -totalement- les autres dégazages comme ces fermentations associées aux termites xylophages, qui, ayant assimilé du bois se déforment dans la résine. Les termites colombiens, piégés dans la résine, ont tendance à gonfler sous l'activité microbienne qui perdure dans le milieu piège quelque temps après le mort par étouffement des insectes. Les inclusions devenues fossiles ont alors été déformées par pression des gaz internes (méthane, dioxyde de carbone, sulfure d'hydrogène, azote, etc). Les inclusions ainsi déformées sont souvent associées à des bulles manifestes qui progressent en dehors de l'abdomen. A coté de ce cette activité microbienne, le dégazage "fossile" peut aussi développer une sorte de nuage blanc opalescent dont la puissance semble associée à la forte température de certains échantillons initialement riches en sève. Ce halo blanc qui nimbe toute ou partie de l'anatomie d'un insecte est une preuve d'authenticité d'un fossile. Mais, cet effet développé en 3D dans la gemme, n'a rien à voir avec ces auréoles planes (lignes circulaires développées contre l'inclusion) souvent sombres, qui correspondent à l'effet d'écrasement (2D) des liquides corporels. Un liquide écrasé estampille la résine dans un plan 2D. Un dégazage (qu'il soit méthane ou autre) progresse en profondeur dans la résine dans toutes les directions (3D). Un gaz incolore (méthane) n'est alors sans doute pas responsable des auréoles planes associées à quelques inclusions...

      Pour étudier les inclusions de l'ambre il est intéressant de résumer les processus qui marquent la genèse des échantillons... En simplifiant, on peut dire qu'il existe trois mécanismes naturels qui marquent les inclusions authentiques prises au piège des résines.
Pour discerner les contrefaçons, (ambre et copal), il faut absolument lire cette fiche.







Si vous souhaitez un complément sur
le dossier des faux, vous pouvez poser une question à

eric.ambre.jaune@hotmail.fr





- Quelques expertises de faux -




Sujet 1 : un lézard.

Sujet 2 : un ambre brut de 45 Kg.

Sujet 3 : un beau scorpion.

Sujet 4 : mon ambre contient une grenouille et une anguille

Sujet 5 : un ambre du Maroc.

Sujet 6 : un ambre pêché en mer.

Sujet 7: l'ambre fossile du Danemark.



 





Forum Ambre par Eric G.

Toutes vos questions et leurs réponses : Le forum de l'ambre






Retrouvez toutes les publication d'Eric GEIRNAERT
sur son site officiel : Ambre.jaune.free.fr





http://ambre.jaune.free.fr/